PLANÈTE FINANCE – Alors que le protectionniste Donald Trump était de passage en Chine, la semaine dernière, Pékin a fait état de sa volonté d'ouvrir son secteur bancaire à l'investissement étranger.



Tous les secteurs sont concernés, depuis celui de la gestion d'actifs, des assurances en passant par les marchés des capitaux, « mais à une date encore à préciser et selon des calendriers différents, s'étalant sur plusieurs années », précise L'AGEFI.

« Dans la banque et la gestion d'actifs, le seuil maximal de 20% de détention sautera et un investisseur étranger pourra acquérir 51% du capital, sans autre précision. Sur les marchés de capitaux et dans l'industrie des fonds, les étrangers pourront aussi prendre la majorité à 51% d'une société chinoise et ne pourront monter à 100% qu'après trois ans. Dans l'assurance, la majorité sera possible dans 3 ans et la pleine propriété dans 5 ans seulement », résume L'AGEFI.

«J'ai hâte de voir les détails, car l'ouverture du secteur financier pourrait améliorer drastiquement l'allocation des ressources financières», a réagi William Zarit, président de la Chambre de commerce américaine à Pékin, cité par l'AFP.

Et que faut-il retenir du passage de Donald Trump en Chine, effectué dans le cadre d'une tournée asiatique qui l'a aussi mené au Vietnam et aux Philippines ? Le président américain a fait état de contrats d'une valeur de plus de 250 milliards de dollars, conclus au profit d'entreprises américaines aussi diverses que Boeing et General Electric.

« Sur le fond, le président américain a quitté la Chine sans avoir vraiment avancé sur les questions clés de transparence, de réciprocité et d'accès au marché, analyse Libération. Le milliardaire républicain a surtout empilé les uns sur les autres des accords prévus depuis longtemps et qui n'avaient qu'à être dévoilés publiquement ».