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La Banque Royale du Canada affirme que la fermeture de 25 succursales à travers le pays au cours de la dernière année, alors que l'institution financière se tourne de plus en plus vers les services numériques, n'a eu qu'un impact minime sur sa clientèle.



Son dirigeant de la division des services bancaires, Neil McLaughlin, a affirmé que cette décision visait à réduire les coûts de l'institution financière, qui doit s'adapter aux nouveaux besoins de ses clients.

« L'objectif est de réduire notre empreinte dans les (grands centres urbains) sans affecter le service à la clientèle, a-t-il dit, mercredi, au cours d'une conférence téléphonique avec les analystes afin de discuter des résultats du troisième trimestre. Vous aurez peut-être à conduire trois minutes plutôt que deux pour vous rendre à une succursale. »

Ces fermetures s'inscrivent dans le cadre d'un plan annoncé en juin par l'institution financière torontoise qui prévoit l'abolition de 450 postes afin d'investir dans des secteurs comme l'analyse de données et l'intelligence artificielle.

La Banque Royale a notamment déployé de nouvelles technologies afin que ses clients puissent effectuer plus facilement des transactions quotidiennes sur leurs téléphones intelligents.

Ces efforts ont permis à la banque d'atteindre un jalon au cours du trimestre étant donné que le nombre d'utilisateurs ayant consulté leur profil bancaire par l'entremise de leur mobile a surpassé le nombre de ceux qui l'ayant fait en ligne.

Selon la Banque Royale, le nombre de transactions effectuées grâce à un appareil sans fil ont bondi de 40 % au cours de la dernière année.
Par ailleurs, l'institution financière a relevé son dividende à 91 cents par action, en hausse de 5 %. Elle a dévoilé un bénéfice net de 2,8 milliards de dollars (G$), ou 1,85 $ par action, en baisse de 3 % par rapport au troisième trimestre de l'exercice précédent.

Il y a un an, les résultats de la Banque Royale avaient été stimulés par la vente d'activités d'assurance habitation et automobile.

De son côté, le d'affaires s'est établi à 9,99 G$, en baisse de 2,6 %.

En excluant les éléments non récurrents, le bénéfice de la Banque Royale a grimpé de 5 % comparativement au troisième trimestre de l'exercice 2016.
John Aiken, de Barclays, a indiqué, dans une note envoyée à ses clients, que la hausse du dividende annoncée par la Banque Royale avait été deux fois plus élevée que prévue. Dans l'ensemble, la performance trimestrielle de l'institution financière a dépassé les attentes, a ajouté l'analyste.

« Même si nous nous attendions à une diminution des profits après un solide deuxième trimestre, la Banque Royale a été en mesure de surpasser nos attentes en affichant une performance impressionnante dans ses secteurs des services bancaires aux particuliers et entreprises ainsi que du côté de la gestion de patrimoine », a écrit M. Aiken.

Au cours du trimestre, la Banque Royale a inscrit une charge de 120 M$ liée à des indemnités de départ. Selon son président et chef de la direction, David McKay, cette décision était nécessaire afin de transformer l'institution.

« Nous devons accélérer notre transformation », a-t-il dit aux analystes.
Le secteur de la gestion de patrimoine de la Banque Royale a vu ses profits bondir de 25 %, à 486 M$. Ce résultat est entre autres attribuable à la performance de la banque américaine City National Corporation, acquise il y a près de deux ans.

Au sud de la frontière, l'institution financière dit avoir embauché plus de 450 personnes, principalement à New York, Washington et Minneapolis.

La Banque Royale était la première des six grandes banques canadiennes à dévoiler ses résultats du troisième trimestre. La Banque CIBC fera de même jeudi, suivi des autres institutions la semaine prochaine.