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Dans un ouvrage publié récemment, Jarrod Wilcox et Frank Fabozzi disent souhaiter ni plus ni moins qu'une petite révolution dans le monde du conseil financier. Dans Financial Advice and Investment Decision: A Manifesto for Change, les deux auteurs, le premier, président de Wilcox Investment, et le second, professeur de finance à l'École des hautes études commerciales du Nord en France, y vont de constats sévères sur la profession et proposent une nouvelle approche en matière de conseil financier, celle de la richesse discrétionnaire.La stratégie consiste premièrement à construire un «bilan financier étendu» jusqu'à la retraite en tentant d'évaluer le revenu minimum dont un client aura besoin à la retraite. La valeur actualisée de ces besoins sera considérée comme un «passif implicite».
La chambre de la sécurité financière (CSF) est attaquée de toutes parts. Alors que le ministère des Finances du Québec remet en question sa pertinence en raison de la lourdeur du fardeau réglementaire et financier qu'elle représente pour l'industrie dans son «Rapport sur l'application de la Loi 188 sur les produits et services financiers (LDPSF)», plusieurs organisations réclament sa dissolution.Les opposants de la CSF se divisent en plusieurs camps : ceux qui souhaitent que l'organisme d'autoréglementation (OAR) soit intégré à l'Autorité des marchés financiers (AMF) ; ceux qui proposent qu'il disparaisse au profit de l'Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM) ou d'un éventuel ordre professionnel ; et ceux qui proposent sa transformation.
C'est un sujet toujours à la mode. Un sujet qui touche les gens riches, diront les uns, ou un sujet complexe, penseront les autres. Quoi qu'il en soit, les dons de charité forment un domaine en soi qui mérite qu'on s'y attarde pour augmenter la taille de son coffre d'outils en matière de conseils financiers.Tout d'abord, lorsqu'on parle de «don», on parle d'un actif qui est cédé à un organisme de bienfaisance dûment enregistré ou reconnu par les autorités fiscales. Je parle de «bienfaisance», car la notion de don est plus vaste que le simple «don de charité».
Les auteurs, des consultants américains en entreprise, affirment que le fait de dire «merci» encourage l'effort, contrecarre le cynisme et augmente la loyauté des employés et des collaborateurs. Mais on ne peut pas toujours vouloir simplement dire «merci», car pour certains, les paroles valorisantes n'ont pas de valeur. Les auteurs décrivent cinq types de caractères. Pour chacun d'eux, la façon de dire «merci» sera différente. Par exemple, certains ne se considéreront vraiment remerciés que si on leur donne des cadeaux, comme une paire de billets pour un spectacle ou un match de soccer.Gary Chapman et Paul White, Les 5 langages d'appréciation dans le milieu de travail : optimiser les entreprises en encourageant les employés, Longueuil, Béliveau éditeur, 2015, 200 p.
Invesco canada lance son nouveau système d'achat et de vente de parts de fonds communs qui simplifie le processus de négociation et d'administration et réduit les coûts de gestion pour les porteurs de parts.À terme, la plateforme pourrait s'étendre à l'ensemble du secteur des fonds communs de placement et inclure les fonds de fournisseurs concurrents, multipliant ainsi les avantages pour les clients.
Dans le cadre d'une planification de la retraite et de la succession, la diversification est de mise au sein du portefeuille de placement.L'utilisation des rentes viagères peut remplacer certains titres à revenu fixe traditionnels, comme les obligations et les certificats de dépôt, afin de procurer un revenu annuel supérieur, garanti la vie durant. Cette portion du portefeuille veille à gérer le risque de longévité.
Claude Béland vient d'écrire son autobiographie, à 84 ans. Sa carrière bien remplie débute avec un poste de conseiller juridique dans une association de propriétaires de taxis et atteint son point culminant lorsqu'il est président du Mouvement Desjardins, de 1987 à 2000. L'auteur met l'accent sur la mécanique interne et sur les façons de faire de Desjardins. L'abondance de détails pourrait cependant en rebuter d'autres. L'auteur pense que des «hasards intelligents» l'ont fait tel qu'il est devenu. Parmi ces hasards : un père cofondateur de la Caisse populaire d'Outremont qui parlait «Desjardins» au petit-déjeuner, ainsi que la poussée fulgurante des coopératives dans les années 1960, dans la foulée de la Révolution tranquille. Son livre nous familiarise avec l'histoire financière et culturelle du Québec contemporain. On y apprend par exemple que Desjardins avait refusé les cartes de crédit en 1974, car elles favorisaient l'endettement. Pendant ce temps, dit l'auteur, de nombreux membres des Caisses n'hésitaient pas à se procurer les cartes d'American Express et de Diners Club !
