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De 2003 à 2008, pas moins de 10 000 Finlandais se sont fait prendre par une fraude financière de type chaîne de Ponzi appelée WinCapita. Ces 10 000 personnes ont perdu en moyenne 16 500 $ chacune. Comment une telle escroquerie a-t-elle pu avoir lieu dans un petit pays de 5,4 millions d'habitants où bien des gens se connaissent ? La question est intéressante, car elle montre l'importance des liens sociaux dans le déroulement des fraudes. Selon un chercheur finlandais qui a étudié cette affaire, les promoteurs ont inspiré confiance en raison de leur âge - qui était plus élevé que celui de leurs victimes - et aussi, de leurs succès précédents en tant qu'investisseurs. Contrairement aux pyramides de Ponzi habituelles, les victimes étaient des hommes de 46 ans environ et plus scolarisés que la moyenne. Les victimes de WinCapita ont erré en faisant d'abord confiance à des individus, au lieu de se demander s'ils comprenaient vraiment l'instrument de placement proposé (http://tiny.cc/lklj3x).
À combien s'élève le déficit total de l'ensemble des régimes publics de retraite aux États-Unis ? Personne ne le sait avec certitude, car il n'y a pas de données faisant consensus. Une étude récente a fait un bilan des enquêtes qui visent à mesurer ce déficit global. La conclusion : il s'établit entre 700 et 4 000 G$ US. Doit-on parler de «bombe fiscale», puisque 4 000 G$ US représentent le tiers du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis (http://tiny.cc/pp363x) ? Chose certaine, aux États-Unis, plusieurs administrations publiques vacillent sous le poids de ces responsabilités. Par exemple, à Chicago, le déficit des régimes publics de retraite municipaux est évalué à 9,4 G$ US. Les mesures de résorption du maire de la ville des vents ont récemment été jugées inconstitutionnelles (http://tiny.cc/4q563x). Au Kentucky, le régime de retraite des enseignants affiche un déficit de 14 G$ US, mais les autorités de cet État pensent pouvoir faire face au défi en émettant des obligations spécialisées (http://tiny.cc/4dw93x). Selon The Pew Charitable Trusts (un organisme de recherche sans but lucratif), de plus en plus d'administrations publiques recourent aux obligations afin de couvrir ces dépenses futures. Or, cette stratégie est d'une grande faiblesse, car si une récession survient, comme en 2008, les acheteurs de ces obligations pourraient avoir beaucoup de difficulté à être payés (http://tiny.cc/lpw93x).
Aux États-Unis, les fraudes constituent une «industrie» dont on évalue le chiffre d'affaires entre 40 et 50 G$ US par an. Quatre consommateurs sur cinq de plus de 40 ans disent avoir été approchés, à un moment de leur vie, afin de participer à des propositions d'enrichissement trop belles pour être vraies. Selon le Financial Fraud Research Center rattaché à l'université Stanford et à l'organisme américain d'autoréglementation FINRA, les escrocs sont généralement blancs, jeunes ou d'âge moyen, et issus de la classe moyenne (http://tiny.cc/5xpj3x). Ainsi, ils se fondent dans le paysage parce qu'ils partagent le vocabulaire et les références culturelles des individus de la classe moyenne. En juin dernier, la FINRA a mis en ligne un jeu interactif intitulé Con 'Em If You Can (Arnaquez-les si vous le pouvez !) La FINRA estime que les techniques de jeux vidéo peuvent aider les consommateurs à mieux connaître les tactiques d'approche et de persuasion des escrocs (http://tiny.cc/abpj3x).
