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Plus loin dans les pages de ce numéro, vous trouverez notre dossier sur la planification financière et fiscale pour la famille. Finance et Investissement vous invite non seulement à lire les textes inclus dans ce numéro du journal, mais aussi à poursuivre sur le Web où vous pourrez découvrir des textes exclusifs sur l'achat immobilier en groupe, les REEI et la planification pour les familles monoparentales ou reconstituées.
L'union fait la force, même en finances personnelles. Mettre en place des stratégies de planification fiscales familiales peut avoir une forte incidence sur la valeur du patrimoine d'une famille au fil des ans.Il est possible de poser des gestes non seulement pour alléger la facture fiscale, mais aussi pour augmenter la valeur qui sera laissée en héritage. L'analyse de la situation financière et familiale dans son ensemble est la clé qui permet de trouver des stratégies sur mesure venant en aide aux familles. Voici quelques idées.
La Grande-Bretagne ne plaisante pas avec l'évasion fiscale. Les conseillers fiscaux britanniques qui «soupçonnent des stratagèmes d'évasion fiscale et d'évitement fiscal agressifs sont tenus de le signaler à l'agence du revenu et de ne pas en informer le client. Autrement, ils encourent une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 14 ans». C'est ce qu'a fait remarquer l'Association canadienne des agents financiers lors d'une intervention à la Chambre des communes (http://tiny.cc/3uhzhy). Le Canada n'a pas emprunté cette voie. Toutefois, les conseillers en matière de fiscalité - principalement les comptables et les avocats - ont la vie de moins en moins facile au Canada. Depuis octobre 2016, l'Agence du revenu du Canada (ACR) est en mesure de repérer les conseillers ayant des méthodes «agressives» en les reliant aux dossiers d'individus soupçonnés d'évasion fiscale. Certains de ces conseillers pourraient être poursuivis en vertu du Code criminel. De plus, les personnes qui divulguent volontairement un acte d'évasion fiscale pourraient éventuellement être tenues de révéler le nom des conseillers qui les ont aidées. Telle est la récente recommandation du Comité consultatif sur l'observation à l'étranger (http://tiny.cc/1xhzhy). La ministre responsable de l'ARC, Diane Lebouthillier, s'est montrée réceptive à cette suggestion (http://tiny.cc/7lizhy).
La Bank of New Zealand a utilisé un système informatique de pointe pour aider les consommateurs à mieux comprendre leur rapport à l'argent et ainsi, mieux cibler leurs futures conversations avec les représentants bancaires. Les consommateurs devaient se rendre sur un site Web et disposer d'une webcam. Le système informatique Emotionscan tentait d'analyser, grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, les réactions inconscientes des consommateurs à l'égard de l'argent en repérant de ténus mouvements faciaux effectués lors de la présentation de scénarios financiers. Il livrait ensuite un diagnostic signalant les zones d'inquiétudes et les zones de confort des consommateurs par rapport aux questions abordées. Le diagnostic soulignait les différences entre ce que les consommateurs pensaient déjà savoir d'eux-mêmes et ce qu'ils ignoraient. S'ils le désiraient, ces consommateurs pouvaient ensuite s'adresser à des représentants bancaires (http://tiny.cc/vibxiy). Bien que cette expérience de la Bank of New Zealand date de 2014, elle constitue un exemple d'innovation technologique pouvant accroître les interactions avec les représentants bancaires. Pas moins de 200 000 Néo-Zélandais en ont fait le test, soit 6 % de la population du pays (https://tinyurl.com/gljx2uv).
Trouver quelqu'un qui ne connaît pas Gilles Garon dans le Bas-Saint-Laurent est tout un défi ! Ce planificateur financier, dont le cabinet sert 2 500 clients dans la région, est aussi le maire des 5 000 citoyens de Témiscouata-sur-le-Lac.«C'est un peu comme si j'avais deux vies !» lance le principal intéressé, qui se décrit lui-même comme un «réseauteur de nature» et qui a fait de ses talents d'entremetteur la mission d'une vie.
La cour supérieure du Québec a récemment rendu une décision clé sur la portée de l'interdiction, pour certains professionnels, de partager leur rémunération avec des tiers non autorisés. Dans Quesnel c. Groupe Jean Coutu (PJC) inc., 2016 QCCS 6347, la Cour a conclu que le paiement de redevance à un tiers ne constitue pas un partage de rémunération interdit, dans la mesure où cette redevance représente la juste valeur marchande de biens ou de services reçus en contrepartie.Quoique la décision concerne les redevances versées par des pharmaciens, la décision jette néanmoins un éclairage utile sur la portée d'une interdiction qui s'applique à plusieurs professionnels, y compris aux professionnels de la finance.
Fin janvier, l'entreprise torontoise Freshii faisait son entrée en Bourse. Ce franchiseur de restaurants à service rapide spécialisés en mets santé a même émis ses actions à un prix plus élevé que prévu. Or, c'est la rareté des premiers appels publics à l'épargne (PAPE) qui lui a permis d'obtenir un prix initial de 11,50 $ plutôt que la fourchette de 8,50 $ à 10 $ visée au départ, et de récolter 125 M$.Les entreprises sont en effet beaucoup moins intéressées qu'avant à opter pour un appel public à l'épargne. Aux États-Unis, on compte aujourd'hui 37 % moins de sociétés publiques qu'il y a 20 ans, indiquait récemment le magazine Fortune. En 2015, seulement 128 entreprises y ont fait leur entrée en Bourse, comparativement à 363 l'année précédente, soit une chute de 65 %.