Une étude menée par un groupe de régulateurs ontariens auprès de quatre catégories de professionnels du placement a de quoi les inquiéter.En effet, l'«Évaluation mystère sur les conseils en matière de placement» (http://bit.ly/1Qyk kAW) indique que 63 % des conseillers répondraient pleinement aux attentes en matière de réglementation lorsqu'ils recommandent des placements à des clients lors d'une première rencontre. Autrement dit, leur taux d'échec s'élève à 37 %.
En 2012, atlantic power payait un dividende de 1,15 $ par action. À la fin de novembre 2012, dans le cadre d'un appel en présence d'analystes, le président et chef de la direction d'Atlantic Power indique qu'il est confiant des capacités de la compagnie de maintenir son niveau de dividendes courant.Quatre mois plus tard, soit en février 2013, Atlantic Power annonce que le dividende sera réduit de 65 %, entraînant la chute du prix de l'action sur le marché boursier.
L'industrie canadienne des fonds communs de placement (FCP) affiche plusieurs caractéristiques d'un marché mature, dont la pression croissante sur les prix et la diminution des marges bénéficiaires. Voici quelques tendances qui risquent de croître dans cette industrie.Croissance du marché des FNB«Le modèle d'affaires des FCP subit un test de résistance (stress test). La croissance des ventes enregistrées par les fonds négociés en Bourse (FNB) a définitivement un impact sur cette situation, en raison de sa structure de frais», avance Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef, Industrielle Alliance, Gestion de placements.
La décision de l'autorité des marchés financiers (AMF) est claire : l'organisme n'a pas l'intention de suivre l'exemple de l'Ontario et des États-Unis et de permettre les règlements à l'amiable sans aveu de culpabilité (règlement à l'amiable sans admission ou no-contest settlement) afin d'accélérer l'aboutissement des poursuites.Jean-François Fortin, avocat et directeur général du contrôle des marchés à l'AMF, a dissipé tout doute lors du Forum sur l'application des lois dans le secteur financier, en septembre.
En avril 2016, les conseillers en services financiers britanniques qui travaillent dans des institutions devront renoncer aux commissions. Ils seront dorénavant rémunérés sur honoraires. Or, un récent sondage d'Aviva montre que deux conseillers en services financiers sur cinq craignent que leur profitabilité ne soit menacée. Chaque type de rémunération possible comporte des inconvénients, résumés par Aviva. S'ils facturent sur une base horaire, les conseillers en services financiers expérimentés sont désavantagés, car ils travaillent plus rapidement que les autres. De plus, leurs clients feront moins appel à leurs services en raison de leurs tarifs horaires habituellement plus élevés. S'ils facturent par projet, ils risquent d'être submergés par les demandes, puisque les clients pourraient en profiter pour résoudre divers problèmes. Parallèlement, si les conseillers en services financiers privilégient une facturation mensuelle ou annuelle fixe, les clients pourraient penser qu'ils sont en droit de leur demander à peu près n'importe quoi. Aviva croit que l'idéal consiste à offrir des menus de services dont les coûts sont clairement établis. «Si les clients ont des choix et qu'ils comprennent les coûts, ils seront alors plus portés à payer pour les services des conseillers en services financiers» (http://tiny.cc/4xmg3x).
Great-West compagnie d'assurance-vie a récemment lancé Bonjour la vie qu'elle présente non pas comme un «produit», mais comme un «programme complet», qui permet au client d'établir un plan de dépenses qui durera tout au long de sa retraite. Le conseiller y trouvera, quant à lui, une manière de l'aider à gérer l'ensemble des actifs financiers des clients.«Nous avons vu beaucoup de statistiques qui indiquent une forte tendance à la consolidation chez les investisseurs au moment de la retraite», rapporte George Turpie, vice-président principal, produits d'investissement chez Great West, London Life et Canada-Vie.
«Le secteur financier est très important, voire vital, c'est une industrie de services qui fait rouler l'économie et où il est très important que les choses soient fluides tout en protégeant le consommateur», explique d'emblée Monique Jérôme-Forget, députée à l'Assemblée nationale du Québec de 1998 à 2009, présidente du Conseil du Trésor de 2003 à 2008, et ministre des Finances du Québec entre 2007 et 2009.Durant son passage à l'Assemblée nationale, Monique Jérôme-Forget a vécu certains des événements les plus marquants de l'histoire des services financiers des 15 dernières années au Québec.