Les régulateurs demandent maintenant aux sociétés financières qui négocient en Bourse d'être très proactives dans la recherche des activités illégales de leurs propres employés, souligne la firme d'analyse TABB Group (http://tinyurl.com/om9yyrl). Les sociétés financières ont ainsi la responsabilité de repérer des comportements inadéquats sur le plan de l'éthique en fouillant dans de grandes masses d'informations recueillies par téléphone, courriel ou messagerie texte. Par exemple, certaines de ces sociétés utilisent des logiciels qui repèrent des mots clés qui peuvent leur mettre la puce à l'oreille, comme l'expression «Appelle-moi sur mon cellulaire». En effet, cette simple phrase peut être interprétée comme une tentative de sortir des façons de faire habituelles. Les sociétés financières doivent aussi repérer les comportements illicites en analysant les transactions boursières après coup. Cela peut exiger beaucoup de ressources, étant donné la complexité de ces transactions. L'industrie ferait mieux de s'y atteler : les demandes en conformité des régulateurs ne diminueront pas de sitôt, selon l'expert Rob Klapp, de Clutch Group (http://tiny.cc/4sbs4x).
Dès 2017, les entreprises américaines inscrites en Bourse devront dévoiler l'écart de rémunération entre leur PDG et la médiane de leurs employés. Cette règle, appelée «Say on Pay», est un autre fruit de la loi américaine Dodd-Frank adoptée en 2010. Cette règle vise à faire pression sur les entreprises et leurs actionnaires afin de lier la rémunération du PDG à la performance de la société. Mais au pays de l'oncle Sam, ce sujet touche une corde très sensible : cette règle a suscité 287 400 commentaires écrits, selon la présidente de la U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), l'organisme responsable de son application (http://tiny.cc/83ds4x). Selon un think tank, l'Economic Policy Institute, les PDG des 350 sociétés américaines les plus importantes ont gagné 303 fois le salaire moyen de leurs employés en 2014, par rapport à 30 fois en 1978. Autrement dit, la rémunération moyenne de 16,3 M$ US en 2014 représente une hausse de 997 % par rapport à celle de 1978, alors que le travailleur moyen du secteur privé s'est contenté d'une hausse de 10,9 % (http://tiny.cc/36ds4x).
Certains critiquent les appellations plus ou moins contrôlées d'«éthique» ou de «vert» accolées à certains fonds d'investissement. Les critères d'inclusion ou d'exclusion de ceux-ci sont souvent aussi flous que la manière dont on mesure leur «responsabilité». Tout cela est sur le point de changer.L'année dernière, à Montréal, près d'une dizaine de sociétés d'investissement canadiennes se sont engagées à mesurer et à rendre publique l'empreinte carbone de leur portefeuille. Depuis septembre 2014, une centaine de sociétés ont signé l'Engagement de Montréal sur le carbone parrainé par le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
Pour gravir les échelons de l'industrie de l'assurance, Jacques Desbiens, président-directeur général d'UV Mutuelle, a toujours pensé qu'il était plus facile de changer d'employeur. Son parcours l'illustre bien.Entré en 1975 chez Aeterna-Vie à titre de chef de service de l'actuariat, ce diplômé en actuariat de l'Université Laval est ensuite passé par La Laurentienne et par l'Union Canadienne, où il a occupé des fonctions de directeur adjoint - tarification des produits, puis de directeur de l'actuariat - vie et incendie, accidents et risques divers (IARD) respectivement, avant d'être nommé président et chef de l'exploitation de La Mutualité en 1988.
Louis Morisset, le président-directeur général de l'Autorité des marchés financiers (AMF), a récemment donné un conseil à l'industrie financière.Lors du dernier Congrès de l'assurance et de l'investissement, il a recommandé que celle-ci fasse un exercice d'introspection.
Les investisseurs en quête de rendements se tournent vers les obligations d'entreprises de pays émergents depuis plusieurs années. Même l'épargnant moyen peut investir dans ce marché grâce à des fonds négociés en Bourse (FNB).Ce marché présente cependant certains risques, selon le portrait qu'en dresse l'Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) dans un rapport publié à la fin septembre (http://tinyurl.com/q9frenn).
