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Des banques centrales européennes établissent des taux d'intérêt directeurs négatifs afin de stimuler l'économie, relever l'inflation et affaiblir leur taux de change. Inédite dans l'histoire financière, cette stratégie gagne en popularité. Elle suscite aussi beaucoup d'interrogations. Tour d'horizon.Le nombre de banques centrales européennes qui ont fixé des taux d'intérêt négatifs a augmenté au cours des derniers mois. Quatre banques centrales ont maintenant un taux d'intérêt sous la barre du 0 % : la Banque centrale européenne (BCE), la Banque Nationale suisse, la Banque de Suède (Riksbank) et la Banque Nationale du Danemark.
L'ère des robots-conseillers se dessine. Au Québec et au Canada, on peut s'attendre à ce qu'elle prenne une forme peu empruntée jusqu'ici aux États-Unis : le robot-conseiller, adjoint du conseiller humain. Voici quelques pistes sur la façon dont les conseillers peuvent se préparer à accueillir ce nouvel adjoint.Au Québec et au Canada, contrairement aux États-Unis, la règlementation interdit de dispenser un service de conseil financier sans intervention humaine. Autrement dit, une grande partie de l'offre en cours aux États-Unis, où plusieurs sites donnent un service entièrement automatisé, ne pourra prendre racine ici de manière identique.
L'auteure de ce livre sur le transfert de richesse entre générations connaît son sujet à fond. Emily Griffiths-Hamilton est la fille de Frank Griffiths, l'ancien propriétaire des Canucks de Vancouver mort en 1994, et la petite-fille du vétérinaire William Ballard, le créateur de la célèbre marque de nourriture pour chiens. Selon cette héritière de troisième génération, 70 % des projets successoraux échouent. Et ce n'est pas à cause des stratégies de planification fiscale et successorale. Elle explique que ces familles se sont mal préparées à l'inévitable, de sorte qu'après le décès, les héritiers saborderont l'héritage. Selon elle, le transfert de richesse repose sur une excellente communication au sein de la famille, une préparation minutieuse de la prochaine génération et un partage de valeurs communes. Les conseillers en gestion de patrimoine doivent donc avoir un sens aigu de la diplomatie. Le dernier chapitre porte sur le rôle clé des conseillers et sur la façon de les choisir. L'auteure met ses lecteurs en garde contre les conseillers qui se croient supérieurs en raison de leurs diplômes ou de la maîtrise d'un jargon spécialisé. Elle juge que leur rémunération doit être partiellement liée à l'atteinte d'objectifs.
En raison de la faible volatilité actuelle et des rendements boursiers des derniers mois, «on a un faux sentiment de confort», a indiqué Jean-Luc Gravel, premier vice-président, Marchés boursiers, Direction des placements, à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) lors du congrès de l'ASDEQ. Selon lui, les bons rendements boursiers obtenus ces dernières années à la CDPQ seront difficiles à reproduire, et les rendements réels des marchés boursiers seront faibles au cours des prochaines années. Cette quête difficile de rendement s'explique par la cherté relative des actions actuellement, par rapport à leurs cours historiques. Par exemple, la marge nette des entreprises de l'indice S&P 500 s'élève à plus de 9 % en ce moment, soit à plus de deux écarts-types de sa moyenne historique, a observé Jean-Luc Gravel. Pour obtenir des rendements élevés dans un tel contexte, la CDPQ mise sur la gestion active et entend innover afin de trouver des sources différentes de revenus, notamment en investissant dans les infrastructures, l'immobilier et d'autres catégories d'actifs moins liquides. (http://bit.ly/1HyxaMe)
Si on pouvait remonter dans le temps et se rendre à Amsterdam au début des années 1600, on entendrait beaucoup parler d'actions, de dividendes, d'options et de contrats à terme. Et on entendrait fulminer contre les «pirates» de la vente à découvert qui répandent de fausses rumeurs afin de faire baisser le cours des actions ! Historien spécialisé en finance, l'auteur montre d'une façon claire comment la première place boursière du monde a vu le jour à Amsterdam. En effet, c'est en 1602 que la Compagnie néerlandaise des Indes orientales émet les premières actions d'une société anonyme, qui ont donné naissance à cette Bourse. Et ce, au coeur du système féodal européen, puisqu'à cette époque, les guildes - ou associations de marchands - régissent l'économie de père en fils. Selon l'auteur, cette structure féodale explique pourquoi les Juifs d'Amsterdam ont été si nombreux à devenir courtiers, puisqu'ils étaient exclus des guildes. On voit aussi jusqu'à quel point la Bourse était importante dans la vie de cette ville et de ses résidents. Écrit dans un anglais clair, ce livre fascinera les amateurs d'histoire boursière.
Alors que l'autorité des marchés financiers (AMF) a arrêté sa position quant à la distribution d'assurance par Internet, les transferts en bloc et la divulgation des bonis de transfert, elle réfléchit encore quant au devoir fiduciaire du représentant et à l'abolition des commissions de suivi.Finance et Investissement (FI) : Pourquoi proposez-vous que la vente d'assurance puisse se faire sur Internet sans l'intervention d'un représentant ?
