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Après une vingtaine d'années d'efforts acharnés, les conseillers commencent à voir l'assurance maladies graves (AMG) se faire une place, une petite place, auprès des clients. Des assureurs mettent au point une façon originale de vendre ce produit trop peu connu du public.Selon les données de LIMRA, les primes en vigueur d'AMG ont atteint 880 M$ à la fin de l'année 2016. Les ventes enregistrées en 2016 ont atteint 130,7 M$ en primes perçues. À ce rythme, les primes en vigueur franchiront le cap du milliard de dollars d'ici 2018.
FOCUS SUR LES CONSEILLERS - Les conseillers liés à un cabinet multidisciplinaire sont beaucoup plus à risque de subir les contrecoups d'une possible abolition des commissions intégrées, révèlent les données colligées sur les conseillers sondés dans le cadre du Top 8 des courtiers québécois et sur ceux interrogés pour le Top 11 des cabinets multidisciplinaires de Finance et Investissement.Comme le montre l'infographie à la page suivante, les commissions de suivi et les commissions de vente représentent plus de 90 % de leurs ventes brutes. Seulement 4,9 % des ventes brutes générées par les conseillers liés à un cabinet multidisciplinaire sont dans des comptes à honoraires, par rapport à 63,8 % des ventes brutes des conseillers en placement.
Les assureurs de personnes doivent composer avec différents risques. En voici quatre exposés dans le dernier «Rapport sur les institutions financières» de l'Autorité des marchés financiers (AMF) de 2016.Faiblesse persistante des taux d'intérêt. Selon l'AMF, le risque le plus important qui pèse sur les fonds propres requis des assureurs est celui d'insuffisance de rendement de l'actif. Plus de la moitié des risques de ces fonds sont liés aux placements. Ce risque est important de par la nature à long terme des engagements pris par les assureurs. La persistance des faibles taux d'intérêt pourrait influencer à la baisse les prévisions des assureurs et nécessiter une révision de leurs passifs actuariels.
FOCUS SUR LES CONSEILLERS - L'actif sous gestion médian d'un conseiller affilié à un cabinet multidisciplinaire, soit 9 M$, atteint moins que le dixième de celui d'un conseiller en placement, qui est de 100 M$, d'après les données compilées dans le Top 11 des courtiers québécois et le Top 8 des cabinets multidisciplinaires.
L'autorité des marchés financiers (AMF) veut favoriser la croissance des gestionnaires émergents d'actif en allégeant des réglementations et leur poids financier. L'Ontario pourrait inspirer le régulateur québécois.En février 2015, près d'un an après l'inscription de son entreprise auprès de l'AMF, Jacques Lussier, président d'Ipsol Capital, adressait une lettre à la direction de l'organisme québécois de réglementation du secteur financier. Il y dévoilait les difficultés qu'éprouvent les jeunes firmes de gestion de capitaux à l'égard des droits facturés par l'AMF.
FOCUS SUR LES CONSEILLERS - Les cabinets multidisciplinaires et les courtiers de plein exercice ont beau avoir une gamme de produits différente, leurs défis semblent se rejoindre.Comme nous l'avions constaté dans les dossiers des éditions de mai et de juin, les relations entre les conseillers et les firmes se sont généralement dégradées au cours des dernières années.
«Ma spécialité n'est pas de deviner la direction des marchés, mais de construire des portefeuilles toutes saisons», affirme Dennis Fong, spécialiste de fonds, stratégie de fonds d'investissement, chez BMO Nesbitt Burns.BMO Nesbitt Burns affiche en tout temps une liste de 35 à 40 fonds recommandés, liste à l'élaboration de laquelle participe Dennis Fong. Pour ce faire, il a mis au point un processus élaboré de sélection.
Les régulateurs et les gouvernements ont le devoir de résoudre une situation qui perdure depuis des années dans le milieu financier : l'arbitrage réglementaire.On parle d'arbitrage réglementaire lorsqu'un membre de l'industrie financière oriente ses activités vers un régime réglementaire ayant un encadrement plus souple.