Les sociétés de fonds dont la prospérité dépend traditionnellement de la gestion active de leurs portefeuilles de placement prennent soudainement d'assaut le secteur en pleine expansion des fonds négociés en Bourse (FNB). La tendance à offrir beaucoup plus de gestion active sous forme de FNB attire de nouveaux fournisseurs de FNB et élargit énormément la gamme de produits offerts aux investisseurs.«À mesure que les clients prennent davantage conscience de l'impact des coûts sur les rendements, les sociétés de fonds communs se positionnent pour offrir leurs compétences en gestion active sous forme de FNB», indique Daniel Straus, chef de la recherche et de la stratégie des FNB à la Financière Banque Nationale.
Christian Benoit-Lapointe occupait le poste de rédacteur en chef depuis 2010 et nous a quittés à la suite d'un long combat contre le cancer. Il était devenu membre de la famille de Finance et Investissement en novembre 2007. Reconnu pour sa détermination et sa passion, il a été un grand battant. Il a laissé sa marque dans l'industrie. Nous ne l'oublierons jamais, tout comme son professionnalisme, sa profonde gentillesse et sa joie de vivre.Au nom de l'entreprise et en notre nom personnel, nous offrons nos sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Sylvain De Champlain, représentant en épargne collective et président, De Champlain Groupe financier, s'inquiète de la trajectoire des taux d'intérêt au cours des prochaines années. Depuis 1981, ceux-ci ont beaucoup décliné, si bien que les clients au profil conservateur trouvent désormais moins d'endroits où se réfugier.«Lorsque nous traverserons une période de hausse des taux d'intérêt - que ce soit dans six mois, dans deux ans et demi ou dans quatre ans, il est certain que nous en traverserons une -, les conseillers comme les investisseurs devront aborder les marchés différemment et délaisser les fonds d'obligations traditionnels dont les rendements s'avéreront éventuellement nuls ou négatifs», avance Sylvain De Champlain.
En raison des changements démographiques, nous entrons dans une nouvelle «ère de glaciation fiscale». Ainsi, à un moment donné, les villes et les États ne pourront plus payer la facture des régimes de retraite des employés du secteur public. Tel est l'avertissement lancé par la gouverneure de l'État du Rhode Island, Gina M. Raimondo (http://tiny.cc/t5263x). Très versée en la matière, cette politicienne a récemment restructuré les régimes de retraite des fonctionnaires du Rhode Island en éliminant l'indexation automatique au coût de la vie, en faisant disparaître les régimes à prestations déterminées et en abolissant l'âge de la retraite optionnelle, qui était de 62 ans (http://tiny.cc/7e363x). Les contribuables du Rhode Island économiseront pas moins de 4 G$ US au cours des deux prochaines décennies grâce à ces mesures, selon le Providence Journal (http://tiny.cc/x9363x).
En prévision d'éventuelles hausses de taux d'intérêt, bien des gestionnaires obligataires ont considérablement raccourci la duration de leur portefeuille ces dernières années. Une décision qui s'est révélée coûteuse pour plusieurs.«Lorsqu'on observe les résultats de la base de données que produit trimestriellement la firme Mercer afin d'évaluer les gestionnaires de portefeuille au pays, on remarque que certains ont sous-performé nos fonds de plus de 150 points de base depuis 4 ans», souligne Derek Brown, vice-président et gestionnaire de portefeuille principal, Revenu fixe chez Fiera Capital.
