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Malgré son déclin des derniers jours, les marchés boursiers demeurent attrayants et devraient poursuivre leur ascension en 2017, estime Alain Bergeron, vice-président principal et gestionnaire de portefeuille chez Placements Mackenzie.
Les consultants A.T. Kearney prévoient que le courtage à escompte dépérira en raison de la montée irrésistible du conseil hybride, un modèle émergent qui comporte une part de conseil humain et une part d'automatisation. Et ce n'est pas tout, car le conseil hybride marginalisera également les robots-conseillers. Les conclusions de la firme-conseil reposent sur un sondage portant sur 3 500 Américains ayant un actif d'au moins 50 000 $ US à investir. A.T. Kearney souligne que l'adoption du conseil hybride s'effectuera «au fur et à mesure que ces épargnants vieilliront, qu'ils s'enrichiront, qu'ils seront plus à l'aise avec les technologies et qu'ils comprendront davantage les structures de tarification». Ces consommateurs modérément aisés sont très sensibles aux prix : plus de 90 % des 15 à 34 ans de cette catégorie sont prêts à changer de fournisseur de conseil financier en cas de rabais ! Toutefois, ils veulent gérer leurs avoirs en ligne tout en ayant la possibilité de faire appel à des professionnels. D'ici cinq ans, le nombre d'adeptes du courtage à escompte parmi ces consommateurs baissera de 20 %, prévoit A.T. Kearney. Parallèlement, le nombre de clients de conseil hybride augmentera de près de 50 %. En 2021, selon A.T. Kearney, 15 % des consommateurs modérément aisés préféreront les plateformes en conseil hybride, 6 %, le courtage à escompte, et 2 %, les robots-conseillers (http://tiny.cc/gdr6hy).
L'adoption étendue des technologies numériques chez les conseillers indépendants accuse un retard, selon certains observateurs. Les assureurs de personnes feraient-ils partie de la solution ... ou du problème ?Selon trois agents généraux contactés par Finance et Investissement, la proportion des conseillers indépendants passés au numérique ne dépasserait pas 25 % à 30 %.
La rémunération à honoraires, pour laquelle le conseiller facture à son client mensuellement un pourcentage de l'actif géré, a gagné du terrain ces dernières années. On la présente comme le mode de rémunération le plus transparent pour les clients et le choix sensé pour remplacer les commissions intégrées des fonds communs, que les régulateurs envisagent d'interdire. Ce n'est pourtant pas toujours la meilleure option pour certains clients, signalent des membres de l'industrie.Ainsi, plusieurs firmes de courtage encouragent fortement leurs conseillers à adopter une rémunération à honoraires, plutôt que par transaction ou par commission de suivi. En juin 2015, 61 % de l'actif en fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens investi auprès des courtiers de plein exercice se trouvait dans des comptes à honoraires ou à gestion discrétionnaire, selon Investor Economics. Ceux qui vendent des fonds communs sont également incités à offrir des séries F à leurs clients.
Top 25 - Martin Thibodeau, nommé au poste de président, direction du Québec, à la Banque Royale du Canada (RBC) en 2012, n'a jamais hésité à voir grand pour son équipe. Il y a quelques années, il visait le seuil des 100 G$ d'actif pour RBC au Québec. En 2011, l'actif s'élevait à 64 G$.«Les gens me trouvaient fou lorsque j'ai formulé ce but, mais [maintenant, avec 96 G$] nous y sommes presque et nous sommes en bonne position pour dépasser la barre des 100 G$ en 2017», lance d'emblée Martin Thibodeau.
Longtemps synonyme de courtage à escompte, Schwab lancera d'ici l'été une plateforme d'investissement hybride qui incorporera les algorithmes au conseil humain à distance. Appelée Schwab Intelligent Advisory, la plateforme permettra aux individus ayant un actif d'au moins 25 000 $ US de bâtir leurs plans financiers avec l'aide de conseillers, par vidéoconférence ou par téléphone. Ces clients investiront parmi 37 portefeuilles de fonds négociés en Bourse (FNB) signés Vanguard et Schwab. Les services-conseils seront facturés à un pourcentage de 0,28 % de l'actif géré. Les frais de gestion varieront entre 0,08 % et 0,24 %, selon le portefeuille de FNB. Schwab Intelligent Advisory vise les habitués du courtage à escompte. Plusieurs d'entre eux «n'ont pas encore trouvé un modèle avec conseillers qui leur convienne, que ce soit en raison d'un manque de transparence, des coûts, de la complexité ou de l'inertie», affirme une responsable de la plateforme (http://tiny.cc/zft6hy). Les futurs conseillers de Schwab Intelligent Advisory détiendront la certification CFP (Certified Financial Planner). Ils ne seront pas attitrés à des clients en particulier. Un observateur de l'industrie, Joel Bruckenstein, de T3 Technology Hub, affirme que cette plateforme signale le «début de la banalisation (commoditization) de la planification financière d'entrée de gamme». Il prévoit le succès de Schwab Intelligent Advisory en raison des bas coûts et du savoir-faire de la maison de courtage en marketing (http://tiny.cc/z3u6hy).
