Les retraités canadiens de 50 ans et plus estiment que les coûts imprévus, les problèmes de santé et les impôts plus élevés que prévu représentent les plus grandes surprises associées à la retraite, selon la Banque CIBC.



Les Canadiens de plus de 50 ans ont dû composer avec différentes surprises une fois à la retraite. Parmi les répondants d'un sondage de la Banque CIBC, 24 % ont évoqué des problèmes de santé inattendus, 15 % ont dû payer plus d'impôt que prévu, 11 % ont dû assumer une dette ou un prêt hypothécaire pendant la retraite, 9 % ont été forcé d'utiliser une partie de leur épargne pour des réparations ou des rénovations domiciliaires, et 7 % ont dépensé davantage d'argent que prévu.

D'autres imprévus, tel que la nécessité de donner un soutien financier à mes enfants ou petits-enfants (5 %) et la valeur élevée des coûts des soins de longue durée pour soi-même ou son conjoint (5 %) ont notamment aussi été évoqués.

De même, Si 39 % des répondant confirment être parti à la retraite à la date prévue, près de la moitié des retraités canadiens, soit 48 %, ont arrêté de travailler plus rapidement que prévu. Parmi eux, 32 % ont quitté de trois à cinq ans avant la date prévue et 16 %, entre un et deux ans avant la date prévue.

Parmi les raisons évoquées, 33 % font état d'un problème de santé imprévu, et 22 % indiquent que leur employeur leur a demandé de prendre leur retraite.

En contrepartie, 13 % des répondants ont pris leur retraite après la date prévue.

« Bien des Canadiens ont sous-estimé leurs dépenses à la retraite ou ne sont pas conscients qu'ils pourraient être forcés de partir à la retraite plus rapidement que prévu, de sorte qu'ils ne seront pas prêts à gérer des dépenses plus élevées que prévu avec un budget moindre que prévu. Les voyageurs s'attendent à dépenser davantage, mais ceux qui restent chez eux risquent d'être surpris des coûts liés à tout ce temps libre pour explorer de nouveaux champs d'intérêt, ou de piger dans leur épargne pour des rénovations remises à plus tard pendant leurs années de vie active », constate David Nicholson, vice-président, Service Impérial CIBC.

En conséquence, parmi les retraités canadiens qui éprouvent des regrets quant à leur retraite, 38 % auraient souhaité avoir commencé à planifier plus tôt, 38 % auraient épargné davantage en dehors de leur REER et 22 % auraient pris leur retraite plus tard.

Le sondage a été effectué en ligne du 6 au 9 février 2017 auprès de 662 retraités canadiens de plus de 50 ans choisis parmi les panélistes du Forum Angus Reid. La marge d'erreur est de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20.