PLANÈTE FINANCE - La Chambre des représentants prévoit voter à 19h30, mardi, sur le projet de réforme fiscale mis de l'avant par le président Donald Trump, avant d'être soumis au vote du Sénat.



Le vote à la Chambre des représentants ne sera qu'une formalité « à la différence du Sénat, indique Les Échos. À la chambre haute, avec l'absence de John McCain, affaibli par sa chimiothérapie, la majorité est plus fragile (51-48) ; deux dissidents chez les républicains et le texte est retoqué ».

Quoi qu'il en soit, lundi à New York, les trois principaux indices boursiers ont mis fin aux échanges, à des sommets records pour une deuxième séance consécutive.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 140,46 points à 24 792,20 points, tandis que l'indice composé S&P 500 a gagné 14,35 points à 2690,16 points. L'indice composé du Nasdaq s'est emparé de 58,18 points à 6994,76 points, après avoir brièvement franchi le cap des 7000 points plus tôt dans la séance.

« La vraie colonne vertébrale pour cela, aujourd'hui, est, encore une fois, l'enthousiasme en provenance des États-Unis, où le projet de loi sur la réforme fiscale (...) semble être en voie de passer le Congrès et d'être signé, potentiellement, par le président, plus tard cette semaine», a observé Craig Fehr, un stratège du marché canadien chez Edward Jones, à St-Louis.

« Aujourd'hui, nous ne sommes plus qu'à quelques jours de la tenue de ma promesse de réduction massive d'impôts... Nous voulons vous donner, peuple américain, une baisse géante d'impôts pour Noël », déclarait Donald Trump la semaine dernière, cité par Les Échos.

Dès 2018, la réforme prévoit une réduction des impôts fédéraux sur les sociétés de 35 % à 21 % et sur le revenu, faisant passer le taux marginal maximum d'imposition des particuliers les plus riches de 39,6 % à 37 %. Le coût de la réforme est évalué à 1500 milliards de dollars pour les finances publiques sur 10 ans. Donald Trump mise en contrepartie sur une accélération de l'économie américaine « au-delà des 3% actuels, ce qui génèrerait en retour de nouvelles recettes fiscales », selon Les Échos.

À noter que la Banque centrale américaine a relevé ses prévisions de croissance de 2,1% à 2,5% pour 2018.