kzenon_123RF Banque d'images

FI RELÈVE – La question propre à la relève est constamment d'actualité au sein de l'industrie financière.



« Il s'agit de l'un de nos principaux enjeux », confirme Paul Balthazard, directeur général régional, Québec, RBC Dominion, en marge d'un entretien pour le Top des courtiers québécois, publié en mai dernier. « Il est souvent question de démographie, alors oui, la population vieillit et donc nos clients, mais c'est aussi le cas de nos conseillers et de nos directeurs de succursale. Alors la question de la relève, il faut que ça soit un peu une obsession ».

Chez RBC Dominion, « les deux tiers des recrues sont des gens qui n'ont pas d'expérience et que l'on va former, alors que l'autre tiers va être composé de gens issus de la compétition », mentionne Paul Balthazard. Il estime à 110 le nombre de nouvelles recrues embauchées à travers le Canada en 2016. De ce nombre, une cinquantaine de candidats provenaient de la compétition.

Concernant les candidats n'ayant pas d'expérience, leur profil varie, mais RBC Dominion profite principalement des partenaires de RBC, c'est à dire notamment « des planificateurs financiers présents en succursale qui veulent réorienter leur carrière », précise Paul Balthazard.

Ce profil correspond également à celui qui se retrouve chez BMO Nesbitt Burns. « Nos candidats à la relève proviennent pour la plupart de l'interne. Souvent, ce sont des conseillers plus juniors. Sinon, ils proviennent de firmes externes lorsque l'on ne trouve pas de candidat adéquat à l'interne », mentionne Sylvain Brisebois, directeur général, premier vice-président, conseiller principal en gestion de patrimoine et gestionnaire de portefeuille.

Il note qu'un certain nombre de candidats à la relève proviennent de la banque. « Ils veulent graduer vers une autre carrière et venir œuvrer dans le secteur du courtage », ajoute-t-il.

Selon Sylvain Brisebois, la plupart des recrues, quelle que soit leur provenance, ont amorcé leur carrière dans une autre plateforme afin de se développer des relations, que ce soit par l'entremise d'un poste de planificateur financier avec une banque ou avec une firme d'assurance, ainsi que pour se développer des compétences et se donner une certaine expérience en matière de gestion de patrimoine auprès de la clientèle.

Les banques du Canada et leurs filiales emploient 275 450 personnes, selon l'Association des banquiers canadiens (ABC). L'effectif à temps plein des banques a enregistré une croissance de 21,7 % au cours des 10 dernières années, et la proportion d'emplois à temps plein, soit 82 %, est plus élevée qu'elle ne l'a jamais été au cours des 20 dernières années.

« Les nouvelles technologies ont favorisé le remplacement des emplois fondés sur l'exécution de transactions par des postes axés sur le savoir et sur des relations-clients à valeur ajoutée. Les banques recrutent donc des employés possédant un niveau supérieur d'éducation ou des aptitudes plus poussées », indique L'ABC.