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Moins du quart des investisseurs estiment avoir une compréhension complète des frais et des autres formes de rémunération qu'ils paient à leurs conseillers en services financiers, selon la plus récente étude canadienne sur la satisfaction des investisseurs de J.D. Power.



Une année après la mise en œuvre des nouvelles règles relatives à la deuxième phase du modèle de relation client-conseiller (MRCC 2), seulement 24% d'investisseurs considèrent avoir une compréhension complète des frais qui leurs sont chargés, contre 27 % en 2016.

Même parmi les investisseurs qui affirment connaître les nouvelles exigences de divulgation et avoir eu une conversation sur le sujet avec leur conseiller, seulement 35% estiment comprendre parfaitement leurs renseignements touchant les frais et les autres formes de rémunération inscrits sur leurs relevés.

En contrepartie, plus d'un tiers des répondants, soit 36%, affirme que leur conseiller en services financiers n'a pas clairement expliqué les raisons des rendements liés à leurs investissements, et 41% ont déclaré que leur conseiller n'a pas fourni d'explication relativement aux frais payés.

De même, seuls 23 % des répondants ont indiqué avoir remarqué au cours de l'année un changement dans la façon dont les frais et les autres formes de rémunération leur étaient communiqués par leur courtier.

« La divulgation n'est pas synonyme de transparence, constate Mike Foy, directeur principal, gestion de patrimoine, chez J.D. Power. Oui, les sociétés de placement au Canada doivent divulguer plus d'informations sur leurs frais, conformément aux nouvelles exigences du modèle de relation client-conseiller, mais nos données montrent que le message n'est pas suffisamment bien assimilé ».

« Établir un lien clair entre les frais facturés et la valeur apportée par la pratique est très important pour les conseillers de plein exercice, surtout maintenant, alors qu'ils font face à de nouvelles menaces provenant des changements générationnels et technologiques qui placent une partie importante des actifs des consommateurs à risque d'attrition », ajoute Mike Foy.

Ainsi, bien que la génération du millénaire ne compte pour l'instant que pour 5 % des investisseurs, 21 % d'entre eux, parmi ceux qui possèdent 100 000 $ et plus d'actifs, affirment qu'ils changeront assurément ou probablement de conseiller au cours des 12 prochains mois. Il faut noter que déjà, 23 % des répondants de cette génération ont déjà utilisé des robots-conseillers ou sont susceptibles de le faire.

L'étude est basée sur les réponses de 4 903 investisseurs et a été effectuée en mai et juin 2017.