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Le marché de l'assurance vie sans exigences médicales n'a jamais été aussi concurrentiel. Plan de protection du Canada (PPC) a haussé les limites de couvertures de son assurance Vie Différée de 50 000 à 75 000 $ ; de Vie Différée Élite, de 250 000 à 350 000 $ ; de Vie Élite Simplifiée sans examen médical, de 300 000 à 500 000 $ ; et de Vie Préférentielle, de 500 000 $ à 1 M$. PPC a également mis en marché un nouveau produit, Vie Acceptation Garantie, comportant une protection allant jusqu'à 25 000 $. Se présentant comme « chef de file canadien » de l'assurance vie à émission simplifiée sans exigence médicale, PPC ajoute avoir élargi des catégories d'admissibilité afin de couvrir « un plus grand éventail de problèmes de santé ou des styles de vie plus risqués ». PPC précise qu'elle ne demande pas si une demande d'assurance vie a déjà été refusée ou s'il y a déjà eu surprime. Les conseillers ne sont pas oubliés, puisque PPC a augmenté les commissions de première année. Elles passent de 35 à 40 % pour les temporaires 10, 20 et 25 ans ; et de 45 à 50 % pour les temporaires 100 ans.
Les entreprises visées par la Loi sur les régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER) ne semblent pas se ruer vers les conseillers et les fournisseurs de RVER afin d'en offrir un à leur employés, selon des intervenants de l'industrie. À moins de deux mois d'une échéance majeure touchant l'implantation des RVER, ces intervenants témoignent de signaux multiples : certains parlent de panique, d'autres, de simple recrudescence, d'autres encore, de calme plat.Ainsi, au 31 décembre prochain, les entreprises de plus de 20 employés visés devront obligatoirement implanter un RVER pour leurs employés - ou tout autre régime de retraite équivalent. Les employés visés comptent, entre autres, au moins une année de service auprès de leur employeur actuel.
Le 11e Rendez-vous avec l'Autorité des marchés financiers, qui s'est tenu à la mi-novembre, a permis de connaître différentes échéances en matière de règlementation. D'abord, le ministère des Finances du Québec maintient son objectif de présenter en 2016 le projet de loi omnibus proposant des modifications aux lois du secteur financier, dont la Loi sur la distribution de produits et services financiers (http://bit.ly/2fHbqFW). Puis, d'ici la fin de l'année, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières lanceront une consultation sur l'option d'abandonner les commissions intégrées pour passer à des mécanismes de rémunération directe. D'ici là, elles prévoient aussi la publication finale des dispositions règlementaires sur l'aperçu du fonds négocié en Bourse. De plus, les régulateurs canadiens en assurances publieront au cours du premier trimestre de 2017 un Position Paper, qui présentera notamment un exemple de divulgation des frais et des rendements destiné aux consommateurs de fonds distincts (http://bit.ly/2gjdDMf).
La cybersécurité est en constante évolution. Les attaques sont fréquentes et coûteuses, et les médias font grand état de leur complexité.En septembre 2013, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), ont émis un avis concernant la cybersécurité. Depuis cette publication, compte tenu de l'évolution des risques, les ACVM ont publié le 27 septembre dernier l'avis 11-332 du personnel des ACVM sur la cybersécurité afin notamment :
Le ministre des finances du Québec, Carlos Leitão, refuse d'adhérer à la réforme du Régime de pensions du Canada (RPC). Mais son argument selon lequel les personnes à faible revenu n'y trouvent pas leur compte est contesté par quatre professeurs de l'Université Laval.En effet, les chercheurs de la Chaire de recherche Industrielle Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques concluent dans une étude récente que la proposition fédérale est favorable aux moins nantis (http://bit.ly/2ezvCLn).
Au début d'octobre, le ministère des Finances du Canada a resserré d'un autre cran ses mesures de contrôle du marché immobilier. Bien que les mesures concernant le rehaussement des restrictions des critères d'admissibilité des emprunteurs à un financement soient celles qui ont fait couler le plus d'encre et qui ont touché le plus directement les clients, nous aimerions en applaudir une autre, passée davantage inaperçue.Il s'agit de la consultation sur le partage des risques avec les prêteurs pour les prêts hypothécaires assurés garantis par le gouvernement. Le gouvernement semble viser une nouvelle répartition des risques, qui obligerait les prêteurs hypothécaires à gérer une partie modeste des pertes sur prêts hypothécaires assurés en défaut de paiement.
