Les actionnaires de Home Capital Group se sont opposés à l'investissement additionnel de Warren Buffett dans le prêteur hypothécaire alternatif, ce qui limitera la participation actuelle du célèbre milliardaire à 19,99 %.



Réunis lors d'une assemblée extraordinaire, plus de 88 % des actionnaires de l'entreprise ont rejeté le plan qui aurait vu la firme Berkshire Hathaway, de M. Buffett, acquérir 23,9 millions d' actions de plus pour 246,7 millions de dollars (M$), au prix de 10,30 $ par action.

Berkshire Hathaway avait déjà investi en juin 153 M$ dans Home Capital.
L'action du prêteur hypothécaire prenait 13 cents mardi après-midi, et se négociait à 14,21 $ à la Bourse de Toronto.

L'appui de M. Buffett et la ligne de crédit de 2 G$ allongée en juin à Home Capital ont aidé l'entreprise à regagner la confiance des investisseurs. Le prêteur avait connu d'importants problèmes, plus tôt cette année, lorsque les autorités réglementaires l'ont accusé d'avoir induit les investisseurs en erreur.

Le conseil d'administration de Home Capital avait unanimement recommandé aux actionnaires d'approuver la nouvelle ronde de financement.

Cependant, certains actionnaires étaient indécis face à ce nouvel investissement et faisaient valoir que cette augmentation de la participation de Berkshire Hathaway diluait fortement leur propre participation, sans vraiment leur apporter d'avantages.

La firme de services aux actionnaires Institutional Shareholder Services (ISS) avait recommandé de rejeter ce nouvel investissement. Selon ISS, la deuxième ronde d'investissement semblait probablement être la meilleure option pour stabiliser l'entreprise lors de son annonce, mais les choses ont évolué depuis.

En effet, Home Capital a fait d'importants progrès dans le renouvellement de son conseil d'administration et de son équipe de direction, en plus d'avoir réglé les accusations de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario et les actions collectives qui leur étaient reliées. Elle a en outre vendu des actifs, suspendu le versement de son dividende, remboursé la ligne de crédit de Berkshire et ramené les afflux de ses comptes d'épargne à leurs moyennes historiques.