L'évolution rapide des technologies, la complexité grandissante du cadre réglementaire, l'accentuation de la pénurie de main-d'œuvre spécialisée et les innovations inspirées par la clientèle, figurent au nombre des facteurs qui auront une influence sur les assureurs vie en 2017, selon EY.



Le cadre réglementaire, qui ne cesse de s'étendre, et les technologies numériques qui continuent de remodeler le secteur de l'assurance vie, sont les deux principaux facteurs figurant dans le classement 2017 des facteurs de transformation du secteur de l'assurance, établi annuellement par EY.

« Cette année, les assureurs vie sont aux prises avec des défis difficiles qui auront pour effet d'accroître les pressions s'exerçant sur un secteur déjà en pleine période de transformation soutenue, soutient Hélène Baril, leader du secteur de l'assurance vie d'EY pour le Québec. Les chefs de file du secteur de l'assurance doivent trouver des façons de dégager de la valeur des nouvelles dispositions réglementaires contraignantes et maintenir leur orientation vers de nouvelles technologies telles que la robotique, et ce, tout en attirant de nouvelles recrues. »

Les questions liées à la conjoncture économique sont le troisième facteur en importance établi par l'étude. « Conjuguée à la persistance des bas taux d'intérêt, à la croissance anémique au Canada et à l'évolution de la conjoncture politique aux États Unis et dans l'Union européenne, la faiblesse soutenue de l'économie mondiale a pour effet d'accentuer les pressions sur les marges des assureurs », indique EY.

Les grandes sociétés d'assurance vie, conséquemment, prévoient concentrer leurs actions sur cinq volets. Chercher avant tout à dégager de la valeur d'un cadre réglementaire complexe, se préparer au maintien de l'incertitude économique, maintenir la priorité aux innovations inspirées par la clientèle, adopter les technologies pouvant permettre l'amélioration du chiffre d'affaires et du résultat net, et revoir les stratégies de recrutement, de formation et de fidélisation du personnel.

« La capacité des assureurs canadiens de comprendre ces nouveaux facteurs et de s'y adapter en faisant preuve de vigilance sera déterminante dans la transformation positive du secteur, explique Hélène Baril. Ceux qui se préparent à bien composer avec l'incertitude économique de demain et qui vont de l'avant en proposant des innovations mûrement réfléchies seront davantage en mesure de tirer leur épingle du jeu. »