Ce guide gratuit publié par le gouvernement du Québec présente une vue d'ensemble des démarches à accomplir lors d'un décès auprès de l'ensemble des ministères et organismes gouvernementaux. On présente d'abord les formalités à remplir, la plus importante étant de remplir le formulaire «Demande de transmission simplifiée de renseignements relatifs au décès», qui informe d'un seul coup jusqu'à neuf ministères et organismes. Puis, il est question de la liquidation de la succession. Enfin, et c'est la partie la plus importante, le guide nous informe des congés, prestations, rentes et indemnités aux survivants, en précisant les délais requis. Par exemple, le guide souligne qu'en cas de décès à la suite d'un accident d'automobile, on a trois ans pour présenter une demande d'indemnité auprès de la Société de l'assurance automobile du Québec. Le guide comprend les coordonnées des ministères et des organismes.
La rémunération à commission crée assez de problèmes pour justifier une action en matière de réglementation, conclut une étude commandée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Le document laisse entendre que la rémunération sur honoraires est probablement un meilleur modèle, mais souligne que l'interdiction des commissions à la vente de fonds communs de placement n'améliorerait pas nécessairement la santé financière à long terme des clients. Selon l'étude, les fonds communs qui paient des commissions sous-performent sur une base brute, ajustée du risque, après rémunération, et les recommandations des conseillers sont parfois biaisées en faveur de produits qui génèrent plus de commissions pour eux. Le rapport montre aussi que les investisseurs ne peuvent pas évaluer facilement quelle est la meilleure forme de rémunération pour eux. Le rapport note toutefois que les investisseurs les moins fortunés ont «plus de mal à obtenir des services conseils» dans les pays qui ont imposé une rémunération sur honoraires par rapport à ceux qui autorisent les commissions. Selon le document, il est difficile de savoir si cette différence est due à une interdiction de commissions ou non. (bit.ly/1IOxUQO)
Empire Vie affirme que son service de soumission en ligne Rapide et Complet permet d'émettre les polices d'assurance vie plus rapidement que la plupart de ses concurrents. Ainsi, 44 % des propositions d'assurance vie soumises par Rapide et Complet sont réglées en 10 jours ou moins, soit 20 jours de moins que la moyenne du secteur. C'est du moins ce que l'assureur avance dans une communication aux agents généraux, en citant des données internes et de LIMRA. Destiné aux conseillers, l'outil en ligne Rapide et Complet a été lancé en décembre 2013 (http://tinyurl.com/knp9lrh). Il comprend un questionnaire électronique sur l'état de santé. Par ailleurs, Empire Vie a abaissé de 3,2 % en moyenne les taux de primes initiaux de ses produits temporaires Solution 10 et Solution 20. Dans une autre communication aux agents généraux, l'assureur précise que la diminution de taux touchant ses «publics cibles clés des 30 à 50 ans» est de 3,4 % en moyenne pour Solution 10, et de 0,4 % pour Solution 20.
Le réseau des correspondants de la Banque Nationale (BNRC) espère lancer sous peu une nouvelle plateforme d'échange pour faciliter l'achat de fonds négociés en Bourse (FNB) par les courtiers en épargne collective.Christine Rodrigues, la première vice-présidente responsable du développement des affaires à la Banque Nationale, en a fait l'annonce lors de la 4e conférence annuelle de la Fédération des courtiers en fonds mutuels (FCFM), à Toronto en avril dernier. «Ce que nous mettons en place est assez simple pour les membres de l'industrie et pas aussi compliqué que certains l'avaient imaginer», a-t-elle expliqué durant sa présentation.
En janvier dernier, Empire Vie a mis en marché AssurMax, une protection d'assurance vie permanente avec participation qui fait des vagues dans l'industrie.Yan Charbonneau, directeur général de l'agent général AFL Groupe Financier, y voit une concurrence directe aux produits destinés aux clients fortunés : «Ce produit rivalise avec les participantes de la Sun Life, de la Great-West et de Canada-Vie qui visent traditionnellement des clientèles aisées.»
«La finance est un des rares secteurs où l'on peut surperformer sans faire de prédictions et sans avoir d'expertise», a soutenu Jacques Lussier, président et chef des placements chez Ipsol Capital lors du 40e congrès annuel de l'Association des économistes québécois (ASDEQ), en mai. Après avoir passé près d'un an et demi à recenser les publications sur les preuves en matière de capacité de prédiction dans le domaine des sciences sociales, et plus particulièrement dans le secteur de la finance, Jacques Lussier a d'importants bémols à apporter. «Nous sommes arrivés à la conclusion que jusqu'à récemment, c'est-à-dire il y a quelques années parce que les choses se sont quand même améliorées, il y avait très peu de preuves quant à la capacité de prédire des événements dans le domaine des sciences sociales et de la finance», a-t-il indiqué. Il détermine quatre sources de performance pour les prédictions en finance : «La structure de marché, le hasard, la structure de portefeuille et la capacité de prévoir. De ces quatre sources, deux sont liées à l'expertise». (http://bit.ly/1HznFzm)
Les sondages peuvent s'avérer un excellent outil dans l'arsenal d'un conseiller pour tisser des liens avec ses clients. Malheureusement, c'est un outil auquel peu d'entre eux ont recours.En tout premier lieu, un sondage permet à un conseiller de savoir ce que ses clients pensent de ses services. De plus, cela souligne la valeur qu'il accorde «à l'importance de la gestion de la relation client, c'est une façon de leur dire, "je me soucie de vous et de votre satisfaction"», note Hugh Murphy, président de Credo Consulting, à Mississauga.
