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De plus en plus de firmes d'investissement emboîtent le pas aux investisseurs institutionnels en offrant des placements alternatifs. Que doit-on rechercher, et comment est-il possible d'émuler dans une certaine mesure le travail des caisses de retraite et des fonds de dotation en fonction du profil d'un client particulier ? Dans ce deuxième article d'une série de trois, nous allons aborder l'offre destinée aux investisseurs accrédités.En 2009, Bill Gross, alors chef de la direction de PIMCO, le gestionnaire obligataire le plus important du monde, nommait de façon préliminaire et avant-gardiste la période dans laquelle l'économie mondiale allait se trouver au cours du cycle qui s'entamait «la nouvelle normalité». Faible croissance du PIB et faibles taux d'intérêts pour une longue période, taux de chômage plus élevés que pour la moyenne des 40 dernières années, rendements boursiers aléatoires et volatils ; au lendemain de la crise, Bill Gross entrevoyait avec un certain pessimisme la reprise éventuelle des marchés. Au cours des sept dernières années, une bonne partie du pronostic s'est avérée. Et les particuliers s'adaptent résolument à ce contexte de diverses manières.
Lors d'une récente présentation, l'avocat Serge Lessard a tenu à combattre une opinion largement répandue parmi les fiscalistes selon laquelle retirer des sommes de sa société de gestion coûte cher en impôt. Ce dernier voit un avantage dans l'incorporation d'une société de gestion afin d'y investir les sommes qui rapporteront des revenus de placement.«Les clients se sont toujours fait dire que ça allait leur coûter 40 % (le taux alors en vigueur était de 39,78 % sur les dividendes déterminés par rapport à environ 44 % cette année) s'ils se versaient un dividende. C'était vrai si le client était dans la phase de développement d'entreprise et qu'il n'avait pas de placements accumulés», explique le vice-président adjoint du Service Fiscalité, retraite et planification successorale chez Investissements Manuvie.
«La moyenne d'âge des conseillers des réseaux indépendants augmente. Par contre, les réseaux carrière rajeunissent. Cette tendance m'inquiète», dit Frédéric Perman, vice-président au développement des affaires chez Financière S_entiel.Selon ce dirigeant de l'agent général lavallois, les indépendants sont en train de perdre la partie. «Dans certains cas, la moyenne d'âge des conseillers indépendants est de 60 ans. Étant donné que les effectifs des réseaux carrière se renouvellent, la clientèle risque fatalement de les rejoindre», dit-il.
De plus en plus de clients âgés connaîtront, à un certain moment, un déclin de leurs capacités. Chez nos voisins du Sud, trois conseillers sur quatre font face à ce défi, selon une enquête de Fidelity Clearing and Custody. Selon cette firme spécialisée dans la gestion des opérations d'arrière-boutique, les conseillers doivent donc être à l'affût des signes de changements indésirables chez leurs clients âgés. Parmi ces signes, notons le fait de souvent demander de répéter des questions ou de ne pas comprendre qu'il n'existe pas d'instruments de placement sûrs qui puissent générer des rendements mensuels de 14 à 25 %. Fidelity recommande d'établir d'avance, avec ses clients vieillissants, une liste d'événements pouvant déclencher l'intervention automatique des proches (http://tiny.cc/11038x). Le Québec se situe au milieu des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour le pourcentage de personnes de 65 ans et plus dans la population, indique une étude de l'Institut de la statistique du Québec. Cela devrait être encore le cas en 2050 (http://tiny.cc/ff738x).
Est-ce l'exploitation des mégadonnées qui décidera de l'élection du prochain président des États-Unis ? Auteur d'un livre intitulé Small Data: The Tiny Clues That Uncover Huge Trends, le consultant en marketing Martin Lindstrom exprime son scepticisme. Il rappelle que les spécialistes en données ne peuvent jamais rassembler toutes les informations possibles, car les gens n'ont pas toujours un portrait clair de ce qu'ils veulent vraiment. Par exemple, des phénomènes relevant de l'inconscient peuvent, d'une façon ou d'une autre, arriver à s'exprimer et à s'imposer (http://tiny.cc/t7vl9x).
Comme vous le savez, le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) existe depuis 2009. Depuis ce temps, on le compare au REER et on se demande quel instrument est plus avantageux pour sa retraite. Or, les réflexions sur le sujet ont évolué... au début. Depuis un certain temps, on a cependant atteint un plateau. Non pas parce que la réflexion est terminée, mais parce qu'on n'a pas de réponse à certaines questions.Évidemment, pour les personnes qui ont suffisamment de ressources pour combler les deux instruments, il n'y a aucun problème. On remplit les deux. La notion d'optimisation intervient lorsque le contribuable doit faire un choix entre le REER et le CELI.
Si le Parti républicain remporte les prochaines élections présidentielles aux États-Unis, la fiscalité sera à l'ordre du jour. Selon l'organisme de recherche Tax Policy Center, les promesses fiscales de Donald Trump atteignent 10 000 G$ CA sur une décennie (http://tiny.cc/41rm9x). Pour donner un ordre de grandeur, c'est le quart des revenus gouvernementaux projetés sur 10 ans. Donald Trump promet de ne pas toucher aux programmes sociaux. Il a déjà évoqué l'augmentation des impôts des plus riches, mais cette solution n'est pas figée dans le ciment étant donné l'imprécision du candidat républicain à cet égard. Chose certaine, si les programmes sociaux ne sont pas touchés, il faudra d'autres sources de revenus.
