Économie/marchés
Au lendemain de l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, l’éminent économiste récipiendaire du Nobel d’économie de 2008, Paul Krugman, n’y allait pas de mains mortes. « Nous nous dirigeons probablement vers une récession mondiale dont on ne voit pas la fin », écrivait-il dans le New York Times.
Après une chute initiale, les marchés financiers ont « compris que le programme de Donald Trump ne représentait pas nécessairement une catastrophe », indique Stéfane Marion, économiste en chef et stratège à la Banque Nationale, dans un rapport spécial sur les élections américaines.
Les consommateurs québécois ont vu leur niveau d'endettement moyen non hypothécaire augmenter de 3,6 % à 17 969 $, entre le troisième trimestre 2016 et le trimestre correspondant de 2015, ce qui correspond à la plus forte augmentation annuelle de dette enregistrée au Canada, selon TransUnion.
L'élection du nouveau président américain Donald Trump n'a pas tardé à secouer les marchés boursiers. Une fois le choc absorbé, quels seront les effets économiques et financiers à plus long terme ?
L'attention est aujourd’hui tournée vers l'élection américaine du 8 novembre. Or, si le climat d'incertitude politique mais aussi économique qui prévaut depuis un certain temps est une source d'inquiétude à court terme, les investisseurs ont aussi intérêt à garder une vision à plus long terme.
Les milieux financiers et économiques ont accueilli favorablement la mise à jour économique présentée par le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, et l’état des finances publiques qui affichent un surplus budgétaire de 2,2 milliards de dollars (G$).
La Banque du Canada a revu à la baisse ses prévisions d’inflation. Or, « les autorités monétaires n'hésiteront pas à réduire le taux cible des fonds à un jour si jamais la remontée anticipée de l’inflation devait faire faux bond », estime Benoit Durocher, économiste principal au Mouvement Desjardins.
Le gouvernement Couillard injecte dès maintenant l'équivalent de 410 millions de dollars (M$) par année dans les réseaux de la santé et de l'éducation, indique une mise à jour économique présentée mardi.