De 2015 à 2024, il y aura environ 1,2 million d'actes de transmission du patrimoine entre générations au Canada. Ces transferts de patrimoine représentent près de 800 G$. C'est en évoquant ces statistiques-chocs d'Investor Economics que Canada-Vie a mis en marché, à la mi-novembre, la Police avec protection du patrimoine de la Canada-Vie. Cette police de fonds distincts est destinée aux clients ayant entre 80 et 90 ans, et comprend une prestation de décès immédiate de 100 %. La prime initiale est de 10 000 $. Les options de placement comportent un choix de 19 fonds distincts. La police permet d'avoir un co-rentier, de sorte que les décisions initiales seront valides jusqu'au dernier décès. Le «Guide à l'intention des conseillers» indique que cela «peut se révéler moins compliqué et moins cher que l'établissement d'une fiducie ou la modification du testament». Par ailleurs, les options de règlements permettent de déterminer comment l'argent sera versé aux héritiers : montant forfaitaire, revenu mensuel la vie durant, revenu mensuel pendant un nombre d'années déterminé ou une combinaison de ces trois options.
Top 25 - En juin dernier, denis Berthiaume devenait le numéro deux du Mouvement Desjardins et l'homme de confiance du nouveau chef de la direction, Guy Cormier. Cette ascension au poste de premier vice-président exécutif et chef de l'exploitation témoigne de l'influence de Denis Berthiaume au sein de cette institution financière qui l'a ramené dans son giron.En 2010, après un passage de trois ans à la haute direction de Standard Life Canada, Denis Berthiaume revenait chez Desjardins. Là où l'actuaire de formation avait occupé, de 1997 à 2007, plusieurs fonctions stratégiques liées notamment à l'assurance de personnes.
Attirer des conseillers juniors représente un atout indéniable pour la croissance d'une société de services financiers, à condition de les rémunérer adéquatement.Normand De Champlain en a fait l'expérience quand sa fille Audrée s'est jointe à son cabinet en tant que conseillère en sécurité financière et représentante en épargne collective en 2015.
L'Assomption Vie a lancé le 30 novembre un Programme pour clients privilégiés qui prévoit une remise sur les frais de produits de placement et de retraite allant jusqu'à 10 points de base (pdb), selon la valeur marchande et la catégorie d'actifs. Assomption Vie a établi l'admissibilité à son programme à un actif minimum de 50 000 $, alors que ses concurrents exigent un seuil de 100 000 $, certains même de 300 000 $. Ainsi, pour les actifs de 50 000 $ à 99 999 $, les frais des fonds d'actions et de portefeuilles (wrap) seront réduits de 5 pdb, comparativement à 2,5 pdb pour les fonds d'obligations. De 100 000 $ à 249 999 $ d'actif, les frais des fonds d'actions et de portefeuilles sont abaissés de 7,5 pdb, et ceux des fonds d'obligations, de 5 pdb. Finalement, si l'actif dépasse 250 000 $, les frais diminueront alors de 10 pdb dans le cas des fonds d'actions et de portefeuilles, et de 7,5 pdb pour les fonds d'obligations. L'assureur acadien précise que ces rabais sont pleinement automatisés et qu'il n'y a aucun formulaire à remplir.
