PLANÈTE FINANCE – Le secteur des technologies financières, ou fintech, est en pleine croissance dans le Moyen-Orient et en Afrique du Nord, d'après un article de The Economist.



L'année dernière, la capitale de l'Égypte, Le Caire, a lancé deux accélérateurs ayant pour objectif de développer des entreprises en démarrage (startups). Pour sa part, Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, a créé le premier bac à sable réglementaire, afin de permettre aux nouveaux produits d'être testés durant deux ans sans être soumis à l'ensemble de la réglementation, illustre le magazine.

En cinq ans, soit de 2010 à 2015, le nombre de fintech créé dans les régions en questions s'est multiplié par plus de 5, passant de 20 à 105.

Un des facteurs ayant nourri cette explosion du nombre de startups financières est la quantité importante de travailleurs étrangers ayant besoin de transférer facilement des sommes d'argent dans leur pays d'origine, explique The Economist.

L'utilisation croissante de la technologie de la chaîne de blocs (blockchain) pour ce type de transaction bénéficie grandement à la finance islamique, selon The Economist.

Le système de transfert permet de lier entre elles des institutions qui appliquent les différentes versions de la loi islamique, la charia, tout en respectant le code de valeur de chacune. À terme, aussi bien les investisseurs, les représentants que les institutions financières sortent gagnants de ce réseautage virtuel à l'intérieur duquel ils sont tous facilement en mesure de s'intégrer.

Une fintech basée à Londres et liée à l'industrie financière islamique, Yielders, a d'ailleurs été la première de son genre à être approuvée par les autorités réglementaires de Grande-Bretagne, en avril dernier, selon un article de Reuters.

La société offre aux investisseurs une exposition au marché immobilier avec un actif aussi bas que 100 livres (175 $).