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Lorsqu'ils reçoivent une demande inhabituelle de la part d'un client âgé ou de son mandataire, les conseillers doivent se rappeler qu'ils ont le droit de prendre le temps de consulter leur service de la conformité.«Il est préférable de prendre un peu plus de temps pour vérifier la demande, parce qu'une fois que l'argent est parti, il est parti pour de bon», indique Danielle Tétrault, vice-présidente adjointe, examens de conformité, chez Groupe Investors.
Un fonds d'investissement peut devenir trop gros dans le marché spécifique où il intervient, et cette taille implique un coût caché qui se traduit par un risque élevé de perte de performance pour le client.«C'est un sujet majeur, mais il est peu connu et n'est pas véhiculé», juge William André Nadeau, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Tactex Gestion d'actifs.
Plus des deux tiers (67 %) des futurs retraités canadiens ressentent du stress et de l'anxiété lorsqu'ils pensent à leur épargne et à leurs placements en vue de la retraite, selon un sondage mené pour le compte de Placements Franklin Templeton.Chez les plus vieux, plus de 8 futurs retraités sur 10 (82 %) de 55 à 59 ans se disent inquiets, comparativement à 64 % des non-retraités de 60 à 64 ans. Environ la moitié (49 %) des personnes à la retraite depuis au moins 11 ans se disent encore stressées et anxieuses par rapport à leur épargne et à leurs placements pour la retraite.
En 2007, le capital assuré moyen demandé pour une assurance Temporaire 10 de RBC Assurances était de 500 000 $. Et l'âge moyen de ces clients était alors de 52 ans. Partant de cette statistique, RBC Assurances annonce une réduction de 5 % aux clients de 56 ans et plus qui renouvelleront une police dont le capital assuré s'établit entre 500 000 $ et 999 999 $. Cette réduction s'applique également aux renouvellements de polices d'au moins 1 M$, peu importe l'âge du client. RBC Assurances a produit une illustration de LifeGuide concernant une femme de 60 ans, non fumeuse, pour une T10 avec couverture de 1 M$. La prime de RBC Assurances arrive alors au premier rang parmi 10 assureurs. Signalons par ailleurs que RBC Assurances a majoré de 5 % certaines commissions de première année. Les produits touchés sont les propositions, avenants, renouvellements de PourVous RBC, ainsi que les échanges de T10 contre un produit PourVous RBC. La hausse s'appliquait jusqu'au 21 avril.
Méfions-nous des gestionnaires de fonds de couverture (hedge funds) qui conduisent des autos de type Lamborghini, Ferrari et Aston Martin ! En effet, ces amateurs de sensations fortes auraient tendance à piloter leurs sociétés d'investissement de façon trop audacieuse. D'après une récente recherche, ces gestionnaires propriétaires de bolides alliant le luxe à la grande vitesse affichent des résultats beaucoup plus volatils - d'environ 16 % - que les gestionnaires qui conduisent des véhicules «ordinaires». Inversement, les gestionnaires de fonds de couverture qui conduisent des fourgonnettes montrent des résultats beaucoup moins volatils - soit environ 11,7 % - que leurs collègues ayant des voitures aux noms à faire rêver. Le risque de se fier à ces derniers en vaut-il la chandelle ? Non, affirment ces chercheurs. Ils rapportent que les amateurs de Ferrari affichent de moins bons ratios de Sharpe, et qu'il est plus probable qu'ils fassent l'objet d'infractions pouvant mener à des poursuites et qu'ils doivent fermer leurs fonds (http://tiny.cc/fdzuiy). Les conseillers amateurs de Ferrari devraient-ils donc laisser ces belles voitures au chalet ? L'histoire ne le dit pas...
TOP DES CABINETS MULTIDISCIPLINAIRES - Les conseillers montrent un attachement aux associations et aux groupes d'intérêt de l'industrie, mais ils sont sceptiques quant à leur réel pouvoir d'influence.Voilà l'un des éléments qui ressortent du sondage exclusif du Top 11 des cabinets multidisciplinaires de Finance et Investissement. À la question «Vous sentez-vous bien représenté par les associations et groupes d'intérêt de l'industrie ?», près de 60 % des personnes sondées répondent par l'affirmative.
