PLANÈTE FINANCE - Ce n'est plus un secret, le secteur bancaire, confronté à la révolution numérique, voit s'étioler son modèle d'affaires traditionnel. C'est notamment le cas en Chine, où la Bourse de Hong Kong va fermer sa salle de marchés aux courtiers, au profit des transactions électroniques.



La direction de la Bourse de Hong Kong a effectivement confirmé la fermeture de sa salle de marchés à partir d'octobre, moment où l'ensemble des transactions sera réalisé par voie électronique, rapporte Sputniknews.fr.

Ouverte en 1985, la Bourse de Hong Kong a vu jusqu'à 500 courtiers opérer quotidiennement dans sa salle des marchés. Aujourd'hui, ils ne seraient plus que 30 compagnies de courtage à y poursuivre leurs opérations. Elle n'en demeure pas moins la deuxième place financière mondiale en termes d'opérations et la première sur le marché financier d'Asie orientale, selon Sputniknews.fr.

La révolution numérique n'en est pas à ses premiers sursauts auprès des Bourses, alors que de « nombreux concurrents à Tokyo, à Francfort et ailleurs ont déjà fermé leurs salles de marchés depuis longtemps », indique Sputniknews.fr.

Jusque dans les succursales bancaires

De même au début de l'année 2017, Bank of America a ouvert trois succursales où les clients ne sont servis que par des machines « et un système de visioconférence pour pouvoir joindre un conseiller dans le cas d'une opération plus complexe », indique le Figaro.

Plus près de nous, la Banque Laurentienne a confirmé cette semaine qu'elle cessera d'offrir certains types de services au comptoir à ses clients d'ici la fin de 2018. Une décision que sa direction justifie par l'accroissement du nombre de transactions effectuées en ligne et sur des applications mobiles.

L'emploi dans le secteur financier connaîtrait un net recul aux États-Unis, évoque Sputniknews.fr. « En 2000, 600 courtiers travaillaient dans le département de courtage de la plus grande banque d'investissement, Goldman Sachs. Il n'en reste plus que deux. Les courtiers ont été remplacés par des algorithmes complexes et certains d'entre eux revendiquent le statut d'intelligence artificielle », illustre le média français.

Est-ce pour autant la fin du secteur bancaire tel qu'il s'est traditionnellement développé ? « La relation établie avec le conseiller bancaire, et sa compétence, constitue le principal facteur de satisfaction ou d'insatisfaction des clients vis-à-vis de leur banque », conclut une étude Bain & Company, citée par le Figaro.

Selon cette étude, la fidélisation du client serait avant tout un enjeu humain.