fergregory / 123RF Banque d'images

PLANÈTE FINANCE – Deux ouragans majeurs en l’espace de quelques jours et la menace d’un autre essai nucléaire de la Corée du Nord amènent les investisseurs à se réfugier dans des produits moins risqués et plus sécuritaires.


Après l'ouragan Harvey la semaine dernière, à qui on attribue 60 morts et des coûts de reconstruction évalués à 180 G$ américains, selon le gouverneur de la Floride, l'ouragan Irma de catégorie 5 - soit la plus puissante selon l'échelle de Saffir-Simpson - vient de dévaster plusieurs îles des caraïbes et poursuit son chemin vers Cuba et la Floride. 

Les principaux indices boursiers américains ont fait preuve d'une certaine résilience cette semaine, où le Dow a subi une diminution de 0,10%, et le S&P 500 0,02 %. L'indice Nasdaq Composite a pour sa part terminé avec un gain de 0,07 %, comme le rapporte un article de MarketWatch.

L'analyste d'Accendo Markets, Mike Van Dullen, cité dans l'article, n'est pas surpris que l'appétit pour le risque des investisseurs ait diminué cette semaine, malgré les annonces successives d'ouragans sur la côte Atlantique et la menace nord-coréenne. 

Le stratège du marché des actions pour la banque Saxo, Peter Garnry, soutient de son côté que les investisseurs surestiment les coûts liés aux deux ouragans et que des traits de comportements spécifiques affectent négativement les principales compagnies d'assurance.

Dans la foulée, les sociétés de détails liés à l'alimentation et la construction devraient connaître des hausses dans les prochaines semaines. 

Jouer avec le feu

L'autre élément d'importance sur les marchés cette semaine est l'escalade entre la Corée du Nord et les principaux intervenants économiques du monde. 

La menace d'un autre essai nucléaire par le pays totalitaire de l'Asie continue de toucher les marchés négativement.

Cependant, la répétition des essais nucléaires par ce pays deviennent de moins en moins une surprise sur les marchés, particulièrement celui des devises, ce qui limite ses effets, d'après l'analyste des taux et chef d'EMEA FX d'ING, Petr Krpata, rapporte un article de BNN.