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Lancée à la fin de septembre, la Temporaire Famille - Vitalité (http://tinyurl.com/zwmdcgq) offre la possibilité aux clients de réduire leur prime jusqu'à 15 % par an grâce à l'atteinte d'objectifs mesurables et quantifiables en matière de conditionnement physique et d'alimentation. En revanche, si l'assuré régresse dans ses objectifs, sa prime pourrait augmenter puisque son rabais diminue. Cette approche, dit Manuvie dans une brochure qui présente le produit, repose «sur des principes de la science actuarielle et de l'économie comportementale» (http://tinyurl.com/jqg8ecc). Étant donné que les clients auront probablement des questions sur le fonctionnement de ce système de récompenses, ce produit «implique une nouvelle approche de vente axée sur un dialogue qui se poursuit bien après la souscription», indique Manuvie dans son Guide du conseiller (http://tinyurl.com/h4u9jyr). La protection propose une couverture de 20 ans renouvelable jusqu'à 80 ans ou une couverture jusqu'à 65 ans. Les clients disposent d'une option de transformation en assurance permanente.
PLANIFICATION DE LA RETRAITE 2016 – Des études font régulièrement état du fait que les ménages canadiens et québécois épargnent beaucoup trop peu. Mais des experts font valoir que le tableau n'est pas si sombre si on utilise d'autres méthodes pour calculer le niveau d'épargne. Par exemple, l'actuaire Malcolm Hamilton, Fellow de l'Institut C.D. Howe, calcule que les Canadiens verseraient 14 % de leur revenu disponible à des régimes de pension agréés ou dans des REER. Des données que semble confirmer Statistique Canada.
La persistance des bas taux d'intérêt et la réforme fiscale du 1er janvier 2017 ont forcé iA Groupe financier (anciennement Industrielle Alliance) à retoucher quelques produits. Ainsi, à compter du 15 octobre, deux protections disparaissent, soit la vie universelle Tendance et la vie permanente V15 Ultra. En outre, la prime non fumeur qui s'appliquait aux produits d'assurance vie traditionnelle a été abolie. Parallèlement, les primes des polices d'assurance vie universelle Genesis et Genesis-IRIS ont été augmentées. Pour Genesis, la hausse moyenne est de 5,1 % pour le paiement à vie, et de 4,2 % pour les options de paiement rapide 10, 15, et 20 ans. Dans le cas de Genesis-IRIS, l'augmentation moyenne s'établit à 7,7 %. Rappelons que V15 Ultra comportait des primes libérées après 15 ans et le remboursement au décès des primes payées en surplus du capital assuré. Pour sa part, Tendance avait été lancée en juin 2013. Ce produit promettait une réduction de prime en cas d'augmentation des taux d'intérêt à long terme. À l'évidence, les taux n'ont pas été de la partie.
PLANIFICATION DE LA RETRAITE 2016 – Après avoir estimé la longévité en années du portefeuille de retraite et l'avoir comparée à l'espérance de vie du client, le conseiller peut entamer avec celui-ci des conversations franches et s'assurer de bien se faire comprendre, explique Moshe A. Milevsky dans la parution printanière du journal du CFA Institute (http://cfa.is/2crwSPw). Selon le professeur de finance de l'Université York, les conseillers accordent trop d'importance aux probabilités de survivre à l'actif. Beaucoup de scénarios basés sur des simulations de type Monte Carlo reposent sur des hypothèses que de nombreux conseillers méconnaissent.
Sur le terrain des ventes, les fonds distincts se font distancer par les fonds communs de placement (FCP). Toutefois, il y a pire : les ventes de produits à garantie de retrait à vie (GRV) sont tellement faibles que leur existence est en jeu.«Les GRV n'ont pas été en demande au cours des dernières années. Cela n'augure rien de bon pour leur avenir. Le prochain tournant boursier nous permettra de voir si les GRV pourront ou non se faire une place au soleil», affirme René Hamel.