«Le vieillissement de la population, la fréquence des maladies graves, les probabilités de survivre à ces maladies avec toutes leurs conséquences...»Carl Yergeau, analyste planification financière, fiscale et successorale, Industrielle Alliance, ne manque pas d'arguments en faveur de l'assurance maladies graves, qu'il estime de plus en plus nécessaire.
L'empreinte économique totale du secteur des fonds communs de placement (FCP) du Québec, y compris les effets directs, indirects et induits, s'élève à 1,8 G$, soit tout près de 0,5 % du PIB québécois, selon les données du Conference Board du Canada (CBdC), évoquées dans une étude de l'Institut du Québec (IdQ).En 2013, la contribution du secteur québécois des FCP à l'économie québécoise est évaluée à 860,9 M$. Cette valeur correspond à 30,7 % du PIB total de la catégorie des services d'investissement financiers, des fonds et des autres instruments financiers. Le multiplicateur économique du secteur s'établit à 2,1 si l'on y inclut les effets induits.
Pensez-y bien avant d'entreposer des données critiques dans le nuage. En effet, les fournisseurs de services d'infonuagique ont été victimes de nombreuses brèches de sécurité depuis deux ans.En novembre dernier, Hitachi Solutions America a souligné l'ampleur du problème dans son blogue Credeon, dans un article intitulé «Google Drive, Dropbox, Box et iCloud parmi le top 5 des brèches de sécurité dans l'infonuagique» (http://tinyurl.com/kxbrouu).
Tous les coûts liés à la santé ne seront pas couverts par l'État, a souligné Guy Couture, vice-président régional des ventes d'assurance à la Financière Manuvie, lors d'un récent symposium à l'Université Laval sur les produits d'assurance de soins de longue durée et maladies graves.En conséquence, l'assurance contre ces risques offre une «nouvelle occasion» au conseiller.Or, un sondage de Market Probe commandé par la Financière Manuvie a révélé que seulement 27 % des Canadiens qui ont un représentant en assurance en reçoivent des conseils sur «leurs besoins en matière de soins de longue durée». «Une statistique qui en dit long», selon Guy Couture.
En raison des compressions qui s'accumulent dans les budgets des universités, les fondations universitaires sont de plus en plus appelées à jouer un rôle important dans le financement de l'éducation supérieure. Mais en ont-elles les moyens ?Pour Pascal Duquette, directeur de la Fondation HEC Montréal, il ne fait aucun doute que la fondation de l'École en viendra naturellement à prendre le relais pour certaines dépenses de l'institution.
L'affaire François Bungingo a surpris et déçu l'équipe de Finance et Investissement. Nous avons été troublés par la «créativité journalistique» que le journaliste s'est permis au fil des ans et qui, aujourd'hui, éclabousse l'ensemble de la profession. En journalisme, l'exagération volontaire et le mensonge sont inacceptables.Évidemment, nous nous «réjouissons» que ces manquements aient été mis au jour et que la personne fautive soit écartée du métier. Nous sommes toutefois conscients du tort qu'un tel comportement cause à la crédibilité et au professionnalisme des artisans de l'information.
RBC Assurances a accru la compétitivité de la Série Fondamentale, son produit d'assurance invalidité pour travailleurs autonomes et cols bleus. Depuis la mi-avril, ce produit peut être ajouté à un régime d'assurance salaire. De plus, le délai de carence pour la couverture «Blessure et maladie» est désormais de 90 jours. La période d'indemnisation pour la couverture «Maladie» est passée à deux ans. Par ailleurs, le programme de réduction des primes pour étudiants s'applique maintenant aussi aux menuisiers, aux électriciens et aux plombiers inscrits auprès d'une institution d'enseignement. Lancée en 2013, la Série Fondamentale couvre la perte de revenu et les frais généraux pour une somme variant entre 500 et 6 000 $ par mois. La protection pour maladie prend fin à 70 ans, et celle pour blessure, à 75 ans. L'émission de la couverture en cas de blessure est garantie, alors que l'émission de la couverture en cas de maladie est optionnelle et à souscription simplifiée (http://tinyurl.com/pu3n2z9). Dans son nouveau matériel marketing, RBC Assurances fait valoir que «l'assurance invalidité coûte moins cher que vous ne le croyez. C'est en général de 1 à 3 % de votre revenu» (http://tinyurl.com/p9umkdn).