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FI RELÈVE – La relève en services financiers compose déjà avec la présence des robots-conseillers comme outil de gestion de portefeuille. Ils pourraient prochainement être utiles aux choix stratégiques et de ressources humaines dans les sociétés, selon un article du Harvard Business Review.



« Les robots-conseillers grugent systématiquement des parts de marchés à leurs équivalents humains au même titre qu'Amazon et Netflix ont enlevé des parts de marchés à Walmart et aux Cinémas Regal », écrivent les trois auteurs, Thomas H. Davenport, conseiller principal chez Deloitte Analytics; Barry Libert, président d'OpenMatters et Megan Beck, consultante numérique chez OpenMatters.

Aux États-Unis, les actifs gérés de manière automatisée par des algorithmes devraient passer de 5 billions de dollars américains (B$US) à 7 B$US d'ici 2025, d'après une étude de Deloitte.

Si l'intelligence artificielle peut fonctionner pour un investisseur, elle pourrait également s'appliquer pour une entreprise, d'après les auteurs.

« Les sociétés achètent et embauchent des conseils provenant de la part de plusieurs types de conseillers - consultants, avocats, banquiers - de la même manière que les investisseurs le faisaient dans le passé », expliquent-ils.

Les auteurs croient qu'un bouleversement pourrait se produire dans les prochaines années, dans le conseil et dans les types d'emplois stratégiques.

Pour le conseiller qui souhaiterait rester devant de la parade, les auteurs proposent trois stratégies.

La solution hybride

Les firmes liant le conseil fait par robots-conseillers, tout en conservant l'option de parler avec un professionnel des services financiers, maintiennent un équilibre, adapté aux besoins des clients.

Vanguard, par exemple, offre des services de conseils personnalisés par des « coachs en investissements » qui peuvent répondre à des questions sur les investissements, encourager les comportements financiers sains et aider les investisseurs à suivre leur plan de match, cite les auteurs.

Créer un robot maison

Si le conseiller en a les moyens, il peut construire lui-même un robot qui répondra aux besoins de sa clientèle. De cette manière, le robot répondra adéquatement à sa réalité, suggère l'article.

Les auteurs reconnaissent tout de même que le développement de ce genre de produit peut s'avérer un long processus coûteux et difficile, les amenant à proposer une troisième option.

Se trouver des partenaires

Si le conseiller n'a ni le temps ou les moyens de développer un produit sur mesure, il peut également se trouver des partenaires ou des sociétés existantes afin d'avoir un robot qui sera adéquat dans sa pratique.