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PERSPECTIVES 2017 - Après deux années de contreperformance, l’économie canadienne pourrait enregistrer une croissance légèrement supérieure en 2017. Le Québec devrait pour sa part connaître une performance économique semblable à celle de l’an dernier.
Il ne faudra pas attendre longtemps en 2017 pour qu'un dénouement intervienne sur la question la plus controversée relative aux conseils financiers : l'avenir des rémunérations intégrées.
À quoi ressembleront les robots-conseillers de demain ? La Australian Securities and Investments Commission (ASIC) en donne une certaine idée dans un guide de réglementation qui s'adresse aux exploitants de ces robots (http://tinyurl.com/jrvcb6h). Ceux-ci auront l'obligation de surveiller et de tester les modèles algorithmiques. Ils devront avoir du personnel capable de les comprendre et de les expliquer. De plus, ces exploitants devront démontrer que les tests sont effectués de façon régulière. Des échantillons devront être produits afin d'évaluer la qualité des services fournis dans l'optique du «meilleur intérêt» des clients. Les tests auront également pour but de garantir que les robots-conseillers s'adressent uniquement aux clients «appropriés» pour leurs services. En effet, l'ASIC juge que les robots-conseillers ne conviennent pas à tous. Au moins un gestionnaire devra avoir les compétences et les certifications requises par l'exercice de la profession de conseiller. Voilà qui laisse de la place à l'imagination des avocats, mais qui montre en même temps une tendance de fond chez les autorités de réglementation du monde anglo-saxon : le champ d'action des robots-conseillers sera encadré et leurs promoteurs seront tenus pour responsables en cas d'erreurs.
L. Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier, Québec, a laissé une marque importante sur les gens qu'il a côtoyés durant ses 46 ans de carrière.«Ce que je retiens de lui, c'est son engagement, son professionnalisme, ses qualités humaines et son leadership. Cette espèce de cocktail assez unique, c'est le personnage qui, je crois, m'a influencé le plus sur le plan professionnel», confie Michel Perron, professeur associé de l'Université du Québec à Chicoutimi et membre fondateur, avec L. Jacques Ménard du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec.
Les gens se marient «pour la production efficace de biens et services du ménage ainsi que pour l'assurance en cas de coup dur». Voilà, nous sommes prévenus : selon l'auteure, les mariages et les alliances amoureuses répondraient principalement à des causes matérielles. Fourmillant d'anecdotes, ce livre regorge d'exemples et de statistiques qui établissent un lien de cause à effet entre l'économie et l'attraction amoureuse. Parfois, les exemples surprennent et font réfléchir, comme la hausse de vente de rouges à lèvres en tant qu'indicateur de récession à venir. Mais à la longue, on se dit que l'auteure a tendance à étirer la sauce. Il faut dire qu'elle analyse le comportement des gens en moyenne, principalement par l'étude des sites de rencontres en ligne désignés par l'expression «marchés larges». Ouf, nous l'avons échappé belle puisque les histoires d'amour qui n'entrent pas dans la moyenne peuvent reposer sur autre chose que la recherche, désolante, «d'assurance en cas de coup dur» !
Plusieurs membres de l'industrie financière ont fortement critiqué les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) dans des mémoires qui répondent au document de consultation 33-404 sur le rehaussement des obligations des firmes et des représentants. À l'invitation de Finance et Investissement, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a répondu à certaines de ces critiques.D'abord, plusieurs intervenants montraient du doigt le coût élevé de certaines propositions, dont la mise à jour tous les 12 mois des dossiers clients et l'enquête de marché équitable et impartiale que la firme offrant des produits non exclusifs devrait faire. Ce coût additionnel pourrait forcer des firmes à fermer boutique ou à se consolider, ce qui viendrait ultimement réduire l'accès au conseil pour l'investisseur peu fortuné, d'après des membres de l'industrie.
Barack Obama a recommandé la lecture de Sapiens lors d'une entrevue à CNN. «Ce livre fait comprendre que notre passage individuel sur Terre est bref. Utilisons notre temps à bon escient», a dit ce grand lecteur (http://tinyurl.com/zxbn4lu). En 500 pages bien tournées, Sapiens effectue un survol plutôt vertigineux de l'histoire de l'odyssée humaine. Il y a 70 000 ans, l'Homo sapiens («être humain sage» en latin) a délogé les autres espèces, homme de Néandertal, Homo erectus et Homo soloensis. L'Homo sapiens s'est démarqué grâce à son langage et sa capacité de créer des liens collectifs en produisant des récits mythiques. L'agriculture s'est développée il y a 9 000 ans, alors que la révolution scientifique ne date que du 18e siècle. Depuis, tout s'accélère. L'humain de demain, l'Homo connecticus, sera la fusion de l'Homo sapiens et de l'ordinateur. Traduit en une trentaine de langues, l'auteur, un jeune historien israélien, est devenu une vedette internationale du monde des idées.
Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières donnent leur avis sur les plus importants conflits d'intérêts qu'on trouve dans la rémunération des professionnels de l'industrie. Elles montrent du doigt, entre autres, la rémunération fortement axée sur le volume de vente, les primes versées aux représentants et à leurs directeurs, ainsi que les incitatifs à prioriser les produits exclusifs ou maison. Un diaporama à voir sur notre site Internet : http://bit.ly/2hDxJOl.Tiré de finance-investissement.com
Depuis l'année dernière, la Banque du Canada s'intéresse sérieusement aux expérimentations en matière de politiques monétaires non traditionnelles menées partout dans le monde.La banque centrale se prépare ainsi à toute éventualité, même si le Canada fait un peu bande à part. En effet, le pays n'a pas subi de choc important lors de la crise financière, et jusqu'à maintenant, la Banque du Canada n'a pas eu à utiliser beaucoup de techniques non traditionnelles.
Vote en faveur du brexit, élection de Donald Trump : le populisme monte en force dans le monde. Les épargnants peuvent s'y adapter en déployant des stratégies tant offensives que défensives.De nombreux facteurs expliquent cette vague de populisme, comme les flux migratoires incontrôlés et la hausse des inégalités de revenus. La libéralisation du commerce international et la concurrence de la Chine sont aussi pointées du doigt par les Donald Trump de ce monde.
Pour maintenir son niveau de vie à la retraite, il faut viser l'équivalent de 70 % des revenus annuels bruts de travail, affirment Retraite Québec et plusieurs planificateurs financiers. Ce n'est pas l'opinion de l'auteur. Il estime que la moitié des revenus (50 %) suffit à cause de la forte diminution des dépenses des retraités. Et contrairement aux nombreux partisans du prolongement de la vie active après l'âge de 65 ans, il suggère, statistiques à l'appui, d'accrocher ses patins le plus vite possible en raison des risques de santé chez les sexagénaires. Actuaire en chef chez Morneau Shepell, membre du Pension Policy Council de l'Institut C.D. Howe, Frederick Vettese se présente à juste titre comme un penseur à contre-courant (contrarien) en matière de retraite. Frederick Vettese affirme que les rentes sont le moyen idéal de toucher des revenus stables à la retraite, comme il l'indiquait d'ailleurs dans l'ouvrage The Real Retirement, qu'il cosignait en 2012 avec le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau. Il s'oppose à l'assurance soins de longue durée en raison des coûts. En se basant sur les idées de ce livre, Morneau Shepell a mis en ligne une «calculatrice de patrimoine cible» qui donne une idée de l'épargne qu'il faut avoir lors de la retraite (wealthtarget.morneaushepell.com).
Les autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) risquent de créer un fossé sur le plan réglementaire entre les firmes offrant des produits mixtes et celles offrant des produits exclusifs, selon des gens de l'industrie.«Il ne devrait pas y avoir de différence entre une société qui offre des produits exclusifs et celles qui offrent des produits mixtes ou non exclusifs. La réforme devrait s'appliquer de manière uniforme a toute l'industrie», écrit Jean Carrier, vice-président, conformité, chez Groupe financier PEAK, dans son mémoire.
Les portefeuillistes voient un bon potentiel dans les titres bancaires, particulièrement au Canada et aux États-Unis.«Notre orientation est d'avoir en portefeuille la plus grande part de banques canadiennes possible, car elles ont été des placements formidables et continueront de l'être», affirme Doug Warwick, directeur général chez Gestion de placements TD.
Services en placements PEAK a lancé en décembre un outil qui permet aux représentants en épargne collective de négocier des fonds négociés en Bourse (FNB). Selon Robert Frances, président du Conseil et chef de la direction du Groupe financier PEAK, cette plateforme permet d'éviter que les conseillers restent sur le quai en regardant passer le train des mesures règlementaires.Finance et Investissement (FI) : Parlez-nous de votre nouvelle plateforme.Robert Frances (RF) : Nous visons à aider les conseillers en épargne collective à diversifier leurs outils et il est important qu'ils aient accès aux FNB. Alors que les commissions de suivi seront probablement éliminées, il est important d'aider les conseillers à servir tous les clients. Les FNB peuvent être un bon outil pour les clients qui cherchent des options à frais plus bas, ou pour le «petit client» qui ne peut pas se permettre la gestion active.