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Si la tendance se maintient, les sept prochaines années seront caractérisées par un « retour à la normale » dans le cycle économique, selon l’analyse Perspectives financières mondiales 2017-2024 de Fiera Capital.


La société soutient qu'après sept ans où l'évolution des marchés financiers et de l'économie a été dictée par des « mesures exceptionnelles » adoptées par les banques centrales, la recherche du rendement, la baisse de productivité et une expansion économique prolongée, sans oublier la faible inflation, les prochaines années se feront sous le signe de la normalité.

Fiera Capital identifie quatre facteurs pour appuyer son analyse des marchés financiers pour les prochaines années, soit la croissance, l'inflation, les évaluations et la liquidité.

« Pris ensemble, ces quatre facteurs déterminent la quantité de capitaux qui doivent être répartis, l'attrait des actifs et la rareté de ceux-ci », écrit la société dans son analyse.

« Reflation »


Fiera soutient que pour les sept prochaines années, les tendances économiques « traditionnelles » devraient revenir à l'avant-plan après plusieurs années de stagnation, selon son scénario principal, nommé reflation.

« À terme, le contexte d'investissement sera dicté par les enjeux structurels (comme le vieillissement de la population et les niveaux d'endettement élevés) », soutient-elle.

Selon Fiera, cette combinaison devrait continuer de stimuler la montée du populisme aux États-Unis et dans d'autres pays développés. Suivant cette perspective, les politiciens seraient plus enclins à adopter des politiques nationalistes fortes et protectionnistes, accroissant la probabilité de conflits commerciaux et politiques.

Dans ce cadre, l'inflation devrait augmenter à près de 2,5 % « à mesure que les craintes déflationnistes diminuent ».

Elle croit que la reprise économique actuelle se transformera en véritable expansion et prévoit une croissance de 3 % aux États-Unis durant la période.

De plus, Fiera anticipe une hausse des taux d'intérêts au cours de la prochaine décennie, liée à des taux plus élevés et une hausse de la dette publique.

Suivant le scénario principal de la société, le soutien des banques centrales ne sera plus nécessaire pour relancer l'économie, amenant une réduction progressive du niveau de liquidités.