Depuis la mi-mai, les bénéficiaires d'une assurance vie individuelle de SSQ Groupe financier profitent d'une nouvelle option de paiement. La totalité ou une partie de la prestation de décès peut dorénavant être transférée dans un produit d'investissement de SSQ. L'option est offerte dans le cas des prestations d'au moins 50 000 $. Dans une communication aux conseillers, SSQ signale que cela permet «d'introduire le conseiller en sécurité financière auprès du ou des bénéficiaires». Par ailleurs, l'assureur a ajouté la possibilité de nommer un bénéficiaire secondaire dans le versement des prestations de décès. Ainsi, pour chaque bénéficiaire primaire, un ou plusieurs bénéficiaires secondaires pourraient recevoir la prestation au décès du dernier rentier survivant après le décès du bénéficiaire primaire auquel ils sont liés. Ce changement augmente également l'influence des conseillers, puisque les clients peuvent affiner leurs choix successoraux en fonction de leurs goûts et de leurs besoins.
Les débats sur les inégalités de revenu font rage. Ont-elles réellement augmenté sous l'effet de la mondialisation ? Rien n'est moins certain, du moins si l'on se place du point de vue de la planète dans son ensemble. D'ordinaire, les études sur l'inégalité comparent des pays, ou des populations à l'intérieur d'un même pays, au moyen du coefficient de Gini. Plus le coefficient de Gini se rapproche de zéro et plus il est égalitaire, alors que plus il se rapproche de un, plus il tend vers l'inégalité. Afin de mesurer l'inégalité des revenus entre les humains de la planète, des chercheurs ont laissé tomber les frontières étatiques et ont examiné ce coefficient entre individus. Alors qu'il se situait à 0,69 en 2003, il avait décliné à 0,65 en 2013. Selon les chercheurs, il pourrait baisser à 0,61 en 2035 en raison de la rapide croissance enregistrée dans les pays émergents à économie de marché. On peut en déduire que la répartition des revenus reste fondamentalement inégalitaire sur la planète Terre, mais que la situation s'est beaucoup améliorée avec la mondialisation (https://tinyurl.com/y77ddtag).
CONSULTATION 81-408 - La grande majorité des clients des courtiers québécois indépendants en épargne collective souhaitent le maintien des commissions intégrées.Un sondage réalisé en mai dernier par le cabinet Mérici Services financiers révèle en effet que 81,6 % de leurs clients préfèrent payer les services qu'ils reçoivent sous forme de commissions intégrées. Cette prise de position forte doit être considérée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), estime la firme de Sherbrooke.
Dans l'arrêt Churchill Falls1, l'appelante recherchait un redressement afin que l'intimée se doive de renégocier avec elle pour modifier leur contrat original. L'appelante souhaitait ainsi rouvrir un contrat négocié pour qu'un prix équitable lui soit versé.S'appuyant sur la bonne foi, l'équité et l'abus de droit, l'appelante plaidait que lorsqu'il s'agit de contrat relationnel de longue durée, lequel contrat, au fil du temps, était devenu inéquitable, les parties contractantes avaient un devoir de coopérer et se devaient de bonne foi de réviser ou de modifier le contrat dont l'équilibre initial aurait été brisé.
La gestion indicielle augmente-t-elle les risques d'instabilité du marché boursier ? Les investisseurs individuels commencent-ils à s'intéresser aux actifs moins liquides ?Ces questions font l'objet d'une vigie à l'Autorité des marchés financiers (AMF), et non pas de développements dans la réglementation ou d'examens ciblés, selon Hugo Lacroix, directeur principal des fonds d'investissement à l'AMF. «En tant que régulateur de proximité, nous surveillons les tendances du marché. Nous sommes à l'affût des enjeux ayant une incidence sur la protection des investisseurs», dit-il.
La Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) a mis les courtiers américains en garde à l'égard de la messagerie texte et des médias sociaux. Un simple J'aime (like) sur Facebook peut susciter de gros ennuis ! L'organisme américain d'autoréglementation en valeurs mobilières signale que les textos des courtiers concernant leurs affaires doivent être conservés pendant trois ans. Un hyperlien sur la nouvelle d'un site d'information engage son initiateur, car cette nouvelle ne peut être «fausse» ou «induisant en erreur». Signaler des témoignages de clients satisfaits se révèle particulièrement délicat. La FINRA ne s'oppose pas aux témoignages spontanés, mais gare au courtier qui voudrait les partager ou les «aimer» sur Facebook. Car même si ces témoignages sont authentiques, n'en avoir choisi qu'un ou deux reviendrait à faire de la publicité ou de la promotion. Les recommandations de clients, collègues ou patrons sur LinkedIn comportent une obligation d'information (disclosure) sur leurs auteurs, car les amateurs de LinkedIn doivent savoir qui sont les individus louangeurs et quels sont les liens qui les rattachent au courtier (https://tinyurl.com/ycnn893h).
