PLANÈTE FINANCE – C'est aujourd’hui que débute le séminaire annuel des banquiers centraux, à Jackson Hole dans l'État du Wyoming aux États-Unis. Au menu : dévoilement des grandes orientations politiques monétaires des économies les plus puissantes du monde.



Le thème de la rencontre cette année est : « Favoriser une économie mondiale dynamique », rapporte le Monde.

C'est Janet Yellen, présidente de la banque centrale américaine (Fed), qui ouvre le bal vendredi matin. Les analystes évoqués par différents médias s'attendent à ce qu'elle confirme une troisième hausse des taux d'intérêt d'ici la fin de l'année et du même souffle, qu'elle mette la priorité sur la réduction de son bilan d'actifs.

Le discours du président de la banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, suscite plusieurs interrogations. Ce dernier, plutôt discret sur ses orientations, devrait se prononcer sur le calendrier de la diminution des achats d'obligations, qui culminent actuellement à environ 60 milliards d'euros par mois, selon ce que rapporte latribune.fr.

Ces achats, d'abord lancés par la Fed, faisaient partie des politiques mises en place après la crise financière de 2008 pour relancer les économies.

C'est ce calendrier qui suscite des réactions sur les marchés, puisque les décisions des grands patrons de la Fed et de la BCE auront un impact direct sur les liquidités disponibles sur les marchés financiers. Durant la période, la Fed a acheté pour 4 500 G$ américains pendant la crise, un volume colossal de titre qu'elle voudra possiblement diminuer.

Les grands argentiers du monde financier profiteront peut-être de la dynamisation récente des économies mondiales pour mettre fin à ces mesures, dont les objectifs étaient de relancer les prix, le crédit et l'activité.

Lundi prochain, les principales économies mondiales auront, peut-être, une idée des orientations économiques que les banques centrales prendront pour les années à venir, mais il est également possible que ces dernières, jugeant la reprise trop faible, s'en tiennent au statu quo.