Toute l'équipe de Finance et Investissement vous remercie de lui avoir communiqué vos intérêts et commentaires. Voici des chiffres intéressants qui ressortent du sondage :332Nombre moyen de familles servies par conseiller53 M$
En janvier 2018, la règle fiduciaire s'appliquera aux régimes de retraite individuels et collectifs aux États-Unis. Promue par le ministère du Travail, cette règle implique que les conseillers doivent agir dans les meilleurs intérêts des clients. Le courtier Edward Jones a rapidement réagi en indiquant que les fonds communs de placement (FCP) ne seraient dorénavant disponibles que par l'intermédiaire de comptes gérés. Le courtier de Saint-Louis a précisé que les structures de rémunération en FCP ne sont pas cohérentes avec le principe fondamental du meilleur intérêt du client (http://tinyurl.com/gtpsnnr). Les clients de régimes de retraite individuels et collectifs d'Edward Jones qui ont un actif de moins de 100 000 $ paieront dorénavant des honoraires de 1,35 à 1,75 %. Toutefois, leurs avoirs ne comprendront pas de FCP. Le Wall Street Journal signale que les manufacturiers et les distributeurs de FCP ne savent pas encore comment réagira le ministère du Travail à l'égard de la validité des structures actuelles de rémunération par rapport à la règle fiduciaire (http://tinyurl.com/z5j6a4d). Selon un chroniqueur de Bloomberg, Nir Kaissar, la règle fiduciaire favorisera ultimement les conseillers indépendants, les robots-conseillers et les firmes de courtage à escompte (http://tinyurl.com/hzmzed5).
L'organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) souhaite encadrer les services d'exécution d'ordres sans conseils qui offrent des portefeuilles modèles aux investisseurs autonomes.Ces firmes devraient éviter d'offrir de tels portefeuilles, puisque les clients les considèrent comme des recommandations d'investissement, ce qui contrevient ainsi à leur mission d'offrir des produits sans conseil. À moins qu'elles ne proposent des portefeuilles admissibles, que le régulateur propose d'encadrer.
Il existe une bonne demande de robots-conseillers... pourvu qu'ils inspirent confiance. Une des meilleures façons d'y arriver consiste à associer le robot-conseiller à une société financière reconnue. Une enquête du Groupe CGI révèle ainsi que deux consommateurs sur trois souhaitent avoir accès à un robot-conseiller appartenant à une société financière renommée pour la confiance accrue que cela procure. Dans ce repositionnement causé par la technologie et les valeurs, les sociétés-conseils traditionnelles disposent ainsi d'un «avantage distinctif», constate CGI. Plusieurs l'ont compris, note ce spécialiste des technologies, qui relève les acquisitions de robots-conseillers par des noms connus : FutureAdvisor par BlackRock, Guide Financial par John Hancock (propriété de Manuvie) et Jemstep par Invesco (http://tinyurl.com/z5a4q9j). Un des derniers venus dans le créneau des robots-conseillers, Fidelity, a suivi une voie différente en lançant cet été son propre outil, Fidelity Go. Il s'agit d'un conseiller robot hybride, puisque le rééquilibrage du portefeuille est effectué par des êtres humains. Les clients peuvent communiquer avec des représentants grâce à une ligne téléphonique 1 800 ou par clavardage en ligne. Les frais s'établissent entre 0,35 % et 0,40 % de l'actif sous gestion. Fidelity Go vise les 25 à 45 ans pouvant investir aussi peu que 5 000 $ (http://tinyurl.com/ju9v8rv).
Les conseillers doivent miser à fond sur la transparence et la technologie pour développer leur clientèle, selon une récente étude de la firme EY.D'après EY, les firmes de gestion de patrimoine qui utilisent l'expérience client comme un avantage concurrentiel auront accès à des occasions de revenu totalisant de 175 à 200 G$ US à l'échelle mondiale (http://bit.ly/28PoZlV).
Le chiffre d'affaires du trafic de la drogue s'élèverait à quelque 300 G$ US par an dans le monde. Cela se compare au PNB de pays émergents comme le Chili ou Singapour. Journaliste au prestigieux magazine The Economist, l'auteur veut montrer que ce trafic n'est pas influencé par la violence de psychopathes, mais qu'il obéirait plutôt aux lois de n'importe quelle industrie d'une économie de marché. Ainsi, à l'instar de Wal-Mart, les cartels sud-américains entendent contrôler la chaîne d'approvisionnement, ce qui expliquerait pourquoi les prix de la drogue sont stables. Les trafiquants auraient développé des techniques avancées de marketing et ils franchiseraient leurs opérations comme le font les McDonald's de ce monde. Ils utiliseraient des technologies de pointe comme le Dark Web, qui font baisser les prix des fournisseurs, à l'image de Kijiji et de CraigList. Cependant, l'«industrie» de la drogue aurait son talon d'Achille : le taux de roulement très élevé de la main-d'oeuvre. Toutefois, les «centres d'emplois» que sont les prisons permettent le renouvellement régulier des effectifs. Afin d'affaiblir les cartels, l'auteur propose de réformer le droit criminel et de légaliser les produits, comme l'ont fait certains États américains pour la marijuana. Mais peut-on sincèrement penser à légaliser des drogues aussi puissantes que l'héroïne et la cocaïne ?