La consolidation de l'industrie américaine de la gestion de patrimoine s'accélérera avec l'implantation des nouvelles réformes du ministère du Travail. Mettant en avant la règle du «meilleur intérêt du client», ces réformes toucheront la gestion des comptes de retraite à compter d'avril 2017. Selon une étude des consultants A.T. Kearny, les firmes de conseillers indépendants auront plus de difficulté à faire face à leurs concurrents en raison des coûts des nouveaux protocoles de conformité et de l'attention accrue des autorités de réglementation à l'égard de la structure de rémunération. A.T. Kearny estime que des actifs d'une valeur de 2 000 G$ US se déplaceront à l'intérieur de l'industrie des services financiers, notamment vers les produits à honoraires. D'après A.T. Kearny, l'actif géré des courtiers indépendants - les Raymond James de ce monde - baissera de 11 % (ou 350 G$ US) d'ici 2020. En revanche, il y aura une croissance accélérée de l'actif géré des conseillers-robots (15 %). Les plateformes de comptes autogérés, de type Schwab et TD Ameritrade, bénéficieront d'une croissance de l'actif géré de 4 %. Les manufacturiers de fonds communs font partie des perdants avec une chute prévue de 6 % de l'actif géré. La popularité des fonds négociés en Bourse explosera, avec une hausse prévue de 45 % de l'actif géré (http://tinyurl.com/pb92eo6).
Depuis la crise financière de 2008, le style «valeur» s'était éclipsé au profit du style «croissance», un effacement inusité pour ce style qui demeure un des plus performants de l'histoire boursière. Cependant, il a repris du galon de façon éclatante au cours de la dernière année.À l'automne 2015, «la valeur en tant que style d'investissement affichait sa pire sous-performance de tous les temps comparativement au style croissance, tant au chapitre des rendements que de la durée», écrivait en juin dernier Norman Boersma, chef des investissements chez Templeton Global Equity Group.
Top 25 - Trouver quelqu'un qui ne connaît pas Gilles Garon dans le Bas-Saint-Laurent est tout un défi ! Ce planificateur financier, dont le cabinet sert 2 500 clients dans la région, est aussi le maire des 5 000 citoyens de Témiscouata-sur-le-Lac.«C'est un peu comme si j'avais deux vies !» lance le principal intéressé, qui se décrit lui-même comme un «réseauteur de nature», qui a fait de ses talents d'entremetteur la mission d'une vie.
En décembre, les autorités de réglementation britanniques ont publié un document de consultation très attendu. La Financial Conduct Authority (FCA) y aborde de front l'enjeu de «l'intégration verticale». Ce terme désigne les manufacturiers de fonds propriétaires de leurs propres réseaux de distribution. La grande question que se pose l'industrie du conseil britannique est la suivante : le coût intrinsèque des services des conseillers de firmes intégrées est-il minimisé de façon à mieux vendre d'autres produits du manufacturier ? Autrement dit, y a-t-il «subvention interne» au sein des entreprises verticalement intégrées (ce qui est connu en anglais par l'expression cross-subsidization) ? Et si oui, que faire ? La FCA sait que ce phénomène existe et ne veut pas qu'il se perpétue. Dans son document de consultation, le régulateur britannique propose d'établir une période de grâce de cinq ans qui permettra aux manufacturiers propriétaires de réseaux de distribution de rehausser graduellement le prix des services de leurs conseillers de façon à refléter les prix du marché. Pourquoi cinq ans de grâce ? Parce que la FCA est consciente que ces firmes verticalement intégrées offrent des services innovateurs, à bas coûts, destinés à des segments de marché mal couverts par les conseillers indépendants (http://tiny.cc/8yi7hy).
Le bitcoin est une monnaie virtuelle qui échappe au contrôle des banques centrales. C'est aussi la monnaie d'échange du trafic de la drogue et d'à peu près tous les produits et services illégaux qui ne peuvent pas être vendus sur les Kijiji et eBay de ce monde. On peut trouver ces produits et services illicites grâce au fureteur Tor (http://tinyurl.com/3esme2n), le Google de l'Internet de l'ombre (Darknet en anglais). Lancé en 2002, Tor protège efficacement l'anonymat de ses utilisateurs, ce qui en fait un favori des journalistes d'enquête, des militants politiques (comme en Syrie), des dénonciateurs publics tels qu'Edward Snowden... et des criminels. Selon une enquête universitaire, environ le tiers des produits et services repérables grâce au fureteur Tor sont carrément illégaux. Les drogues et les médicaments (amphétamines, Viagra, etc.) arrivent en tête, suivis des services financiers criminels (blanchiment d'argent, cartes de crédit volées, fausse monnaie). Les sites de pornographie «extrême» et les sites de vente d'armes complètent cet inquiétant tableau d'un monde où l'on trouve littéralement de tout, y compris la location de services de tueurs à gages. La plupart des transactions effectuées sur Tor se règlent en bitcoins, observent les chercheurs (http://tinyurl.com/j5adthu).
