Banques
Un habitué de l'industrie des services financiers et des hypothèques a été nommé comme nouveau chef de la direction du prêteur hypothécaire alternatif Home Capital, qui tente de regagner la confiance des investisseurs et des consommateurs après avoir semblé être à la veille de s'écrouler plus tôt cette année.
La Banque Royale du Canada éliminera 450 postes, principalement au sein de son siège social ainsi que dans la région métropolitaine de Toronto, dans le cadre d'une restructuration visant à s'adapter aux besoins changeants de ses clients.
Home Capital Group s'est entendu avec la firme de placements privés KingSett Capital pour lui vendre des actifs hypothécaires en échange de 1,2 milliard de dollars (G$), espérant que cette transaction lui permettra de retrouver son équilibre après que plusieurs clients eurent retiré leur argent de ses comptes d'épargne.
La Banque Nationale a dévoilé un bénéfice supérieur aux attentes à son deuxième trimestre, aidée par les gains d’efficacité, des provisions moindres pour pertes sur prêts et la belle tenue de ses activités de négociation sur les marchés financiers.
Les grands patrons de deux des grandes banques canadiennes estiment que les problèmes de liquidités vécus par le prêteur hypothécaire Home Capital ne sont pas symptomatiques d'un problème plus large, mais ils gardent un oeil sur leurs portefeuilles hypothécaires à la lumière des inquiétudes au sujet des prix élevés des logements.
La Banque CIBC a annoncé jeudi un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars (G$) ou 2,59 $ par action pour le deuxième trimestre, comparativement à 941 M$ ou 2,35 $ par action l'an dernier.
Les banques canadiennes devaient avoir profité des hausses des taux d'intérêt aux États-Unis et du déclin des mauvaises créances dans le secteur pétrolier lors de leur plus récent trimestre, mais des analystes soulignent que les inquiétudes sur le marché immobilier et les dettes des consommateurs demeurent des éléments perturbateurs clés.
Même si Home Capital Group (HCG) a donné des sueurs froides à certains investisseurs, il appert qu'il n'y aura pas de contagion dans le système financier canadien, bien que certains prêteurs alternatifs pourraient être affectés.