Option consommateurs souhaite l'élimination de la règle de «la plus haute bonne foi» en matière de souscription de produits d'assurance de personnes, et ce, pour tous les canaux de distribution. Ce voeu apparemment anodin pourrait, selon un observateur de l'industrie, se retourner contre les intérêts des clients et des assureurs.Dans une étude publiée en novembre dernier sur la distribution en ligne de produits d'assurance, Option consommateurs constate que le consommateur doit déclarer à l'assureur «toute circonstance susceptible d'influencer de façon importante l'appréciation du risque, sa décision de l'accepter et l'établissement de la prime». Concrètement, le consommateur doit «spontanément déclarer tout autre élément pertinent non abordé» dans un questionnaire de l'assureur. Toutefois, estime cet organisme, les consommateurs pourraient tomber dans un piège en omettant de communiquer ces informations en raison de leur «manque de connaissances» (http://tiny.cc/6e9aiy).
Les négociateurs sur séance, les day-traders, peuvent gagner de l'argent en lisant des gazouillis de 140 caractères. Selon une enquête réalisée à l'Université John Hopkins, de Baltimore, une lecture avisée de tweets portant sur les marchés boursiers peut susciter des gains annuels de 10 à 20 % ! La clé consiste à négocier avant ou après l'annonce des résultats, tout en évitant le consensus de Wall Street, car les prévisions des analystes professionnels sont trop prudentes. En revanche, les tweets d'amateurs éclairés ont un plus grand pouvoir prédictif. Cette conclusion découle de l'examen des gazouillis de 140 caractères rassemblés dans Estimize et iSentium, des sites de prévisions boursières qui comprennent les prévisions de milliers d'individus. D'après les chercheurs, la «sagesse des foules» se révélerait plus efficace que le consensus de Wall Street en raison d'une plus grande objectivité des participants de Estimize et iSentium. En effet, les analystes de Wall Street chercheraient à susciter une surprise positive chez les épargnants. Leurs employeurs, banques d'affaires et maisons de courtage, rendraient service aux dirigeants des entreprises inscrites en Bourse en leur donnant le très beau rôle de «battre» les prévisions de leurs propres analystes (http://tinyurl.com/guw4osh).
DIAPORAMA - Les conseillers ont vu leur actif sous administration moyen en fonds communs pratiquement doubler de 2013 à 2017, selon notre sondage. Or, leurs revenus personnels moyens, après dépenses, sont restés sensiblement les mêmes, soit de 100 000 à 150 000 $.
les canadiens qui détiennent des produits d'assurance de personnes ont moins tendance à envisager de changer de conseiller en services financiers que ceux qui ont un conseiller mais ne détiennent pas de produits d'assurance, selon une étude récente menée par Credo Consulting, de Mississauga, en Ontario. De même, ceux qui détiennent des produits d'assurance sont beaucoup plus susceptibles de qualifier leur conseiller de façon positive comme «professionnel», «digne de confiance» et «fiable» que les Canadiens sans produits d'assurance.«Si vous [en tant que conseiller] êtes capable de rejoindre les gens sur le plan de l'assurance, alors vous protégez toutes les affaires que vous faites [avec ce client]», dit Jim Ruta, président de AdvisorCraft Media and Consulting de Toronto et chroniqueur vidéo chez Investment Executive.