En Australie, le terme «indépendant» devra dorénavant être utilisé avec parcimonie. Le régulateur national a récemment imposé une amende à une importante firme financière du pays pour avoir «potentiellement» induit les consommateurs en erreur par rapport à l'indépendance présumée de ses conseillers. La Australian Securities and Investments Commission (ASIC) a signalé que le fait de travailler pour un réseau de distribution propriété d'un manufacturier de fonds peut avoir une influence sur les commissions versées et entraîner des conflits d'intérêts (http://tiny.cc/n3j7hy). À la suite de cette action de l'ASIC, certains réseaux ont enjoint les conseillers de retirer les mentions «indépendant», «non aligné», «impartial» et «non biaisé» de leurs sites et de leurs communications professionnelles, comme sur les réseaux sociaux (http://tiny.cc/kak7hy). Un de ces réseaux, Centrepoint Alliance, se présente maintenant comme réseau de conseillers «non institutionnels». Selon l'Association of Independently Owned Financial Professionals, le régulateur australien devrait réserver la mention «propriété indépendante» aux firmes de conseillers n'ayant pas de liens de propriété avec des sociétés financières. L'ASIC étudie cette idée et a demandé un avis juridique sur la question (http://tiny.cc/6lk7hy).
Contrer le risque de longévité en générant des revenus stables et ajustés au coût de la vie tout au long de la retraite, c'est ce que propose Sentry Investissements avec son programme Revenu réel. Analysons ce programme qui ne cherche pas à concurrencer la rente viagère, mais les attentes qu'il crée en donnent l'impression.La gestion de portefeuille traditionnelle a souvent comme principal objectif d'accroître la richesse de l'épargnant, croit Sentry. À l'approche de la retraite, on devrait plutôt essayer de trouver un juste équilibre entre la valeur du portefeuille, le niveau de revenu souhaité à la retraite et le niveau de confiance désiré, afin de mieux protéger les clients contre le risque de longévité.
L'Australie est à l'avant-garde de la réglementation sur les conseillers-robots. L'Australian Securities and Investments Commission (ASIC) a publié récemment un guide réglementaire appelé RG 255 qui en définit les paramètres (http://tinyurl.com/jrvcb6h). En gros, l'ASIC demande que les firmes propriétaires des conseillers-robots puissent comprendre, expliquer et tester les algorithmes à l'oeuvre. L'ASIC demande que ces firmes reconnaissent que ces machines ne sont pas faites pour tout le monde. La firme australienne de logiciels Decimal a réagi en publiant un intéressant document de réflexion (http://tinyurl.com/hv6kn7j). Selon Decimal, le guide RG 255 peut prévenir d'éventuels scandales dans la fourniture des services des conseillers-robots. Car dans des situations stratégiques, dit Decimal, l'ASIC serait plus exigeante envers les nouveaux modèles numériques qu'elle ne l'est envers les conseillers traditionnels. Decimal ajoute que l'encadrement de l'ASIC stimulera la demande en conseil fourni en personne. «L'industrie se rend compte qu'il y a de la place pour un modèle hybride qui combine le numérique et le conseil traditionnel», précise Decimal.
Vous avez de la difficulté à vous faire une idée sur le bitcoin ? Dites-vous que vous n'êtes pas le seul. Une recherche montre que même les journaux spécialisés ne savent pas comment en parler. Entre la naissance du bitcoin en 2009 et l'année 2015, cette monnaie virtuelle a reçu pas moins de 112 étiquettes différentes dans la presse britannique, dont certaines sont contradictoires, telles que «monnaie privée», «cryptomonnaie», «actif» et «marchandise» (http://tinyurl.com/hr3nqh2). Selon un article de synthèse paru dans The Consumer Finance Law Quarterly Report, il faudra attendre deux ou trois ans avant que les retombées du bitcoin touchent l'industrie des services financiers (http://tinyurl.com/zg63fgp). Toutefois, ce n'est pas cette monnaie cryptographique qui bouleversera l'industrie, mais la technologie qui la sous-tend. Appelée blockchain (littéralement, chaîne de blocs, ou registre des transactions), cette technologie protège mieux l'identité des utilisateurs et sécurise davantage les transactions en ligne, indiquait un rapport récent du Sénat canadien (http://tinyurl.com/jx5zqmy). D'ailleurs, un consortium international de recherche qui regroupe une cinquantaine de grandes sociétés financières - nommé R3 - étudie actuellement des façons d'utiliser la technologie dans l'industrie. Parmi les membres de R3, on trouve des géants tels que Credit Suisse, Goldman Sachs, JP Morgan, la Royal Bank of Scotland, State Street et UBS. La Banque du Canada participe aussi à certaines expériences du consortium.