Les robots-conseillers respectent-ils la règle fiduciaire qui veut qu'ils agissent dans le meilleur intérêt du client ? Une avocate américaine de renom spécialisée en droit des valeurs mobilières exprime ses doutes (http://tinyurl.com/gq2uxs5). Melanie L. Fein, ancienne conseillère au Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale, propose une lecture décapante d'une étude sur les robots-conseillers de la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) intitulée «Report on Digital Investment Advice» (http://tinyurl.com/hd8bb3c). L'avocate juge que l'organisme d'autoréglementation a «implicitement» soulevé la question de la règle fiduciaire en examinant la performance fort douteuse des robots-conseillers relativement à l'analyse des portefeuilles des clients. Lors de tests, il se trouvait que la répartition suggérée de titres à revenu fixe dans le portefeuille d'un individu de 27 ans variait de 10 à 40 % selon le robot-conseiller. L'avocate en déduit qu'à moins d'une intervention d'un conseiller, les robots-conseillers ne peuvent pas analyser les portefeuilles dans le meilleur intérêt des clients.
Pro Vie Assurances change de peau. En devenant Aurrea Signatures, la firme veut offrir aux cabinets une gamme de services qui faciliteront leur gestion et leur croissance.«Nous voulons simplifier leurs opérations, leur donner un coup de main et les propulser en affaires, et ce, tout en respectant leur plan d'affaires», explique Christian Laroche, ancien président de Pro Vie assurances, maintenant à la tête d'Aurrea, en entrevue avec Finance et Investissement.
Les Américains de la classe moyenne qui font appel à un conseiller épargnent plus et investissent mieux que les autres. Toutefois, la règle fiduciaire qui sera mise en oeuvre en 2018 dans les régimes de retraite pourrait mettre cette situation en péril. Tel est l'avertissement du cabinet-conseil Oliver Wyman, dont la recherche porte sur 4 395 personnes qui travaillent dans des entreprises de moins de 50 employés. Une statistique d'Oliver Wyman est très révélatrice : les 35 à 54 ans qui ont un conseiller et qui gagnent moins de 100 000 $ par an ont un actif à investir supérieur de 51 % en moyenne à celui de leurs collègues de même âge et du même niveau salarial, mais qui investissent seuls. En outre, leur portefeuille est plus diversifié, rééquilibré, et ils participent davantage aux marchés, leur pondération en liquidités étant de 36 à 57 % moins élevée. D'après Oliver Wyman, la règle fiduciaire qui sera implantée en janvier 2018 nuira à cette classe moyenne en raison de la migration des conseillers vers la rémunération par honoraires. Le cabinet-conseil pense que sept millions d'employés de PME perdront leur accès aux services des conseillers en raison d'un actif trop bas. Rappelons que la règle fiduciaire selon laquelle les conseillers doivent agir dans le meilleur intérêt de leurs clients s'appliquera aux régimes de retraite individuels et collectifs (http://tinyurl.com/hfh383c).
L'abolition possible des commissions de suivi versées aux représentants en épargne collective pourrait avoir un effet important sur la valeur qu'acheteurs et vendeurs attribuent à un bloc d'affaires ou book de clientèle.C'est pourquoi les conseillers s'inquiètent de la remise en question de la légitimité des commissions de suivi par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), qui mèneront des consultations sur le sujet au cours des prochains mois.
L'an dernier, lors du congrès de l'Association de planification financière et fiscale (APFF), une question avait été posée à la table ronde de l'Agence de revenu du Canada (ARC) sur les instruments financiers. On voulait alors savoir si une société disposant d'une police d'assurance contre les maladies graves (AMG) au profit d'une autre société (de gestion) se verrait imposer au moment de la disposition sur la valeur de la police.La réponse donnée par l'ARC était alors claire : aucune imposition pour la société qui dispose d'une police contre les maladies graves. La réponse textuelle est la suivante :
Depuis 2012, 28 sociétés institutionnelles et 35 sociétés spécialisées de détail se sont retirées du secteur des valeurs mobilières en fusionnant avec d'autres ou en fermant leurs portes, constatait récemment Ian Russell, président et chef de la direction de l'Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM).Selon Ian Russell, cela s'explique notamment par l'augmentation des frais fixes requise par les exigences réglementaires en matière de conformité et l'évolution technologique. Il cite aussi l'intensification des pressions concurrentielles sur les sociétés institutionnelles et de détail indépendantes, couplée à des conditions commerciales difficiles.
Ce ne sont pas tant les robots-conseillers qui menacent certains conseillers que leur retard à exploiter le plein potentiel des technologies financières, les fintech.Leurs clients sont pourtant déjà prêts à utiliser les innovations technologiques, tandis que les grandes institutions bancaires revoient leur fonctionnement à l'aide des technologies numériques.
