La Banque Royale ouvrira un laboratoire sur la cybersécurité à l'Université de Waterloo et investit 1,78 million de dollars (M$) dans la recherche et le développement d'outils visant à se défendre et à protéger les renseignements personnels.



Le financement de la Royale soutiendra des chercheurs de la Cheriton School of Computer Science et du Département de combinatoire et d'optimisation de l'université du sud-ouest de l'Ontario, a indiqué mardi la banque.

Les secteurs de recherche comprendront la détection et la mitigation des menaces de sécurité à l'aide d'intelligence artificielle et d'apprentissage automatique, ainsi que l'utilisation de technologies améliorant la protection de la vie privée qui se concentrent sur la sécurité des données des consommateurs.

La Royale affirme que les attaques malicieuses et les réseaux de zombies sont devenus de plus en plus sophistiqués et précis, alors que les gens partagent de plus en plus de données personnelles en ligne _ un sentiment mis en évidence par les récentes séries de piratages informatiques de haut niveau.

La semaine dernière, Bell Canada a averti certains de ses clients que leurs informations personnelles avaient été compromises par une brèche informatique et l'agence de transport en commun de l'Ontario, Metrolinx, a indiqué à La Presse canadienne avoir été ciblée par un logiciel malveillant nord-coréen.

Selon un rapport publié en 2017 par la Chambre de commerce du Canada, la proportion des entreprises canadiennes ayant subi des pertes d'un million de dollars ou plus en raison de la cybercriminalité a grimpé à sept pour cent, alors qu'elle n'était que d'un pour cent il y a deux ans.