L'autorité des marchés financiers (AMF) a entamé une réflexion sur la rationalisation et la modernisation de la divulgation de l'information sur les fonds communs de placement (FCP). Faut-il commencer à faire ses adieux au bon vieux papier ?«Tout est sur la table. On veut à la fois moderniser et éliminer les redondances. On réfléchit sur les contenus multimédias qui pourraient être utilisés par les émetteurs de fonds communs», avait dit Hugo Lacroix, directeur principal des fonds d'investissement à l'AMF, lors d'un colloque de conformité du Conseil des fonds d'investissement du Québec tenu en avril dernier.
Il arrive encore trop souvent que je voie des personnes ayant des polices d'assurance vie détenues dans des sociétés par actions dont les objectifs des personnes assurées par ces polices ne sont plus atteints. La plupart du temps, un actionnaire désire sortir une police de sa société parce qu'il vendra ses actions ou encore parce que la police est le seul bien qu'il reste dans la société de gestion. Faisons un peu de ménage dans ce qui doit ou ne doit pas être fait avec des polices d'assurance vie.1er drapeau jaune : un changement de preneurMême si ce concept peut sembler simpliste, de nombreux conseillers ne savent pas encore que le fait de changer un propriétaire de police génère des conséquences fiscales. Si la police est cédée à une personne sans lien de dépendance, ce qui arrive plutôt rarement, le montant reçu constitue le produit de disposition (PD). En y soustrayant le coût de base rajusté de la police (CBR), on trouve la somme imposable.
Financière CI a annoncé en août la conclusion d'une entente visant à acquérir Sentry Investissements pour la somme de 780 M$. Si cette transaction est sensée, le prix de vente laisse certains observateurs perplexes.C'est le cas de Jean Morissette, consultant, ancien président de Services financiers Partenaires Cartier et ex-associé fondateur de Talvest. La valeur de la transaction l'a surpris : «On parle d'environ 4 % des actifs comparativement à des multiples de 6 ou 7 % pour des transactions plutôt récentes, ce qui est relativement peu élevé. Je ne connais pas suffisamment Sentry pour cibler la raison, mais ce n'est pas cher pour acquérir un gros bloc d'actif comme celui-ci.»
Ce livre grand format sur l'histoire de la Banque de Montréal regorge de magnifiques photos illustrant les 200 ans de la première banque du Canada. Il plaît à l'oeil et se laisse agréablement feuilleter au gré de ses humeurs. La diversité des chapitres attirera l'attention des amateurs d'histoire financière : l'innovation bancaire (émission du premier billet de banque, en 1817, premières cartes de crédit, origine du système bancaire automatisé intégré, etc.) ; l'architecture physique des succursales ; la sécurité des avoirs bancaires ; la publicité, les commandites et la philanthropie chez BMO ; l'art et la banque (BMO a acquis 7 500 oeuvres d'art !) ; la culture matérielle (par exemple, le Manuel du caissier, les tirelires à l'effigie de la banque, etc.). Le livre comporte un éloge appuyé des fondateurs de BMO et de l'institution vue comme un acteur clé dans le processus de construction de la nation canadienne. Il ressemble comme deux gouttes d'eau à un catalogue d'exposition d'un musée d'entreprise.
L'adoption des comptes immatriculés au nom des courtiers est une tendance qui devrait s'accentuer dans les cabinets multidisciplinaires.De plus en plus, les dirigeants de cabinets incitent les conseillers à délaisser les comptes au nom du client (client name) pour adopter d'autres types de comptes comme les comptes autogérés, les comptes de propriétaire apparent ou nominee accounts.
Bon nombre d'investisseurs misent sur les actions à dividendes élevés étant donné la faiblesse des taux d'intérêt. Ces actions se comportent toutefois moins bien lorsque les rendements obligataires remontent. Pire : plus ces actions ont un dividende élevé, plus elles sont à risque.«Nous avons mené une étude portant sur la période de 1953 à 2016 et avons constaté que les actions à dividendes élevés sont les plus vulnérables», a dévoilé Alex Bryan, directeur de la recherche sur les stratégies passives, Amérique du Nord chez Morningstar, lors d'un panel tenu à Chicago en avril. En effet, ces titres se comportent mal en période de hausse des taux, car les obligations deviennent alors plus intéressantes par rapport aux actions à dividendes.