Le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à une amélioration de l'économie mondiale en 2018, notamment en raison de la robustesse étonnante de la croissance en Asie et en Europe.



L'économie canadienne devrait grimper de 2,3 % cette année, comparativement à l'amélioration de 2,1 % prédite en octobre. La croissance de 2019 est maintenant projetée à 2 %, contre 1,7 % précédemment.

Le FMI croit que la réforme fiscale récemment adoptée aux États-Unis stimulera l'économie du pays à court terme.

Le FMI a annoncé lundi que l'économie de la planète s'est améliorée de 3,7 % en 2017, ce qui serait la croissance la plus robuste depuis 2011. Il anticipe une amélioration de 3,9 % cette année et en 2019.

Le FMI dit que 120 pays représentant les trois quarts de la production économique mondiale ont été le théâtre d'une croissance en 2017, soit la plus vaste expansion en sept ans. Le commerce mondial prend de l'ampleur et les consommateurs sont confiants.

Le FMI prédit une croissance de 2,7 % aux États-Unis cette année, comparativement à 2,3 % l'an dernier, et s'attend à ce que les entreprises profitent de la réforme fiscale pour augmenter leurs investissements.

Inégalités persistantes

À l'approche du Forum économique mondial, qui débutera sous peu dans la ville de Davos, en Suisse, la directrice générale d'Oxfam International, Winnie Byanyima, a signalée pour sa part que « l'explosion du nombre de milliardaires » ne témoigne pas d'une économie en santé, mais plutôt de l'échec du système économique.

Ceux qui fabriquent nos vêtements, assemblent nos téléphones ou cultivent notre nourriture, a-t-elle dit, sont exploités pour garantir que nous ne manquerons jamais de biens abordables et pour engraisser les profits des entreprises et des investisseurs milliardaires.

Un rapport publié par Oxfam indique que 82 % de la richesse générée l'an dernier a été remis au 1 % des gens les plus riches de la planète, tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité, soit 3,7 milliards de personnes, n'a profité d'aucune amélioration de son sort.

Le document ajoute que la richesse des milliardaires s'est engraissée de 13 % depuis 2010, soit six fois plus que le salaire moyen d'un ouvrier Bangladais qui travaille dans une usine de textiles et qu'un nouveau milliardaire est apparu tous les deux jours pendant l'exercice qui s'est terminé en mars 2017.