Industrie
Fin janvier, l'entreprise torontoise Freshii faisait son entrée en Bourse. Ce franchiseur de restaurants à service rapide spécialisés en mets santé a même émis ses actions à un prix plus élevé que prévu. Or, c'est la rareté des premiers appels publics à l'épargne (PAPE) qui lui a permis d'obtenir un prix initial de 11,50 $ plutôt que la fourchette de 8,50 $ à 10 $ visée au départ, et de récolter 125 M$.Les entreprises sont en effet beaucoup moins intéressées qu'avant à opter pour un appel public à l'épargne. Aux États-Unis, on compte aujourd'hui 37 % moins de sociétés publiques qu'il y a 20 ans, indiquait récemment le magazine Fortune. En 2015, seulement 128 entreprises y ont fait leur entrée en Bourse, comparativement à 363 l'année précédente, soit une chute de 65 %.
Des membres de l'industrie financière déplorent le manque de clarté des obligations proposées par les régulateurs provinciaux concernant le rôle de la personne désignée responsable et du chef de la conformité.C'est ce que révèle un survol des mémoires déposés relativement à la consultation 33-404 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) sur le rehaussement des obligations des conseillers, des courtiers et des représentants envers leurs clients.
Les autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) reconnaissent que l'abolition des commissions de suivi changerait les modèles d'entreprise des courtiers et pourrait engendrer des coûts supplémentaires liés à l'innovation technologique ainsi qu'aux processus administratifs.Pour assurer une transition en douceur vers des modes de rémunération directe, les ACVM envisagent des mesures de transition, qui sont décrites à la partie cinq du document de consultation 81-408 - Consultation sur l'option d'abandonner les commissions intégrées.
En raison du contexte difficile pour le marché obligataire, la Caisse de dépôt et placement du Québec va réduire «significativement» la taille de son portefeuille obligataire, a dit son pdg Michael Sabia dans le cadre de la présentation des résultats de l’année 2016, qui ont surpassé la médiane des caisses de retraite avec un rendement de 7,6%.
Denis Berthiaume, premier vice-président exécutif et chef de l'exploitation du Mouvement Desjardins, a été nommé « Personnalité financière de l'année » dans le cadre du Top 25 de l'industrie financière présenté par Finance et Investissement. Il a reçu cette distinction devant quelque 160 personnes, lors du gala tenu le 8 février dernier au Windsor, à Montréal. Au cours de cette soirée, les planificateurs financiers Francis Sabourin, de Richardson GMP, et Gilles Garon, de SFL Partenaire de Desjardins Sécurité financière, ont reçu respectivement le prix du Conseiller émérite et le prix du Conseiller le plus engagé dans sa communauté.Pour connaître les autres gagnants et lauréats de la soirée, et voir notre couverture de l'événement, rendez-vous sur notre site Internet à finance-investissement.com/top25. Toutes nos félicitations aux nommés et merci à ceux qui ont contribué à faire de cet événement un succès.
Le conseil des gestionnaires en émergence (CGE) a officiellement lancé à la mi-janvier deux indices destinés à montrer la performance consolidée de fonds gérés par ses membres.L'Indice CGE-EMB QC Actions et l'Indice CGE-EMB QC Placements alternatifs regroupent respectivement 9 et 13 fonds. Certaines firmes incluent plus d'un fonds dans l'indice.
Richard Morin vient de lancer Gestion de patrimoine Archer, une société de gestion dont les portefeuilles sont composés exclusivement de fonds négociés en Bourse (FNB).« Les investisseurs sont de plus en plus prêts à accepter des portefeuilles de FNB, même Warren Buffett l'a dit, le portefeuille optimal de l'investisseur moyen est composé de FNB. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Warren Buffett », dit Richard Morin, président d'Archer et ancien directeur général de l'Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM).
Depuis le 14 octobre 2016, de nouvelles règles encadrent les fonds de marché monétaire aux États-Unis. Par exemple, la valeur liquidative (NAV) des parts pourrait fluctuer dans certains cas. Les investisseurs n'ont pas du tout apprécié : des centaines de milliards de dollars de ces fonds ont été liquidés. Qu'en est-il au Canada ?Rappelons d'abord que cette nouvelle réglementation de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine vise à éviter une répétition des évènements de septembre 2008. Avant cette date, il était très rare qu'un fonds de marché monétaire se négocie sous la barre de sa valeur liquidative (NAV fixé à 1 $ aux États-Unis et 10 $ au Canada). Le fonds Reserve Primary Fund a démontré le contraire.
Les frais de transaction (FT) ne représentent pas en général une lourde charge dans un fonds commun de placement, mais dans certains cas, ils peuvent s'accumuler au point de nuire à la performance.Les FT ne sont pas une composante du ratio de frais de gestion (RFG) et habituellement, ils ne sont pas divulgués dans l'aperçu d'un fonds. « Ce n'est pas que les firmes cherchent à les cacher, dit Dan Hallett, vice-président et directeur chez HighView Financial Group. Ces frais sont enfouis, et non dissimulés ».
Comment accroître le rendement des cotisations des travailleurs qui gagnent moins que la moitié du maximum des gains admissibles (MGA), soit 27 450 $ en 2017 ?Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, propose qu'une nouvelle exemption soit accordée dans le calcul du Supplément de revenu garanti (SRG) pour un certain gain additionnel.
Une autre proposition du projet québécois de réforme du Régime de rentes du Québec (RRQ) risque de compliquer le quotidien des représentants. Il s'agit de l'introduction d'un facteur de longévité. Celui-ci réduirait les rentes du RRQ si l'espérance de vie venait à s'accroître encore.« Depuis l'entrée en vigueur du Régime, l'espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,5 mois par année », constate-t-on dans le document de consultation Consolider le Régime pour renforcer l'équité intergénérationnelle. En effet, cette espérance de vie pour ceux qui atteignent 65 ans est passée de 16 à 22 ans pour les femmes et de 13 à 19 ans pour les hommes, d'où une pression énorme sur les cotisations.
En décembre, le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, a proposé une bonification du Régime de rentes du Québec (RRQ) qui vise, entre autres, à éviter que les travailleurs à faible revenu obtiennent un faible rendement sur leurs cotisations additionnelles (voir l'encadré sur les bas salariés). Si l'intention est louable, les effets de cette réforme risquent de compliquer les plans financiers de presque tous les clients.Ainsi, si les modifications proposées au Régime de pension du Canada (RPC) par le gouvernement fédéral étaient adoptées telles quelles au RRQ, des retraités moins nantis pourraient voir leur Supplément de revenu garanti (SRG) réduit de 0,50 $ à 0,75 $ pour chaque dollar additionnel de prestation de RRQ, pour certaines tranches de revenu.
L'analyse des effets de la réforme britannique en matière de distribution des services financiers donne matière à réflexion, au moment où les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) songent à changer les règles dans ce domaine.En outre, les ACVM envisagent l'abandon des commissions intégrées et une série de réformes afin de rehausser les obligations des courtiers et des représentants.