Économie/marchés
Durant la semaine terminée le 1er juillet, celle suivant le référendum décidant du sort du Royaume-Uni dans l’Union européenne, l’indice-phare de la Bourse de Londres, le FTSE 100, a bondi de 7,2 %.
FI TV - Face à la volatilité, les grandes banques centrales européennes vont vraisemblablement injecter des liquidités dans le marché histoire d'éviter une récession, quelles seront les conséquences probables de cette politique monétaire?
La chute des marchés boursiers est toujours évidente après coup. Lorsque les actions technologiques ont changé de cap au printemps 2000 après des années de gains, l'Ère nouvelle prenait fin. Les investisseurs prudents ont tiré leur révérence. Plusieurs années plus tard, le film Le Casse du siècle nous a indiqué que l'argent intelligent comprenait que le marché de l'habitation était dangereusement surchauffé. La plupart des actionnaires, pris dans la fièvre du moment, n'ont pas vu le problème, mais ceux qui ont examiné la situation dans le calme ont réalisé que c'était la fin de la partie.
La panique boursière au lendemain du Brexit semble avoir été rapidement contenue. Mais il ne faut pas pour autant baisser sa garde, soutiennent certains stratèges et gestionnaires. «Nous sommes probablement au début d’une période de forte volatilité qui pourrait se poursuivre jusqu’à l’élection présidentielle américaine le 8 novembre», croit entre autres Larry Berman, président et gestionnaire de portefeuilles, ETF Capital Management.
Le vote de sortie du Brexit, combiné à un recul des bénéfices des sociétés mondiales et à un repli de la croissance de la main-d'oeuvre aux États-Unis « annoncent des horizons plutôt sombres sur le plan économique », indique Eric Lascelles, économiste en chef de RBC Gestion mondiale d'actifs (RBG GMA).
Au lendemain du vote, concentrez-vous sur la capacité de vos clients à assumer le risque, sur les allocations de leur portefeuille et sur leur position fiscale, pas sur le tapage.
Le conseiller doit rapidement effectuer une revue des positions européennes dans les portefeuilles qu'il gère et s’assurer de bien comprendre les impacts potentiels du Brexit afin de les expliquer à ses clients, indique Francis Sabourin.