PLANÈTE FINANCE – Le plus important transfert de richesse aura lieu dans les prochaines années. La génération des baby-boomers devrait transférer plus de 30 billions US$ au cours des prochaines années.



Or, les générations qui hériteront sont définitivement plus sensibles à l'investissement avec impact social, soit des investissements « visant à créer un impact positif au-delà des rendements financiers », comme l'indiquent le Global Impact Investing Network (GIIN) et la Fondation Rockefeller.

Le US Forum for Sustainable and Responsible Investment, une organisation politique américaine pour l'investissement responsable et durable, estime que plus de 20 % des fonds gérés activement par des professionnels en investissement en Amérique répondent aux critères d'investissement responsable, soit 8,7 billions US$, rapporte un article de The Economist.

En 2012, le pourcentage de fonds similaires était de 11,1 %, illustrant une croissance réelle de l'intérêt pour ce type d'investissement dans les dernières années, souligne l'article.

Considérant l'important transfert d'héritage financier à venir, les grands manufacturiers s'activent afin de répondre à la demande de cette génération, qui exige des comptes sur les aspects sociaux et environnementaux des fonds dans lesquels ils investissent.

Outre cette reddition de compte, les manufacturiers doivent aussi composer avec une clientèle davantage axée sur les services accessibles en ligne, affirme The Economist.

D'ailleurs, les milléniaux faisant partie de la tranche des ultra-riches emboîtent également le pas.

Un groupe composé d'un Ford, d'un Rockefeller et de la descendante des hôtels Hyatt - Liesel Pritzker Simmons - a lancé en 2015 un réseau nommé The ImPact dont l'objectif est de créer un bénéfice social mesurable par les investissements. Il comprend 125 signataires ayant un patrimoine moyen de 700 M$ US, décrit l'article.