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FI RELÈVE – Si les médias sociaux peuvent paraître bien utiles pour les représentants ou leur cabinet, leur utilisation requiert doigté et prudence.



Les médias sociaux peuvent effectivement apporter de nombreux avantages aux conseillers dans leur pratique a affirmé David Chabot, consultant web et réseaux sociaux, lors d'une présentation dans le cadre de la Conférence des adjoints présentée à Montréal en décembre.

David Chabot estime importante une présence sur des réseaux professionnels comme LinkedIn, qui permet de facilement établir un réseau professionnel.

Les réseaux sociaux permettent de rejoindre un grand nombre de personnes, d'enrichir sa relation avec sa clientèle, d'éduquer le public et même de développer ses affaires, estime-t-il. La Chambre de la sécurité financière (CSF) encourage d'ailleurs leur utilisation, mais en souligne aussi les risques.

La propagation exponentielle de contenus, souvent observée sur les médias sociaux, est un bel exemple de l'effet risque / bénéfice de leur utilisation. Les médias sociaux se distinguent en effet par la possibilité qui est offerte à vos abonnés de facilement republier vos publications. En conséquences, les effets bénéfiques et négatifs susceptibles de découler de vos publications, du fait de leur caractère public, sont démultipliés. Chacune de vos publications devient ainsi potentiellement virale, puisqu'elle pourrait être partagée bien au-delà de votre réseau.

La clé pour bien utiliser les médias sociaux c'est de transmettre du contenu utile aux destinataires et d'établir un dialogue avec eux, conseille David Chabot. Par exemple, publier du contenu informatif en le vulgarisant serait une bonne utilisation des médias sociaux. Valoriser le contenu éducatif par rapport au contenu professionnel permet par ailleurs d'éviter les fautes professionnelles.

Alors, avant de publier des informations ou d'entreprendre un projet de sollicitations dans les médias sociaux, il serait judicieux de consulter le responsable en conformité de votre cabinet ou de votre courtier.

Voici quelques règles à suivre pour une utilisation sécuritaire des réseaux sociaux, selon une vidéo informative tirée du module de formation « Médias sociaux » du Forfait ProDéonto +++ (assurance, épargne/PBE et assurance collective) de la CSF.

Créer une page professionnelle distincte de la page personnelle

Avoir deux profils Facebook peut être une solution adéquate pour ne pas mélanger activité professionnelle et vie privée. À titre de représentant, vous devez effectivement éviter de publier sur votre profil professionnel des contenus qui ne sont pas en rapport avec votre travail.

La CSF indique que vous êtes tenu à la même rigueur dans la gestion de votre page personnelle en ce qui a trait aux sujets qui sont en lien avec la profession.. Certaines publications ne projettent pas une image professionnelle et pourraient avoir un effet néfaste sur votre crédibilité de représentant et ainsi vous nuire et affecter toute l'industrie. Une gestion des accès à la page personnelle est recommandée.

Surveiller ses publications

La recommandation d'un produit spécifique à travers les réseaux sociaux devrait être proscrite. En faisant cela, votre recommandation ne tient pas compte de la situation propre à chaque personne. Vous vous rendriez donc coupable de fausses représentations puisque vous auriez fourni une information inexacte, incorrecte, trompeuse ou susceptible à induire en erreur.

Ces représentations pourraient développer des attentes qui ne pourraient être comblées. Elles pourraient pousser des clients à choisir un produit ou une stratégie inappropriée et avoir de graves conséquences.

Agir comme dans la vraie vie

Vous devriez éviter d'inciter une personne de façon pressante à avoir recours à vos services ou à acquérir un produit. Les réseaux sociaux ne devraient pas changer la façon dont vous approchez un client actuel ou potentiel. Il est indiqué d'agir de la même façon sur ces plateformes que lors d'interactions par téléphone ou par écrit.

Aussi, un représentant ne devrait en aucun cas dénigrer d'autres intervenants de l'industrie sur les plateformes sociales. Une telle pratique constituerait une infraction déontologique.

Ne pas parler de son niveau de compétence

S'il est permis de faire des représentations dans les médias sociaux pour présenter ses services et sa proposition de valeur, il est toutefois interdit de se prononcer sur son niveau de compétence ou sur l'efficacité de ses services, ou encore sur ceux de son cabinet ou de sa société autonome. Il s'agirait alors d'une autre infraction déontologique.