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PLANÈTE FINANCE – Les PDG de Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citigroup ont été les victimes d'un hacker, avec qui ils ont échangé des courriels.



Lloyd Blankfein, de Goldman Sachs, James Gorman, de Morgan Stanley, et Michael Corbat, de Citigroup, auraient échangé des courriels avec un hacker, selon différentes sources citées par l'AFP et le Financial Times.

« Mes intentions n'étaient pas malveillantes. Aucun secret n'a été volé mais ce pût être facilement le cas », aurait mentionné au Financial Times le jeune Web-designer de Manchester, en Grande-Bretagne, qui a réussi à duper les patrons de trois des plus grandes banques mondiales, cité par Le Figaro.

Le hacker s'est fait passer pour un proche collaborateur afin de communiquer avec Lloyd Blankfein. Pour contacter James Gorman, avec qui il aurait échangé au sujet des risques financiers, il se serait fait passer pour Alistair Darling, un ancien ministre des Finances britannique.

« Nous travaillons dans une industrie hautement régulée où toutes les communications doivent être dévoilées et nous vivons dans un monde de plus en plus transparent où les communications privées sont rendues publiques. La technologie joue un rôle important pour garantir notre habilité à interagir en toute sécurité avec nos clients, mais le discernement est la qualité la plus importante pour s'assurer que nous respectons les hauts standards que nous nous imposons », a commenté Goldman Sachs à l'AFP.

Morgan Stanley et Citigroup n'ont pas offert de commentaires.

« Cette affaire montre la vulnérabilité des grandes banques aux cyberattaques et intervient au moment où se multiplient les attaques informatiques contre les entreprises à travers le monde », indique Le Figaro. Les institutions financières à travers le monde investissement pourtant en masse dans les technologies dans le but de se prémunir des cyberattaques.

Il faut dire que les banques sont particulièrement visées par les attaques informatiques. Dès 1994, un cyberpirate s'est introduit dans la base de données d'un établissement de la Citybank afin d'y dérober une somme totale de plus de 10 M$. En 2014 un piratage mené contre JPMorgan Chase avait notamment touché plus de 83 millions de comptes de clients. Plus récemment, des pirates sont parvenus à dérober par virement près de 81 M$ sur un compte détenu par la banque centrale du Bangladesh auprès de la Réserve fédérale de New York.