L'organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) reconnaît que les clients âgés ne présentent pas tous les mêmes profils, mais que certaines questions sont fréquemment soulevées lorsque des services de placement leur sont offerts.L'OCRCVM a ainsi publié une importante note d'orientation destinée aux sociétés et aux conseillers qu'il réglemente, dans laquelle le régulateur fait ressortir les meilleures orientations à adopter face aux défis particuliers que pose le travail avec une clientèle âgée, notamment en matière de conformité et de surveillance.
À cet âge-là, on est plus attirés par les jeux vidéo que par les aléas de la Bourse. Pas étonnant que ce fils d'ouvrier, originaire de Sainte-Thérèse, soit devenu banquier.«Mon père devait signer pour chacune des transactions !» se souvient l'homme de 49 ans, rencontré dans ses bureaux de la Financière Banque Nationale (FNB), au centre-ville de Montréal. Depuis juin 2016, il occupe le poste de premier vice-président à la direction, Gestion de patrimoine, et coprésident et cochef de la direction de la Financière Banque Nationale.
Que cache le «non» d'un client potentiel ? Doit-on y voir un «oui, mais» ? Pour le savoir, il faut poser les questions. Car bien souvent, le non équivaut à s'arrêter à une intersection routière. Dans une direction, la vente. Dans l'autre, un cul-de-sac. Si le client potentiel entend toujours les mêmes arguments ou s'il est submergé d'informations inutiles, il ne prendra pas le chemin de la vente et son «non» sera définitif. Les auteurs veulent montrer comment, à partir d'un «non», créer un lien avec les clients potentiels, leur démontrer que l'on connaît leurs besoins et faire valoir l'expertise recherchée. Ce processus abaissera le niveau de résistance. Les chapitres se terminent par de courts conseils pratiques. Auteur d'un classique How to Master the Art of Selling publié il y a une trentaine d'années, Tom Hopkins indique sur son site Web compter State Farm Insurance au nombre de ses clients.
Après l'«indiciel passif», qui domine encore les marchés, et le «beta judicieux», en pleine croissance, une troisième approche est appelée à déferler dans le monde des fonds d'investissement : l'«indiciel ciblé» (targeted index funds).C'est ce que prévoit John Rekenthaler, vice-président, recherche, chez Morningstar, à Chicago.Cette approche propose en premier lieu de remplir un portefeuille de titres choisis en fonction d'un seul facteur (valeur, petite capitalisation, momentum, fondamental, etc.), puis de le concentrer en le limitant à 30, 40 ou 50 titres.
Grâce aux progrès de la numérisation et des machines intelligentes, nous sommes à la veille d'entrer dans une époque de croissance économique sans précédent. Le constat peut sembler naïf, mais sous la plume des auteurs, rattachés au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), il prend du poids. Les auteurs ont parlé avec des entrepreneurs et des scientifiques de la Silicon Valley. Leur livre ressemble à un long reportage. Jusqu'à présent, les performances des machines s'amélioraient de 2 à 5 % par année. Mais avec l'application continue de la loi de Moore - la puissance des ordinateurs double tous les 18 mois -, les performances vont exploser. Selon les auteurs, la robotisation atteindra un point où des ordinateurs écriront des romans (aux États-Unis, ils écrivent déjà les comptes rendus des résultats financiers !). Les auteurs s'inquiètent des futurs impacts sociaux et citent l'exemple des 140 000 employés de Kodak remplacés par la vingtaine de salariés d'Instagram. Qui profitera de la révolution numérique et robotique ?
La reconnaissance de l'Institut québécois de planification financière (IQPF) à titre d'ordre professionnel est un projet qui sera au centre du mandat de Sylvain B. Tremblay, le président entrant du conseil d'administration de l'organisme.Dans un entretien avec Finance et Investissement, Sylvain B. Tremblay, accompagné de Jocelyne Houle-LeSarge, PDG de l'IQPF, évoque aussi l'importance grandissante que prendra la finance comportementale dans la formation dispensée par l'IQPF.
Malgré toutes les réformes mises en place depuis la crise financière, selon Mervyn King, l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, «rien de fondamental» n'a vraiment changé.Évoquant la fameuse assurance de Mario Draghi, lancée en pleine crise de la dette européenne, Mervyn King affirme qu'il ne suffit pas d'être prêt à faire «tout ce qu'il faut» pour sauver le système bancaire. «Le système doit être conçu dans le but de réduire la fréquence des crises et leur gravité», insiste-t-il dans son dernier livre, The End of Alchemy, publié par W.W. Norton & Company.
Dans l'univers canadien des fonds communs de placement (FCP), la suprématie des fonds de fonds sur les fonds individuels ne fait plus aucun doute.Selon une note de recherche de l'analyste James Gauthier de HollisWealth, les fonds de fonds ont représenté 96 % des ventes nettes entre février 2015 et février 2016, pour un total de 46,3 G$1. Les banques dominent ce segment de marché, les cinq plus importantes constituant plus de 50 % de l'actif de ce marché.
Les nouvelles technologies exposent les assureurs à des risques importants, non seulement en matière de sécurité, mais aussi parce qu'elles engendrent des outils qui menacent les modèles et les façons de faire traditionnels.Au chapitre de la sécurité, au premier plan pèse «le risque de réputation à la suite de la perte de renseignements personnels ou de vols de données», indique l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans un courriel envoyé à Finance et Investissement pour la préparation de cet article.
Dans leur plan d'affaires 2016-2019, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) visent la simplification de la réglementation et des outils qu'elles offrent aux conseillers.Au cours des trois prochaines années, les ACVM souhaitent s'attarder plus particulièrement sur toutes les exigences en information continue pour l'investisseur.
Kronos Technologies annonce l'ouverture d’une place d’affaires à Toronto, ainsi que l'arrivée de Ray Adamson au sein de l'équipe de direction à titre de chef des relations auprès de la clientèle (Chief Customer Officer).