Les boursicoteurs et les épargnants ayant des positions «acheteurs» peuvent avoir une grande influence sur les nombreux lecteurs du site Seeking Alpha. Dès qu'ils écrivent un article sur un titre boursier pour en recommander l'achat, sa valeur peut grimper jusqu'à 0,5 % en 24 heures. Selon une recherche portant sur 114 000 articles publiés entre 2006 et 2015, l'impact de ces doués de la Bourse ne s'arrête pas là, puisque la valeur d'une action peut aussi chuter de 1,5 % 48 heures après une recommandation de vente à découvert. Les conséquences sont significatives lorsque l'auteur a une position longue. Plus les collaborateurs sont impliqués financièrement dans les titres analysés, plus fort est l'impact de leurs écrits. Les chercheurs jugent que le public aime le fait que les collaborateurs partagent le risque (http://tiny.cc/mauviy). Seeking Alpha exige que ses collaborateurs dévoilent leurs positions par rapport aux titres analysés. Ceux-ci reçoivent au moins 35 $ US par mois. Cette rémunération augmente avec le nombre d'abonnés (followers). Cinq collaborateurs sont en voie de générer des gains de près de 100 000 $ US cette année (http://tiny.cc/f7uviy).
Un lapsus freudien d'un représentant de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a bien fait rire les participants du 11e colloque de conformité du Conseil des fonds d'investissement du Québec (CFIQ), qui se tenait le 26 avril dernier.Au cours d'un atelier de cet événement, Louise Gauthier, directrice principale des politiques d'encadrement de la distribution à l'AMF, soulignait à plusieurs reprises que l'objectif réglementaire des récentes réformes proposées n'était surtout pas de priver le client ayant peu d'actif financier de l'accès au conseil financier professionnel.
Planificateur financier et représentant en épargne collective à la Caisse populaire Desjardins de Cap-Rouge, Charles Hunter-Villeneuve signe une bande dessinée éducative. Ses héros sont des conjoints de fait qui n'ont pas rédigé de testament. On devine qu'ils pourraient avoir de gros ennuis ! Mais heureusement, leur conseiller est proactif. Après leur avoir expliqué les conséquences de l'absence de testament sur le patrimoine familial, le conseiller leur recommande de faire un testament notarié afin d'économiser des impôts, d'assurer l'insaisissabilité des biens et de jouir d'une tranquillité d'esprit. La seconde moitié du document résume de façon pédagogique, dans des mots de tous les jours, les notions de base en planification successorale pour conjoints de fait, conjoints mariés ou unis civilement, et familles recomposées. L'auteur aborde les concepts de mandats de protection et de procuration. Intelligemment conçu, ce petit livre sera utile aux adultes trop pressés qui ne soupçonnent pas que la transmission de leur patrimoine pourrait ne pas se passer comme ils le voudraient. En entrevue à RDI, Charles Hunter-Villeneuve a montré de façon convaincante qu'il fait partie de l'avenir de la profession (https://tinyurl.com/j42oaj9).
La décision de Betterment, le principal robot-conseiller américain, de délaisser son offre en ligne en faveur des conseillers humains suscite des questions.«En fin de compte, Betterment vient de prendre un virage important qui annonce la fin du modèle d'affaires des robots-conseillers sans intervention humaine», estime Michael Kitces, un conseiller américain et auteur du blogue financier Nerd's Eye View (www.kitces.com). «En fait, depuis leur émergence il y a cinq ans, la croyance répandue dans l'industrie était que les robots-conseillers entraîneraient une baisse de la rémunération des représentants, puisque la composition des portefeuilles allait devenir une simple commodité», poursuit le conférencier à de nombreux congrès de planificateurs financiers américains.
Les conseillers devraient être davantage attentifs aux dispositifs et aux réseaux qu'ils utilisent pour accéder à leurs données sensibles, mettent en garde des experts lors de la conférence annuelle du CIFP.
La Banque Nationale a dévoilé un bénéfice supérieur aux attentes à son deuxième trimestre, aidée par les gains d’efficacité, des provisions moindres pour pertes sur prêts et la belle tenue de ses activités de négociation sur les marchés financiers.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) entend consulter l'industrie de l’assurance sur les risques de conflits d'intérêts liés aux régimes d'incitatifs et à la rémunération. Le régulateur québécois pourrait par la suite revoir l'encadrement en place afin d’assurer un traitement équitable des clients.