Patrick Charlebois est le premier Québécois à avoir relevé le défi de courir sept marathons, sur sept continents en sept jours. Le marathonien et conseiller en placement à la Financière Banque Nationale explique comment il conjugue sa passion pour la course à pied et celle du placement.En matière d'investissement comme à la course, le gestionnaire de portefeuille de l'équipe Poliquin-Marquette-Charlebois, qui réside et travaille à Trois-Rivières, explique qu'«il faut toujours concentrer nos décisions et nos actions sur les variables que nous contrôlons».
Des membres de l'industrie financière déplorent le manque de clarté des obligations proposées par les régulateurs provinciaux concernant le rôle de la personne désignée responsable et du chef de la conformité.C'est ce que révèle un survol des mémoires déposés relativement à la consultation 33-404 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) sur le rehaussement des obligations des conseillers, des courtiers et des représentants envers leurs clients.
Ce livre au titre provocateur veut montrer que les fortes inégalités aux États-Unis sont le résultat de la réussite d'entrepreneurs très innovateurs qui ont pris de grands risques. Leur récompense est immense, car chez nos voisins du Sud, le gagnant emporte toute la mise. Toutefois, poursuit l'auteur, l'opulence inouïe du 1 % de la population n'enlève rien aux gens de la classe moyenne : leurs revenus augmentent plus rapidement qu'en Europe. Ex-directeur général de Bain Capital, le fonds d'investissement privé de Mitt Romney, Edward Conard est parti à la retraite à 51 ans après être devenu milliardaire. Il est maintenant auteur de type contre-courant et présente des idées opposées à celles véhiculées par Thomas Piketty dans son (illisible) Le capital au XXIe siècle (Éditions du Seuil, 2013). Thomas Piketty préconise d'imposer les grandes fortunes à l'extrême. Edward Conard défend, au contraire, l'idéal de l'État non interventionniste et des baisses permanentes d'impôts, la potion magique de la plupart des gestionnaires américains de fonds d'investissement privés et de fonds de couverture (hedge funds). Mais contrairement à ses anciens collègues, il veut mettre un frein à l'immigration hispanophone, qui est responsable, selon lui, de la baisse de salaire des travailleurs moyens.
Les autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) reconnaissent que l'abolition des commissions de suivi changerait les modèles d'entreprise des courtiers et pourrait engendrer des coûts supplémentaires liés à l'innovation technologique ainsi qu'aux processus administratifs.Pour assurer une transition en douceur vers des modes de rémunération directe, les ACVM envisagent des mesures de transition, qui sont décrites à la partie cinq du document de consultation 81-408 - Consultation sur l'option d'abandonner les commissions intégrées.
Un économiste suédois remet sur les rails l'idée du progrès. Une cascade de statistiques tirées de l'Organisation des Nations Unies, de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale de la santé illustre l'indéniable progression du bien-être économique et humain dans le monde depuis un siècle. Par exemple, 40 % des enfants mouraient avant l'âge de cinq ans en 1900. En 2015, ce pourcentage s'établissait à 4,5 %. Le quotient intellectuel moyen a même augmenté d'environ 30 points entre 1900 et 2013, probablement en raison d'une meilleure nutrition. La pauvreté a reculé et continue de reculer, alors que le progrès collectif s'accélère. En 256 pages, Johan Norberg nous fait quitter le terrain de la peur et du doute pour nous entraîner sur celui de l'optimisme raisonné. Succès international, ce livre sera publié en français, aux éditions Plon, d'ici l'été. Dans un autre registre, mentionnons que l'auteur a produit un documentaire amusant et instructif sur le manque de contrôle des dépenses publiques, intitulé Quelqu'un d'autre paiera. On peut le visionner sur YouTube avec sous-titres anglais (http : //tiny.cc/wxp5iy).
En raison des changements de taux d'imposition prévus pour l'an prochain, la question salaire-dividende ressurgira de façon importante, particulièrement pour les personnes touchées par la disparition de la déduction accordée aux petites entreprises (DPE), qui leur fera perdre leur «petit taux». J'ai déjà écrit sur le sujet, mais il y a un élément sur lequel j'aimerais revenir, car il s'agit du coeur du problème : la valeur intrinsèque de la rente du Régime de rentes du Québec (RRQ).Afin d'être valable, une analyse salaire-dividende doit absolument évaluer les impacts de la décision dans un contexte global. Ce contexte nécessite notamment de considérer la valeur de l'argent dans le futur. Autrement dit, une analyse faisant abstraction de projections de flux monétaires dans le futur est généralement aussi bonne (mauvaise) qu'une décision naïve résultant d'une compréhension limitée de la situation.
Le contexte macroéconomique actuel devrait alimenter une montée du prix de l'or, selon quatre experts consultés par Finance et Investissement.Jusqu'où ira le prix du métal jaune ? C'est une prédiction qu'aucun de nos intervenants n'est prêt à faire. Cependant, tous jugent que la remontée actuelle devrait se poursuivre.
François Fortier accorde une place de choix aux fonds négociés en Bourse (FNB), qui comptent au moins pour 50 % de l'actif des portefeuilles qu'il gère.«J'utilise beaucoup les FNB, parce qu'ils répondent bien au besoin de diversification», affirme le gestionnaire de portefeuille et directeur à la Financière Banque Nationale - Gestion de patrimoine.
Trop de conseillers vendent de l'assurance vie universelle comme un produit de placement en faisant miroiter ses avantages fiscaux. Au même titre qu'un CELI, disent-ils, cet outil permet de faire fructifier son argent à l'abri de l'impôt.Rien n'est plus faux, selon Denis Preston, planificateur financier et formateur à l'Institut québécois de planification financière : «Ce n'est pas le cas, mais puisque c'est l'assureur qui paie, au nom de l'assuré, et non le titulaire de la police, on ne le voit pas».
Du quatrième trimestre de 2016 au premier trimestre de 2017, le bénéfice net de la Banque Scotia se maintient, à 2 G$.