Les abonnés de la chaîne HBO pourront bientôt visionner un film d'une heure où Robert De Niro incarnera le célèbre Bernard Madoff, l'auteur de la plus importante fraude de l'histoire des États-Unis. Évaluée à 65 G$ US, l'escroquerie de type «pyramide de Ponzi» de Bernard Madoff reposait sur la crédulité des victimes. Une partie de l'argent des nouveaux «investisseurs» était retournée aux autres «investisseurs» afin d'entretenir l'illusion de gains mirobolants, l'escroc se réservant évidemment une partie des sommes recueillies. Afin de mieux combattre ce type de fraude, des chercheurs ont analysé 376 combines à la Ponzi démantelées aux États-Unis par la U.S. Securities and Exchange Commission (SEC) entre 1988 et 2012. Selon cette recherche, aux États-Unis, la durée de vie moyenne d'une pyramide de Ponzi est de quatre ans et trois mois. Le fraudeur se réserve près du tiers (29 %) de l'argent des «épargnants», ce qui peut être considérable, puisque la valeur moyenne des fraudes s'établit à 208 M$. Les victimes sont généralement des personnes âgées, recrutées par des amis ou des membres de la famille (http://tiny.cc/20kj3x).
Les représentants sont en quelque sorte pris dans un étau, selon deux études du Groupe de recherche en droit des services financiers (GRDSF) de l'Université Laval. D'un côté, le Code civil du Québec et les nombreuses législations et réglementations en matière de services financiers leur imposent un devoir fiduciaire envers leurs clients, en faisant passer les besoins de ces derniers avant ceux du conseiller. De l'autre côté, ce même Code civil prévoit que les représentants ont une obligation de loyauté envers leur employeur qui peut avoir d'autres priorités, notamment en matière de performance financière et de rentabilité.«Le représentant se retrouve confronté à une double contrainte : d'une part, le désir de répondre aux normes professionnelles, et d'autre part, les impératifs économiques de productivité et de rentabilité», lit-on dans le mémoire de Raymonde Crête, avocate, professeur et directrice du GRDSF, et Cinthia Duclos, professeure assistante, avocate et membre du GRDSF, de la Faculté de droit de l'Université Laval, déposé lors des consultations menées par le ministère des Finances sur la Loi sur la distribution de produits et services financiers.
Quelles seront les principales tendances économiques et financières en 2016, et quelles sont vos stratégies pour en profiter ou vous en prémunir ?Voilà les deux questions que Finance et Investissement a posées à six spécialistes en placement afin d'aider les investisseurs à faire fructifier ou à protéger leur portefeuille.
UV Mutuelle a bonifié à la fin d'octobre son produit d'assurance vie temporaire pour enfants Juvénile 30/100 en ajoutant, sans frais, une protection pour maladies graves. Égale à 10 % du montant d'assurance vie initial, cette protection couvre neuf maladies graves, dont cinq maladies infantiles. Juvénile 30/100 couvre les enfants de 0 à 15 ans. La couverture s'établit entre 100 000 $ et 500 000 $. À 30 ans, la protection se transforme en assurance temporaire 100 ans. Le taux de transformation est garanti dans le contrat et aucune preuve d'assurabilité n'est requise. Dans le cas d'un capital assuré en cas de décès de 100 000 $, la prime mensuelle jusqu'à 30 ans est de 15 $. La prime s'établit à 30 $ et à 50 $, respectivement, dans le cas de capital assuré de 250 000 $ et de 500 000 $. Juvénile 30/100 comporte une garantie complémentaire de fracture accidentelle pouvant coûter 4 $ par mois. Par ailleurs, un formulaire de proposition simplifié est maintenant disponible en ligne. Le questionnaire médical est rempli au cours d'une télé-entrevue.
La plupart des acteurs de l'industrie, soit par fatalisme, soit par optimisme, entrevoient déjà l'arrivée de la vente d'assurance de personnes par Internet. Cependant, avant qu'on sache précisément comment cette offre se fera sur le Web, il y a loin de la coupe aux lèvres. En avril, l'Autorité des marchés financiers (AMF) proposait des «orientations» pour encadrer l'offre d'assurance sur Internet, l'«objectif ultime» étant la protection du consommateur. S'inspirant des consultations qu'elle a menées sur le sujet et des propositions déjà formulées en 2013 par le Conseil canadien des responsables de la réglementation d'assurance (CCRRA), l'AMF propose plusieurs mesures pour baliser les transactions en ligne.