Aujourd'hui, certains retraités ont pour objectif à la fois d'obtenir des revenus réguliers de leurs investissements et de limiter l'impôt payable au décès. Lier ensemble ces aspects de la gestion de patrimoine par l'intermédiaire de fonds communs de placement de série T peut créer une synergie sous-estimée, surtout lorsqu'un client désire faire un don.Donner au suivantIl arrive régulièrement que lorsqu'ils avancent en âge, des épargnants disposent de sommes plus importantes que ce dont ils ont besoin pour financer leur retraite. De surcroît, ce ne sont pas tous les clients qui ont des enfants ou des héritiers désignés.
Les amateurs d'histoire financière se régaleront : les mémoires de Winthrop H. Smith Jr, fils d'un des fondateurs de Merrill Lynch, sont particulièrement juteux. Après avoir travaillé 28 ans chez Merrill Lynch, l'auteur a démissionné en 2001, car il s'opposait à la stratégie de maximisation des bénéfices suivie par le PDG de l'époque, Stanley O'Neal. Sur un ton personnel et parfois vindicatif, il lui reproche l'appétit effréné de rendement qui conduira Merrill Lynch dans la débâcle des prêts hypothécaires à risque (subprimes) et à son rachat par Bank of America en 2008. Mais ces mémoires ne s'arrêtent pas là. L'auteur présente l'histoire du développement de Merrill Lynch aux États-Unis. Se voulant l'équivalent d'un grand magasin de valeurs mobilières, Merrill Lynch est devenue très présente dans la vie des consommateurs dans les années 1940, notamment grâce à des kiosques de vente dans des gares. Monsieur et Madame Tout-le-Monde ont alors appris à acheter des actions - non des fonds communs - procurant à Merrill Lynch de faibles marges mais de forts volumes de vente. Jusqu'au début des années 1970, ses courtiers étaient rémunérés à salaire, avec primes annuelles. L'auteur est maintenant propriétaire de la station de ski Sugarbush Resort au Vermont.
Plusieurs mémoires présentés au ministère des Finances du Québec recommandent un encadrement en épargne collective qui reconnaît l'Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM) comme organisme d'autoréglementation. D'autres acteurs s'y opposent fermement.Le Québec n'étant pas assujetti à l'ACCFM, comme ailleurs au pays, «l'encadrement actuel limite la capacite d'harmoniser le regime quebecois avec celui du reste du Canada, ce qui constitue un coût additionnel pour ce secteur, etant donne que plusieurs courtiers exerçant au Quebec ont aussi des activites a l'echelle canadienne», lit-on dans le rapport sur l'application de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF).
Que ce soit pour faire de la prospection, la promotion de nouveaux produits et services ou pour rassurer leurs clients en période de turbulence économique, de nombreux conseillers ont recours au publipostage. Mais à défaut de respecter les principes de base suivants, cette technique de marketing peut se retourner contre eux.1. Respecter la Loi canadienne anti-pourriel (LPAC)En vertu de cette nouvelle législation, qui est entrée en vigueur le 1er juillet 2014, il est interdit d'envoyer des messages électroniques commerciaux à ses clients sans avoir obtenu au préalable leur consentement tacite ou explicite.
Le Vietnam sera l'un des marchés qui connaîtront la plus forte croissance économique au cours des prochaines décennies, souligne une nouvelle analyse de la Financière Banque Nationale (FBN), intitulé «Les astres géopolitiques et économiques s'alignent pour le Vietnam».De 2014 à 2050, le PIB réel du pays devrait croître en moyenne de 5,3 % par an, selon une étude de PwC publiée en février 2015, et dont fait état la FBN (http://tinyurl.com/ojomu5d).
Plusieurs intervenants montrent du doigt la Chambre de la sécurité financière (CSF) dans leur mémoire portant sur la révision de la Loi sur la distribution des produits et services financiers (LDPSF). Marie Elaine Farley, présidente et chef de la direction de la CSF, répond aux différentes critiques.Finance et Investissement (FI) : Que pensez-vous de la démarche du ministère des Finances ?Marie Elaine Farley (MEF) : Je suis déçue du rapport sur la révision de la LDPSF. Je ne suis pas seule à l'avoir dit. Certains mémoires font allusion à son manque de fondement. C'est très important qu'on tienne des audiences publiques sur le rapport, et j'interpelle le ministre en ce sens. Il doit y avoir un débat sain et constructif. Il ne faut pas non plus que d'autres lois, comme la Loi sur les assurances, viennent réglementer une partie des enjeux et qu'on se retrouve avec une loi sur l'encadrement obsolète. De plus, l'incertitude suscitée par le rapport n'est pas bonne pour qui que ce soit.