Martin Laprise

TOP 25 - Plusieurs lauréats du Top 25 de l’industrie financière, qui ont été honorés lors du gala du Top 25, mardi, à Montréal, ont partagé avec leur équipe la distinction qu’ils ont reçue.



Parmi ceux-ci, il y a eu Robert Dumas, président et chef de la direction, Financière Sun Life, Québec, qui a été nommé Personnalité financière de l'année 2017 et gagnant de la catégorie Assureurs. Il a déclaré : « Je prends cela comme un honneur d'équipe, une reconnaissance d'équipe. »

Lors de son allocution, au cours de laquelle il a félicité les autres lauréats au Top 25 et les gagnants du Concours - Les conseillers à l'honneur!, Robert Dumas a souligné tout le parcours réalisé par la Financière Sun Life (FSL) au Québec.

Depuis le début de la reconquête du marché québécois par la Sun Life, en 2010, FSL a nommé une direction québécoise et des directeurs québécois et a outillé ses employés. Leur travail a permis à la FSL d'accroître ses parts de marché au Québec et d'augmenter la satisfaction de sa clientèle.

« Ce qui fait plaisir, c'est qu'on est revenu au Québec et qu'on est reconnu. Maintenant, on fait partie des débats et des discussions de l'industrie. On est fiers de s'asseoir avec vous de discuter des enjeux et défis qui se pointent à l'horizon et il y en a plusieurs », a-t-il dit devant un parterre de quelque 160 dirigeants de l'industrie financière et de conseillers.

« Mon autre fierté est de voir la fierté des gens qui travaillent à la Financière Sun Life. Dans plusieurs cas, c'est une fierté qui avait été perdue au cours des années et qui a été retrouvée. Et ça, cela me fait vraiment chaud au cœur! »

Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins et gagnant de la catégorie Institutions financières à portée nationale du Top 25 de l'industrie financière, a remercié ses employés, soulignant que, sans eux, il « n'aurait pas été capable de livrer la marchandise. »

« C'est une chose de mobiliser 10 000 employés. C'est une autre chose d'en mobiliser 47 000. Si j'ai le privilège d'être devant vous, c'est que 47 000 personnes ont adhéré à ce que j'ai proposé comme vision du Mouvement Desjardins, qui ont eu le goût de poursuivre l'aventure de cette très belle organisation-là au Québec », a déclaré Guy Cormier.

Guy Cormier a invité les dirigeants de l'industrie à renforcer la relation de confiance entre les clients et l'industrie : « Les services financiers, ça a déjà été plus glorieux que ça l'est aujourd'hui. Aujourd'hui, les gens sont attirés par Apple, Google, Facebook. Ils nous disent : « Êtes-vous seulement des vendeurs? » Il faut travailler comme industrie là-dessus. Il faut attirer des gens à être fiers du travail qu'on fait : enrichir la vie des gens et des communautés. »

Martin Lavigne, président de la Financière Banque Nationale - Gestion de patrimoine, et gagnant de la catégorie Courtiers de plein exercice, a aussi accepté cette nomination « en l'honneur de son équipe ».

« L'industrie du courtage est excessivement difficile, mais aussi une industrie très passionnante. Pour arriver à des résultats extraordinaires, ça prend une équipe excessivement forte. Je suis vraiment fier de mon équipe, autant à Montréal qu'à travers le Canada. Je suis fier des conseillers en placement », a-t-il dit.

Martin Lavigne a aussi invité ses pairs et concurrents à travailler ensemble afin d'améliorer son secteur et relever les défis technologiques et les défis de recrutement : « Oui, on se concurrence tous les jours, mais tout le monde va gagner si comme industrie on est beaucoup plus forts. Et on est capable d'ultimement s'entraider pour faire avancer le bien de l'industrie. Et si on le fait, ultimement, ce sont les clients qui gagnent. »

Gilles Cloutier passe le flambeau

Gilles Cloutier, président fondateur du Groupe Cloutier, et gagnant de la Catégorie Cabinets multidisciplinaires a souligné qu'il prépare la relève de son entreprise depuis 11 ans.

« En 2018, nous allons fêter le 40e anniversaire du Groupe Cloutier. Il est temps pour moi, cette année, de passer le flambeau à la merveilleuse relève que j'aie, que sont mes enfants et mon associé Michel Kirouac, que je considère aussi comme mon fils. »

Ses associés sont Michel Kirouac, vice-président, directeur général du Groupe Cloutier, Karine Cloutier, vice-présidente marketing et développement corporatif, Patrick Cloutier, vice-président principal - ventes et développement des affaires et Claudine Cloutier, vente et responsable principale des prestations du vivant.

« Ce sont des associés dédiés, intègres et j'en suis très fier. Je vais être là à leurs côtés pour les conseillers, s'ils veulent bien de moi », a-t-il ajouté.

Durant sa carrière au Groupe Cloutier, Gilles Cloutier a souligné qu'il a eu pour mission de former et de coacher des conseillers pour en faire des entrepreneurs. « J'ai suivi cette mission-là et ça a été la meilleure décision de ma vie », a-t-il indiqué.

Robert Beauregard, chef des placements et cofondateur de la société de gestion Global Alpha ainsi que gagnant de la catégorie Sociétés de gestion indépendante, a aussi remercié ses associés et son partenaire, le groupe financier CCL. Ceux-ci l'ont épaulé dès les premières années de sa firme, fondée en 2008, alors que venait de sévir une crise financière mondiale.

« Les premières années ont été beaucoup plus difficiles que prévu dans notre plan d'affaires. Heureusement, on avait de bons associés », a dit Robert Beauregard, qui a remercié ses clients.

« Je voudrais aussi remercier Vital Proulx et Robert Brunelle de la firme Hexavest, pour avoir été des modèles et des mentors pour nous et qui nous ont aidés à percer aux États-Unis »

Robert Beauregard a souligné qu'il y a, au Québec, tous les talents pour gérer toutes les catégories d'actifs et que le travail des gestionnaires de portefeuilles locaux génère des retombées. Selon lui, lorsqu'une caisse de retraite d'ici confie des mandats à des gestionnaires locaux, des entreprises viennent au Québec pour rencontrer ces portefeuillistes. « On peut penser à toutes les missions économiques que le Québec fait à l'étranger, pour aller vendre le Québec à l'étranger. Mais il n'y a rien de tel qu'un président de compagnie ou un vice-président finance qui vient nous rencontrer à nos bureaux à Montréal pour s'apercevoir que c'est une ville fantastique. Mais si les mandats sont confiés à des gestionnaires externes, ces compagnies vont aller visiter » d'autres villes, a-t-il illustré.