Deux facteurs clés expliquent la faible pénétration du régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) par rapport aux autres régimes de retraite qu'un employeur peut aussi mettre en place pour se conformer à la loi (voir : «RVER : pas encore de ruée»).Tout d'abord, presque tous les intervenants interrogés par Finance et Investissement ont relevé que les entreprises visées par la loi sur les RVER ont vivement résisté aux RVER. La formule du RVER imposait à celles-ci des charges administratives accrues, dont la plus lourde est le suivi des employés qui se sont retirés et qu'il faut réinscrire à la demande ou après une période déterminée.
Bien que l'accent de plus en plus prononcé sur la divulgation des frais et l'offre de produits moins coûteux mettent de la pression sur les fonds communs de placement (FCP), ceux-ci restent le produit de placement de choix, tant auprès des investisseurs que des conseillers en services financiers. Cependant, des signes montrent que les fonds négociés en Bourse (FNB) les rattrapent lentement mais sûrement.En tout, un tiers (33 %) des Canadiens investit dans les FCP, ce qui rend ces produits plus populaires que les actions, les FNB et les fonds distincts. Les fonds communs sont également le produit de choix pour les Canadiens qui ont un conseiller. Parmi ces investisseurs, 46 % disent détenir des FCP, 27 %, des actions, et 25 %, des certificats de placement garanti (CPG).
L'industrie financière accueille favorablement l'objectif d'améliorer les compétences et la formation continue des conseillers et des firmes de l'industrie. Le Québec pourrait même servir de modèle en matière de formation continue, estiment bon nombre d'organisations.Voilà ce qui ressort des mémoires déposés à l'occasion de la consultation 33-404 menée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) sur le rehaussement des obligations des conseillers, des courtiers et des représentants envers leurs clients.
Lorsque la Bourse bat en retraite, deux types d'épargnants ont tendance à très mal placer leurs avoirs, selon une recherche parue dans la revue Journal of Personal Finance. Il y a ceux qui ont trop confiance en leurs moyens et ceux qui sont très craintifs face aux pertes. Au lieu de profiter du contexte baissier pour acheter à bas prix, ces deux types d'épargnants augmentent leurs positions liquides en quittant graduellement le marché... jusqu'à ce qu'il ait rebondi de façon suffisamment convaincante à leurs yeux. Mais ils auront perdu une belle occasion. La recherche s'appuie sur un vaste sondage effectué aux États-Unis lors de la «Grande récession» de 2008. Les chercheurs suggèrent aux conseillers de préparer leurs clients à un éventuel marché baissier en essayant de leur faire comprendre le risque de ne pas atteindre leurs objectifs financiers s'ils ne profitent pas des occasions d'acheter à bas prix. Les conseillers pourraient tenter de convenir à l'avance avec les clients problématiques d'une stratégie à suivre en cas de correction boursière, ajoutent les chercheurs (http://tinyurl.com/grfz9ly).
La gestion indicielle a le vent dans les voiles depuis une décennie, une poussée de croissance qui s'explique notamment par les bons résultats obtenus.Ainsi, l'actif des fonds en gestion passive a triplé depuis 2007 pour atteindre 5 700 G$ US à l'échelle mondiale, par rapport à une hausse de 54 % pour les fonds à gestion active, selon Morningstar. The Economist parle même d'agression passive et de défense active dans son numéro du 8 octobre dernier (http://econ.st/2g0a50k).
Certains aspects fiscaux relatifs à l'assurance vie ont passablement changé au cours des derniers mois. Revoyons ensemble quelques règles techniques afin de remettre les pendules à l'heure.Regardons de plus près le transfert d'une assurance vie entre personnes qui ont un lien de dépendance. Rappelons qu'un lien de dépendance entre deux personnes est une notion plus large que celle des personnes liées, c'est-à-dire, un individu et sa parenté proche ou dans le cas d'une société par actions, une société et un individu (ou des personnes liées à ce dernier) qui la contrôle. La notion de lien de dépendance inclut ainsi les personnes qui agissent de concert afin d'en tirer un avantage fiscal.
Denis Preston ne se doutait pas que la toute première entrevue d'embauche qu'il allait faire après ses études «juste pour s'entraîner» déboucherait sur une carrière de près de 30 ans dans l'industrie financière.Il rit de bon coeur en racontant l'anecdote. «Je n'avais jamais voulu travailler en assurance. J'ai répondu à la première offre d'emploi que j'ai vue, et le problème, c'est que cela a marché !»
ÉTATS GÉNÉRAUX – Le document de consultation sur l'abandon des commissions intégrées sera publié à la mi-décembre pour une période de commentaires de 150 jours, a indiqué Mathieu Simard, représentant de l'Autorité des marchés financiers (AMF), lors d'états généraux sur le sujet tenu mercredi par l'Association professionnelle des conseillers en services financiers (APCSF).