Le Canada, conjointement avec les États-Unis, s'apprête à faire passer de trois à deux jours son cycle de règlement standard. Les opérations sur les capitaux propres et les créances à long terme sont dans la mire des régulateurs.Ce nouveau cycle de règlement devrait entrer en vigueur en Amérique du Nord le 5 septembre 2017. Selon les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), le bon fonctionnement des marchés des valeurs mobilières dépend étroitement de mécanismes efficaces de compensation et de règlements. Et cela nécessite une coordination avec nos voisins du Sud.
Les banques centrales injectent trop de liquidités. En 1996, il y avait 2 000 G$ US de liquidités en circulation, ce qui équivalait à 6 % du PIB mondial. Vingt ans plus tard, elles atteignent 20 000 G$ US, ce qui représente 30 % du PIB mondial. Certes, les banques centrales ont eu raison d'intervenir en 2008, mais elles ont eu tort de maintenir les taux d'intérêt très bas et de continuer à créer de la monnaie avec leurs politiques d'assouplissement quantitatif. Comme l'argent ne coûte rien, des bulles peuvent se former n'importe quand et n'importe où dans le monde. Si une bulle obligataire éclate, les prêteurs, au premier chef les assureurs, seront dans de beaux draps. Très bons pédagogues, les auteurs Patrick Artus (économiste en chef à la banque Natixis) et Marie-Paule Virard (journaliste en finance) savent faire parler les chiffres. Ils pensent que la remontée des taux pourrait entraîner l'insolvabilité des emprunteurs et ruiner les prêteurs. À méditer.
TROIS FONDS - Le premier objectif d'un épargnant est de structurer son portefeuille avec une diversité de catégories d'actif, considère Peter Guay, gestionnaire de portefeuille chez PWL Capital.«On parle alors d'actions et d'obligations, bien sûr, mais aussi d'infrastructures et d'immobilier, comme les grands investisseurs institutionnels y ont recours», précise-t-il.
Le marché des titres assurantiels, composé en grande partie de cat bonds, ou obligations catastrophes, a pris depuis quelques années une ampleur jamais vue. Au Canada cependant, il reste encore sous-développé.Les obligations catastrophes représentent un marché mondial de plus de 24 G$ US, selon Swiss Re, une firme internationale de réassurance. C'est à tout le moins le sommet atteint en 2014 et en 2015. Et ce record est en voie d'être battu en 2016.
Gaétan Veillette n'en démord pas : les planificateurs financiers devraient avoir leur propre ordre professionnel. Cependant, sa façon d'y parvenir diverge de celle que prône l'Institut québécois de planification financière (IQPF).La vision de celui qui est planificateur financier et Fellow Administrateur agréé (Adm.A.) : entrer dans le système professionnel par l'intermédiaire de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ).
L'acquisition d'un bloc d'affaires (book) en assurance est un excellent moyen d'augmenter la croissance de son entreprise. Pourtant, acheter une clientèle peut comporter son lot de défis, notamment quand il faut renouer le contact avec de nouveaux clients qui n'ont pas été servis depuis longtemps.«Trop de conseillers achètent des books en assurance qui ont été négligés», constate Sara Gilbert, conférencière et fondatrice de la firme Développement des affaires Strategist(e).
Déjà, en avril, les régulateurs provinciaux émettaient des réserves quant à l'implantation d'une norme d'agir au mieux des intérêts du client. Maintenant, l'industrie financière rejette cette norme réglementaire, la jugeant notamment floue et complexe à mettre en oeuvre. Seuls les groupes de défense des intérêts des clients la prônent.C'est ce que révèlent les mémoires déposés à l'occasion de la consultation 33-404 sur le rehaussement des obligations des conseillers et des courtiers envers leurs clients. Dans ce document, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) proposaient d'adopter une norme de diligence obligeant notamment d'éviter ou de contrôler les conflits d'intérêts en priorisant l'intérêt du client et de fournir de l'information complète, claire et pertinente en temps opportun.
L'activisme actionnarial semble plus en vogue que jamais, et plus que jamais, les experts débattent de ses effets.Bon an, mal an, plus de 200 campagnes dites activistes sont mises en branle, aux États-Unis seulement, par des investisseurs. Il s'agit souvent de fonds spéculatifs désireux d'influer sur les décisions du conseil d'administration d'une entreprise.